DIAKADI / Afrique de l'Ouest / Guinée Bissau

Histoire précoloniale

L’histoire de la Guinée-Bissau est mal connue mais on sait qu’elle faisait partie de l'empire du Mali avant que la moitié nord du pays ne soit dominée au XVIe siècle par le royaume du Gabu.

La colonisation portugaise

L’exploration de la côte menée par le navigateur Nuno Tristão, incita les Portugais à établir des comptoirs commerciaux (notamment d’esclaves destination des plantations du Brésil) dès la seconde moitié du XVe siècle.

Placée sous l'autorité des îles du Cap Vert et convoitée par les britanniques et les français, la Guinée Bissau devient finalement colonie portugaise en 1879. Les portugais se lancèrent alors dans la conquête de l'intérieur non sans rencontrer une violente résistance qui perdura jusque dans les années 1920.

La lutte pour l'indépendance

La lutte pour l'indépendance fut menée par le PAIGC (Parti africain pour l'indépendance de la Guinée et du Cap-Vert), mouvement nationaliste unitaire fondé en 1956 par Amilcar Cabral, et rassemblant intellectuels et populations du continent et de l'archipel des îles du Cap-Vert.

Le Portugal se cramponne à ses colonies et refuse catégoriquement d’envisager l’indépendance. Aussi Cabral décide de mener une lutte armée et prend le contrôle d’une grande partie du pays. Son assassinat en 1973 ne marqua pas la fin de la guérilla. Bien au contraire. Sous la direction du frère de Amilcar Cabral, Luis, le PAIGC négocia et obtint l’indépendance de la Guinée Bissau et du Cap-Vert avec le Portugal qui venait lui-même de connaître la révolution des œillets.
Luis Cabral devint le premier président de la république de Guinée Bissau.

De l'indépendance à nos jours

Le renversement de Luis Cabral en 1980 par un coup d'État militaire fomenté par son Premier ministre, João Bernardo Vieira, entraîna la rupture de la Guinée-Bissau avec le Cap-Vert (dont les frères Cabral étaient originaires). Ce dernier, abandonnant le marxisme-léninisme, renoue les relations avec le Portugal et essaie d’ouvrir la Guinée-Bissau sur le libéralisme mais le pays reste toujours en proie aux mauvaises conjonctures économiques et à l’instabilité politique.

En 1998, une violente rébellion menée par le général Ansumane Mané, chef d'état-major des armées, limogé pour négligence dans une affaire de trafic d'armes, éclatera et laissera le pays dans l’impasse pendant de nombreux mois malgré l’intervention des pays frontaliers et de l’ancienne colonie dans un processus de paix.

Obligé de démissionner en 1999, João Bernardo Vieira sera remplacé par Malam Bacaï Sanha chargé d’assurer l'intérim de la présidence jusqu'aux prochaines élections générales.

Élu à la tête de l'État en février 2000, Kumba Yala nomma Caetano Intchama à la direction du nouveau gouvernement. Ce dernier fut limogé en mars 2001 et remplacé par Faustino Fudut Imbali.

Le 14 septembre 2003, Faustino Fudut Imbali est renversé sans violence par un coup d'Etat du général Verissimo Seabra Correia. Henrique Rosa est nommé chef de l'Etat.

Le 9 août 2005, rentré d’un exil de 6 ans au Portugal après le coup d’état qui l’avait renversé après plus de 18 ans de pouvoir, et après avoir demandé publiquement "pardon" à son peuple et à son pays, l'ancien dictateur Joao Bernardo "Nino" Vieira, est de nouveau élu président de la république.

Le 1er Mars 2009, le chef d'état-major des forces armées, le général Tagmé Na Waié, est tué dans un attentat à la bombe. Le président Joao Bernardo Vieira, qui aura gouverné le pays pendant vingt- trois ans, est assassiné à son tour, le 2 mars 2009, par des hommes en armes.

Conformément à la Constitution, le Président du Parlement Raimundo Perreira a été investi Président intérimaire de la République.
Les élections présidentielles qui se sont déroulées en mai 2009, ont vu la victoire de Malam Bacai Sanhá, candidat officiel du PAIGC, parti historique du pays.