REPUBLIQUE ARABE D’ÉGYPTE

SYMBOLES NATIONAUX

Carte de l'Egypte Porte-Drapeau Drapeau de l'Egypte

Drapeau

rouge : la révolution et les sacrifices du peuple
blanc : l'avenir radieux du pays
noir : les années révolues de l'oppression.
l'aigle de Saladin : Symbole traditionnel de l'unité arabe.

Emblème de l'Egypte

Emblème

Représente l'aigle de Saladin, Sultan fondateur de la dynastie ayyubide (1138-1193), qui réunit sous son autorité l'Egypte, le Hedjaz, la Syrie et la Mésopotamie). Ce dessin serait basé sur l'aigle sculpté sur un mur du Caire.
L'inscription sur le ruban est Jumhuriyat Misr al-Arabiya (République Arabe d'Egypte).

Devise

avant la révolution : la justice prime la force.
à la révolution : Unité, discipline, travail
Plus tard : Science et Foi
Depuis février 1976 : Silence et Patience, Liberté, Socialisme, Unité

Hymne national
de Sayed DARWISH

Traduction française

Biladi Ma Patrie

Chorus
Biladi Biladi Biladi
Laki Hubbi Wa Fuadi
Biladi Biladi Biladi
Laki Hubbi Wa Fuadi

Misr Ya Umm Al Bilad
Inti Ghayati Wal Murad
Wa 'Ala Kull Il 'Ibad
Kam Lineelik Min Ayadi.

Chorus

Misr Inti Aghla Durra
Fawq Gabeen Ad-dahr Ghurra
Ya Biladi 'Aishi Hurra
Wa As 'Adi Ragh-al-adi.

Chorus

Misr Awladik Kiram
Aufiya Yar'u-ziman
Saufa Takhti Bil-maram
Bittihadhim Wa-ittihadi.

Chorus
Ma patrie, ma patrie, ma patrie,
ma terre sanctifiée,
Ma patrie, ma patrie, ma patrie,
ma terre sanctifiée,

Il n'y a que toi qui a droit à mon amour loyal
Mère de la grande terre ancienne,
Mon souhait sacré et demande sacrée,
Tout devraient t'aimer, te craindre et te chérir,

Chorus

Ton Nil est généreux envers l'humanité,
Aucune main mauvaise ne peut te faire du mal ou te rendre mauvaise,
Aussi longtemps que tes fils libres seront forts,

Chorus

Ma patrie, ma patrie, ma terre sanctifiée, 
Il n'y a que toi qui a droit à mon amour loyal

Fête nationale

27 juillet

flèche

SITUATION GEOGRAPHIQUE DANS LE CONTINENT

État de la vallée du Nil, Officiellement République arabe d’Égypte, l’Égypte est un pays situé à la jonction de l’Afrique et de l’Asie.

Bordée par la mer Méditerranée au nord et la mer Rouge à l’est, l’Égypte s’étend à l’extrémité orientale de l’Afrique du Nord et se prolonge sur le continent asiatique par le Sinaï.

L’Egypte est limitée à l’ouest par la Libye, au sud par le Soudan et au Nord-Est par Israël et Gaza.

flèche

HISTOIRE

Vers 10000 avant J.-C., deux foyers de civilisation néolithique se développèrent au nord et au sud de l’Égypte.
Ménès vers 3100, unifia l’Égypte et fonda la première dynastie pharaonique et la ville de Memphis, future capitale de l’Ancien Empire (2780-2260).

temple d'Esna Sphinx

Temple d'EsnaSphinx

Pendant des siècles, l’Egypte va subir plusieurs courtes invasions alternant avec des périodes florissantes caractérisées par une politique d’expansionnisme (conquête de la région du haut Nil et de la Syrie par Thoutmès Ier et Thoutmès III), la tenue de grands travaux (édifices de Thèbes et de Nubie) mais également une grave crise religieuse (culte exclusif d’Aton institué par Aménophis IV).
Sous les derniers Ramsès, l’empire perd son unité et décline lentement. En 525, l’Égypte tombe sous le joug perse (525-332), puis sous celui sous celui des grecs (dynastie ptolémaïque, 323-30).

À la mort de Cléopâtre (30 avant J.-C.), l’Égypte devient une province romaine, qui entre dans l’Empire byzantin (395-639), avant de passer sous domination arabe en 642 et ce jusqu’en 1517. Pendant ce laps de temps, les arabes imposeront leur langue et leur religion aux égyptiens.

