RÉPUBLIQUE DE GUINÉE BISSAU

SYMBOLES NATIONAUX

Carte de la Guinée Bissau Porte-Drapeau Drapeau de la Guinée Bissau

Drapeau

s'inspire du drapeau ghanéen
l'étoile noire : rôle du Parti Africain pour l'Indépendance de la Guinée et du Cap-Vert (PAIGC) auquel revient le mérite d'avoir mené à bien la lutte contre la tutelle coloniale portugaise.  (forêts, savanes, etc...) des principales régions de Guinée-Bissao.
bande rouge : sang des combattants de la liberté
bande jaune : or des côtes
bande verte : forêt et terres fertiles

Emblème de la Guinée

Devise

Unité, lutte, progrès

Hymne national

Traduction française

É PATRIA AMADA C'est notre patrie bien-aimée

Sol, suor e o verde e mar,

Séculos de dor e esperança
Esta é a terra dos nossos avós!
Fruto das nosas mãos,
Da flôr do nosso sangue:
Esta é a nossa pátria amada.

CHORUS
Viva a pátria gloriosa!
Floriu nos céus a bandeira da luta.
Avante, contra o jugo estrangeiro!
Nós vamos construir
Na patria immortal
A paz e o progresso!
Nós vamos construir
Na patria immortal
A paz e o progresso! paz e o progresso!

Ramos do mesmo tronco,
Olhos na mesma luz:
Esta é a força da nossa união!
Cantem o mar e a terra
A madrugada eo sol
Que a nossa luta fecundou.

Le soleil, douceur, feuillage et mer,
Des siècles de douleur et d’espoir ;
C'est la terre de nos ancêtres.
Fruit de nos mains
Et la fleur de notre sang. C'est notre pays bien-aimé.

Refrain
Longue vie à  notre pays glorieux !
La bannière de notre lutte
A flotté dans les cieux.
Expédier, contre le joug étranger !
Nous allons établir la paix et progresser
Dans notre pays immortel !
Paix et progrès dans notre pays immortel !

Congés officiels

1er janvier : le Nouvel An
20 janvier : la journée nationale des Héros
8 mars : la journée internationale des Femmes
1er mai : la fête internationale du Travail
3 août : la journée des Martyrs du colonialisme
24 septembre : la fête de l'Indépendance
14 novembre : la fête du Réajustement
25 décembre : Noël
Fêtes nationales musulmanes : la fête marquant la fin du ramadan et le Tabaski, quarante jours plus tard.
flèche

SITUATION GEOGRAPHIQUE DANS LE CONTINENT

La Guinée-Bissau, officiellement république de Guinée-Bissau, est un pays d’Afrique de l’Ouest. Elle a une superficie totale (les 60 îles comprises) de 36 125 km².

Ouvert à l’ouest sur l’océan Atlantique, ce pays est frontalier au nord du Sénégal, à l’est et au sud de la Guinée.
flèche

HISTOIRE

L’histoire de la Guinée-Bissau est mal connue mais on sait qu’elle faisait partie de l'empire du Mali avant que la moitié nord du pays ne soit dominée au XVIe siècle par le royaume du Gabu.

L’exploration de la côte menée par le navigateur Nuno Tristão, incita les Portugais à établir des comptoirs commerciaux (notamment d’esclaves destination des plantations du Brésil) dès la seconde moitié du XVe siècle.

Placée sous l'autorité des îles du Cap Vert et convoitée par les britanniques et les français, la Guinée Bissau devient finalement colonie portugaise en 1879. Les portugais se lancèrent alors dans la conquête de l'intérieur non sans rencontrer une violente résistance qui perdura jusque dans les années 1920.

La lutte pour l'indépendance fut menée par le PAIGC (Parti africain pour l'indépendance de la Guinée et du Cap-Vert), mouvement nationaliste unitaire fondé en 1956 par Amilcar Cabral, et rassemblant intellectuels et populations du continent et de l'archipel des îles du Cap-Vert.

Le Portugal se cramponne à ses colonies et refuse catégoriquement d’envisager l’indépendance. Aussi Cabral décide de mener une lutte armée et prend le contrôle d’une grande partie du pays. Son assassinat en 1973 ne marqua pas la fin de la guérilla. Bien au contraire. Sous la direction du frère de Amilcar Cabral, Luis, le PAIGC négocia et obtint l’indépendance de la Guinée Bissau et du Cap-Vert avec le Portugal qui venait lui-même de connaître la révolution des œillets.
Luis Cabral devint le premier président de la république de Guinée Bissau. Son renversement en 1980 par un coup d'État militaire fomenté par son Premier ministre, João Bernardo Vieira, entraîna la rupture de la Guinée-Bissau avec le Cap-Vert (dont les frères Cabral étaient originaires). Ce dernier, abandonnant le marxisme-léninisme, renoue les relations avec le Portugal et essaie d’ouvrir la Guinée-Bissau sur le libéralisme mais le pays reste toujours en proie aux mauvaises conjonctures économiques et à l’instabilité politique.

En 1998, une violente rébellion menée par le général Ansumane Mané, chef d'état-major des armées, limogé pour négligence dans une affaire de trafic d'armes, éclatera et laissera le pays dans l’impasse pendant de nombreux mois malgré l’intervention des pays frontaliers et de l’ancienne colonie dans un processus de paix.

Obligé de démissionner en 1999, João Bernardo Vieira sera remplacé par Malam Bacaï Sanha chargé d’assurer l'intérim de la présidence jusqu'aux prochaines élections générales.

