Roniers du Gaya

Roniers du Gaya
(avec l'aimable autorisation de Christian Poffet)

Le Niger peut se diviser en trois zones.

Les ¾ de son territoire se situe dans le Sahara. Autrefois baignée par de grands fleuves, c’est une région de montagnes où la végétation est rare, hormis dans quelques oasis et autour des points d’eau.
Le massif de l’Aïr (400 km sur 250 km environ) domine la région. Il est formé de montagnes entaillées de vallées culminant au mont Gréboun (1 944 m).
Plus à l’est, après Ténéré et le grand erg (désert de sable) se dresse le massif du Djado (mont Toummo, 1 022 m).

Isolé dans une grande pénéplaine de sable, le massif de Termit marque la limite entre le désert et le Sahel.
Le désert est totalement dépourvu de végétation dans les ergs et le Ténéré.
Dans l’Aïr, on trouve quelques oliviers et cyprès.
L’antilope addax, la gazelle et l’autruche y étaient autrefois nombreuses.

Le Centre-Sud fait partie du Sahel. C’est une zone semi-aride, à l’herbe rase parsemée d’arbustes et d’épineux (acacias et petites graminées) insuffisants pendant la saison sèche pour assurer la subsistance des troupeaux.
Secs le reste de l’année, les dallols (Dallol Bosso, Dallol Maouri), larges vallées des anciens affluents sahariens du Niger, se remplissent de mares et verdissent pour quelques semaines au grand bonheur des troupeaux de bovins des Peul et des Touareg, fragilisés par les épreuves de la longue saison sèche. C’est l’époque de la « cure salée ».

Le Sud, situé en zone de savane, est la seule région fertile. La vallée du fleuve Niger (550 km dans la république du Niger) est propice pour la culture de produits alimentaires.
On y trouve des savanes arbustives où les hautes herbes côtoient de grands arbres comme le baobab, le tamarinier ou le fromager.
Dans les parcs protégés, on trouve des buffles, des antilopes, des éléphants et des lions ou encore des girafes au sud de Niamey.
Les hippopotames sont nombreux dans le fleuve Niger au nord de Niamey et jusqu’à la frontière du Mali.
Le bœuf kanouri, doté de grosses cornes qui lui servent de flotteurs, peuple les rives et les îles du lac Tchad.