En 1517, l’empire ottoman envahit l’Egypte et participe à l’essor économique et culturel du pays tout en le protégeant d’autres invasions. Tout en demeurant sous suzeraineté ottomane, l’Egypte garde néanmoins une certaine indépendance sous les mamelouk. Mais livré à l’anarchie, le pays décline et est affaibli par épidémies de peste et la famine. Ce qui permettra aux britanniques et aux français de s’installer sur la côte.

Les français prennent l’ascendant sur les anglais et l’expédition de Bonaparte en 1798 ouvre le pays à l’influence de l’Occident. La domination française sera de courte durée. Ils seront chassés par une alliance anglo-ottomane.

 En 1805, Méhémet-Ali, général ottoman d’origine albanaise, après le retrait des troupes britanniques et la lutte entre mamelouk et ottomans pour le pouvoir, impose sa nomination comme pacha et entreprend de moderniser le pays.
 En 1840, le traité de Londres reconnaît l’hérédité de son titre et en 1867, son 3e successeur, Isma’il, devient khédive (souverain).

Le canal de Suez permettra à la Grande-Bretagne, d’asseoir sa domination sur l’Egypte en 1874 et ce jusqu’à son indépendance en 1922.
L’Angleterre conserve toutefois quelques privilèges militaires et le canal de Suez.

Suite à l’échec de la guerre contre Israël, le roi Farouk est renversé en 1952, par les «officiers libres», avec à leur tête le général Néguib.
En 1953 la république est proclamée et le lieutenant-colonel Nasser, remplaçant de Néguib impose, en 1954, une constitution instaurant un régime de type présidentiel, prévoyant la création d’un parti unique.

Elu officiellement président, il nationalise le canal de Suez en 1956 pour répondre au refus de l’Occident de financer le nouveau barrage d’Assouan.
Les États-Unis et de l’URSS font pression pour stopper l’intervention, israélienne puis franco-britannique qui suit.

Champion du non-alignement, Nasser tente de créer par deux fois une fédération arabe avec la Syrie, le Yémen puis l’Irak sans succès. Puis il se rapproche de l’URSS qui finance la construction du barrage d’Assouan.
En 1967, la fermeture du golfe d’Akaba provoque la «guerre des Six Jours» qui permet aux Israéliens d’occuper la province du Sinaï.

Nasser meurt subitement en 1970 et est remplacé par Anouar el-Sadate. Ce dernier conscient de l'échec de la politique socialiste menée par son prédécesseur, entreprend de se rapprocher des Occidentaux.
En 1972, il obtint ainsi le départ des conseillers militaires soviétiques.
En 1973, il amorce la reprise de la péninsule du Sinaï à Israël et la réouverture du canal de Suez.

En novembre 1977, il conclut avec le Premier ministre israélien M. Begin les accords de Camp David, qui aboutissent à la signature d’un traité de paix avec Israël (1979). Mais en même temps, il signe la rupture de son pays avec les autres pays arabes.

Sadate, est assassiné le 6 octobre 1981.

Son successeur, Mohamed Hosni Moubarak (réélu en 1987 et en 1993), poursuit la politique d’ouverture, tout en tentant de regagner la confiance des pays arabes et obtient la réintégration de l’Egypte en 1989 au sein de la Ligue arabe.
En 1991, l’Égypte participe à la coalition internationale contre l’Irak. Depuis, il doit faire face aux attentats islamistes violemment réprimés lorsque les auteurs sont connus.

Réélu en septembre 1999 Hosni Moubarak nomme Atef Ebeid, à la direction du gouvernement.
Le pays doit faire face aux difficultés économiques liées à une baisse importante de la fréquentation touristique et de la brusque flambée du dollar. Un plan de restructuration économique a été mis en œuvre.

Le président Hosni Moubarak a été proclamé vendredi vainqueur de la première présidentielle multipartite organisée en Egypte, avec 88,5 % des suffrages exprimés avec un faible taux de participation de 23%.
L’opposition, Ayman Nou, 40 ans (7,6% des suffrages) et Noamane Gomaa, 71 ans, chef du Wafd (2,9%) dénonce des résultats truqués.
Ceci est la première élection présidentielle directe de l’histoire de l’Egypte. Auparavant, le président était élu par référendum, après avoir été désigné comme candidat unique par le Parlement.

