DIAKADI / Afrique de l'Ouest / Mauritanie

Nouakchott est une ville jeune, créée de toutes pièces à la fin des années 50. Elle a été choisie comme capitale de la Mauritanie à l’indépendance, après avoir été le chef lieu du territoire de la Mauritanie à partir de 1957.

C’était un petit oasis transformé en poste militaire par les français pour surveiller la route commerciale Maroc-Sénégal et qui ne comptait que 500 âmes.
Ce territoire quasiment inhabité, fut choisi à l’indépendance pour sa neutralité, parce qu’il n'appartenait à aucune tribu et toute revendication ultérieure était ainsi évitée. C’était en effet un territoire inhospitalier et dangereux : pas d'eau à proximité, une côte avec de dangereux courants, des sebkhas (Lac salé temporaire) et en grande partie inondable.

La ville s'est développée, après l'indépendance (1960) et dans les années 1980, par l'arrivée de nomades fuyant la sécheresse.
Elle comptait en 2003, 600 000 habitants.

Les principales villes sont :
- Zouérate : Établie au nord de la kedia d’Idjil (la « montagne de fer »), dans le désert du Tiris, cette ville est le grand centre minier de la Mauritanie créée, pour permettre l’exploitation, commencée en 1963, des importants gisements de minerai de fer de la kedia d’Idjil.
- Nouadhibounoua : ancienne escale de l'Aéropostale de Latécoère, du temps des pionniers de l'aéronautique, entre les deux guerres mondiales, c’est une ville du nord-ouest de la Mauritanie en bordure de l’océan Atlantique.
L’essentiel de son économie repose sur la pêche et les industries associées.
Depuis la construction d’une route, inaugurée début 2005, reliant dorénavant Nouadhibou à Nouakchott et à la frontière sud du Sahara occidental administré par le Maroc, la ville attire de plus en plus de migrant africains tentant de rejoindre les îles Canaries.
- Kaédi. Située sur la rive droite du fleuve Sénégal, Kaédi est la principale ville du sud mauritanien. Elle est reliée à Saint-Louis du Sénégal et à Kiffa, en Mauritanie.
Son économie est essentiellement agricole.

Les anciennes villes caravanières, autrefois riches et peuplées, Chinguetti, Ouadane, Tichit, Oualata, se meurent depuis la fin du commerce transsaharien.