Mohamed Hosni Moubarak, réélu en 1987 et en 1993, s’efforce de poursuivre la politique d’ouverture de son prédécesseur, tout en tentant de regagner la confiance des pays arabes notamment en réintégrant en 1989 son pays au sein de la Ligue arabe.

En 1991, l’Égypte participe à la coalition internationale contre l’Irak. Sur le plan intérieur, le régime doit faire face, depuis 1992, à des attentats islamistes.

Hosny Moubarak est réélu en Septembre 2005 avec 89 % des voix pour un cinquième mandat, à l'issue de la première présidentielle multipartite du pays. Selon les estimations officielles Le taux de participation n’a pas dépassé les 23 %.

Les dernières élections législatives, tout en consacrant la supériorité du parti de Housni Moubarak, ont vu le succès de 88 candidats de la Confrérie des frères musulmans, en faisant ainsi la principale force d¹opposition parlementaire.
Là encore, la population ne s’est pas déplacée,  le taux de participation se situant aux environs de 25%.

flèche

RELIEF ET VEGETATION

Les deux tiers de l’Egypte sont le domaine du désert. Sa seule zone fertile est située le long de la vallée du Nil, le fleuve le plus long au monde, qui le traverse du nord au sud.

On distingue de manière générale trois régions naturelles. La plus importante est la vallée et permis le peuplement de cette région désertique.

La vallée du Nil n'occupe que 3,3 % du territoire mais abrite la quasi-totalité de la population et des richesses. C’est une bande de terre creusée et fertilisée depuis des milliers d’années par les crues régulières du Nil qui y dépose un riche limon noir charrié tout au long de son voyage depuis sa source lointaine. Large de 1 à 20 km selon les terres traversées, elle parcourt 1500 km de la frontière soudanaise en Haute Egypte jusqu'à la capitale Le Caire.

En aval, à quelques kilomètres au nord du Caire, le fleuve se ramifie en de nombreuses branches pour former un vaste delta marécageux : c'est le «plat pays» du Delta, ou Basse Égypte.

Le barrage d'Assouan dont la construction a nécessité des travaux titanesques d’un coût de plus de 6 milliard de France sur 8 ans, a créé un immense lac d’une surface d'environ 480 km de long et de 16 km de large baptisé lac Nasser en l'honneur du président égyptien Gamal Abdel Nasser. Ce lac artificiel a engloutit lors de sa création de nombreux villages implantés le long du Nil. Plusieurs sites archéologiques qui risquaient d'être inondés furent déplacés (en particulier le site d'Abou Simbel).

Le désert libyque ou désert occidental est un Vaste bassin sablonneux avec des plateaux peu élevés. L'élévation des dunes qui le recouvrent varie de 300 à 400 mètres. Le désert est traversé par une ligne de dépressions. Proches des nappes d'eau souterraines, ces dernières abritent une multitude d'oasis fertiles telle que celle d'El Kettara.

Le désert arabique ou désert oriental est un plateau relativement étroit qui s'étend jusqu'à la mer Rouge ainsi que sur l'ensemble de la péninsule du Sinaï. Il s'élève progressivement depuis le Nil pour faire place, le long de la mer Rouge, à une chaîne de montagnes culminant à 2 187 m. Les montagnes tombent par une côte abrupte sur la dépression de la mer Rouge et du golfe de Suez.

flèche

CAPITALE ET PRINCIPALES VILLES

Avec plus de 15  millions d'habitants, la capitale Le Caire est l'agglomération la plus grande du monde arabe et de l'Afrique.

Toutes les autres villes importantes se situent sur les côtes : Alexandrie, le grand port égyptien, (3,5 millions d'habitants), Al Mahalla al Kubra (400 000 habitants), et Port-Saïd (380 000 habitants), à l’entrée du canal de Suez, sont baignées par la Méditerranée. Suez (392 000 habitants) commande l’extrémité sud du canal.

flèche

POPULATION, LANGUES ET RELIGIONS

Avec 69,5 millions d'habitants en 2001, l’Égypte est le pays arabe le plus peuplé et le deuxième en Afrique après le Nigeria.

La formation du «peuple égyptien» remonte vers 3500 avant notre ère, lorsque des populations de souche chamito-sémitique s’établirent dans le pays. Cette population s’est enrichi des apports liés aux invasions qui marquèrent l’histoire du pays : les Libyens, les Grecs, les Romains, mais surtout les Arabes qui conquirent la région au VIIe. siècle de notre ère qui islamisèrent et arabisèrent la région.

Seule une petite minorité nubienne habitant depuis des millénaires les villages du sud de l’Égypte et du nord du Soudan a échappé à l’influence arabe.

La densité globale de 70 habitants au km² ne reflète pas la réalité qui est que 99% de la population se concentre sur moins de 4% de la superficie totale, soit une densité dans les zones peuplées de 1 683 au km².

L’espérance de vie est de 65 ans.

Les langues parlées sont l’arabe à 97% et qui est aussi la langue officielle, l’anglais et le français.

94% des égyptiens sont musulmans. Le reste se partage entre la religion copte et la religion chrétienne.

flèche

CLIMAT

À l’exception de la bordure littorale qui s’inscrit dans la zone climatique méditerranéenne, l’Égypte est soumise au climat tropical aride, caractérisé par une saison chaude, de mai à septembre, et une saison fraîche, de novembre à mars. L'air y est sec, et les pluies même sur les bords de la Méditerranée sont extrêmement rares.

Le long de la côte Méditerranéenne, le climat se tempère avec une variation des températures d’un maximum de 37,2° à un minimum de 13,9°. Région la plus humide du pays, les précipitations sont cependant peu abondantes (Alexandrie 240 mm, Port Saïd 80 mm).

Dans les régions désertiques, les pluies régulières sont à peu près inconnues. Assiout ne reçoit que 2 mm de pluie par an. Dans certaines parties désertiques, la pluie peut ne tomber que tous les cinq ou dix ans.
L’amplitude thermique y est particulièrement marqué (jusqu’à 45,6° le jour et la nuit de 5,6° à 0° en l’hiver).

Un vent de sable sec, le khamsin, est fréquent au printemps. Il peut atteindre 150 km/heure et la température peut rapidement s'élever de 20° C.

flèche

AGRICULTURE ET ELEVAGE

L’agriculture, qui correspond à 20% du PIB, occupe 40% des actifs. Autrefois concentré dans les mains de 6% de propriétaires, les surfaces agricoles ont été redistribuées aux paysans de bases par le gouvernement de Nasser.

Toutefois, l’agriculture ne couvre que 60% des besoins alimentaires du pays. Aussi les autorités entent sans cesse d’accroître la surface agricole au-delà de l’étroite vallée du Nil ainsi que les rendements, par le défrichement, le développement de l’irrigation ainsi que par la mécanisation et l’usage des engrais.

Le blé, le maïs et le coton, culture d’exportation, occupent 70 % des surfaces cultivées.

On cultive aussi des agrumes, des pommes de terre et des oignons.

Si le barrage d’Assouan a permis l’irrigation de 3 500 000 hectares de terres, il a cependant eu des effets pervers : les terres de Basse Égypte ne sont plus fertilisées par les crues du Nil et souffrent d’une remontée des eaux salées. Enfin les parasites se multiplient.

L’élevage est très peu développé. En revanche grâce aux eaux très poissonneuses du Nil, des lacs du delta et de la mer Rouge, la pêche est très développée et la production ne cesse d’augmenter d’année en année.

flèche

INDUSTRIES ET MINES

On y trouve du pétrole qui est le premier produit exporté avec une production annuelle de 44,5 millions de tonnes.

Celle de gaz naturel était d’environ 12 milliards de mètres cubes. On espère néanmoins augmenter la production de gaz avec l’exploitation de cinq nouveaux champs gaziers dans la Mer Méditerranée.

Depuis 1991, le minerai d’uranium est extrait des gisements proches d’Assouan.

L’industrie égyptienne réalise 21% du PIB et emploie 19% de la population active.

La plus grande partie de l’activité industrielle se situe aux environs du Caire et d’Alexandrie.

Autrefois premier secteur industriel, le textile est passé à la troisième place après l’industrie agroalimentaire (25%) et par l’industrie chimique (hydrocarbures et engrais).

Le secteur le plus lucratif reste le tourisme avec des revenus deux fois plus importants que le pétrole.

flèche

ECONOMIE

L'Egypte tire ses revenus du pétrole et du gaz naturel, du tourisme, du péage du Canal de Suez, de la production de coton et de son industrie de transformation.

flèche

MONNAIE

La monnaie égyptienne est la livre égyptienne, divisible en 100 piastres.