Élu à la tête de l'État en février 2000, Kumba Yala nomma Caetano Intchama à la direction du nouveau gouvernement. Ce dernier fut limogé en mars 2001 et remplacé par Faustino Fudut Imbali.

Le 14 septembre 2003, Faustino Fudut Imbali est renversé sans violence par un coup d'Etat du général Verissimo Seabra Correia. Henrique Rosa est nommé chef de l'Etat.

Le mardi 9 août 2005, l'ancien dictateur Joao Bernardo "Nino" Vieira a été déclaré vainqueur de l'élection présidentielle en Guinée-Bissau. Le patron de la commission, Al-Hadje Malam Mané, a annoncé dans la capitale, Bissau, que M. Vieira avait récolté, lors du scrutin du 24 juillet, 52% des suffrages, contre 48% pour M. Malam Bacai Sanha.

En avril 2005, rentré d’un exil de 6 ans au Portugal après le coup d’état qui l’avait renversé après plus de 18 ans de pouvoir, Joao Bernardo Vieira avait demandé publiquement "pardon" à son peuple et à son pays. 

Bien que le second tour de la présidentielle a été jugé "libre", "transparent" et "démocratique" par les observateurs internationaux déployés dans le pays, Mr Sanha a affirmé que l'élection avait été entachée de fraudes et qu'il ferait appel des résultats devant la Cour suprême.
flèche

RELIEF ET VEGETATION

Un tiers du territoire de la Guinée-Bissau est constitué par les îles (Archipel de Bigasso) et, sur le continent, par une plaine côtière marécageuse.

Le pays est plutôt plat sauf le sud-est qui culmine à 360 m d’altitude.

La côte atlantique est une plaine envahie par l'océan, couverte par la forêt dense. L’océan pénètre profondément à l’intérieur des terres (jusqu’à 100 km) et a crée de larges estuaires bordés de mangrove jusqu’à l’embouchure des principaux fleuves, les ríos Cacheu, Geba, Corubal et Cafet. Aux alentours, la végétation est très touffue.

L'intérieur du pays est formé de plateaux couverts de savanes arborées.

La Guinée-Bissau est parcourue de nombreuses rivières et les navires de faible tirant d'eau peuvent remonter jusqu'aux villes situées sur le cours inférieur des fleuves constituant ainsi le principal moyen de transport.

Les îles ont le même climat et la même végétation que la côte atlantique.
flèche

CAPITALE ET PRINCIPALES VILLES

La Guinée-Bissau a pour capitale Bissau, le plus grand centre urbain. Cette ville du centre-ouest est située à proximité de l'embouchure du fleuve Gêba. C’est également le principal port du pays.

La Guinée-Bissau est découpée en huit régions et un secteur autonome, Bissau.

Les villes, peu développées, abritent seulement 23% de la population.

Le pays dispose de deux autres ports, Cacheu et Bolama. Bafata est la plus grande ville de l’intérieur du pays avec 15 000 habitants.
flèche

POLITIQUE

En 1975, le Parti africain pour l’indépendance de la Guinée et du Cap-Vert (PAIGC) devient le seul parti unique et instaure en 1991 le multipartisme. Le 7 août 1994, João Bernardo Vieira (déjà au pouvoir en 1984) remporte les premières élections pluralistes.

L'Assemblée nationale populaire (ANP) adopte le 7 juillet 1999 une nouvelle Constitution qui abolit la peine de mort, limite à 5 ans le mandat présidentiel, et mentionne que les principales fonctions de l'État ne seront occupées que par des candidats Bissau-Guinéens.
flèche

POPULATION, LANGUES ET RELIGIONS

Le pays comptait en 2001, à 1 315 822 habitants, dont près de 20 % au sein de Bissau, la capitale, soit une densité assez faible de 36 habitants au km2.

On compte une vingtaine de groupes ethniques dont cinq principaux. Ce sont : les Balantes (30 %), les Fula (20 %), les Mandjaques (15 %), les Mandingues (13 %) et les Pepels (8 %).

La langue officielle est le portugais, mais en réalité il n’est pratiqué que par l’élite de la population et est le plus souvent limité à l’écrit.
La langue la plus utilisée est le crioulo, un créole à base de portugais et de langues nigéro-congolaises du pays. Parlée par la population en général, on l’utilise de manière informelle dans les administrations et même à l’école.
De façon générale, les Bissau-Guinéens parlent d’abord leur langue maternelle, puis le crioulo, et s'ils sont instruits le portugais.

On constate également une percée du français chez les Bissau-Guinéens instruits essentiellement parce que c'est la langue officielle de tous les pays voisins avec lesquels ils entretiennent des liens culturels et économiques importants.

65% de la population pratique les religions africaines traditionnelles. On compte également 30% de musulmans en particulier les Peul et les Malinké et 5% de chrétiens.
flèche

CLIMAT

Située à égale distance entre le tropique du Cancer et l'équateur, la Guinée-Bissau a un climat de type tropical, chaud et humide. La température, d’une saison à l’autre, varie peu et se maintient toute l’année entre 24 C et 29 C.

Il existe deux saisons :
- la saison des pluies s'étend de juin à novembre avec des précipitations variant de 1500 mm dans l'intérieur du pays au nord-ouest à 2600 mm sur la côte au sud.
- la saison sèche dure de décembre à mai.

La Guinée-Bissau est soumise aux irrégularités pluviométriques et appartient au Comité inter États de lutte contre la sécheresse au Sahel (CILSS).
flèche

AGRICULTURE ET ELEVAGE

L'agriculture, essentiellement tournée vers les cultures vivrières, est le moteur de l’économie bissau-guinéenne. Le riz et le maïs forment l'alimentation de base de la population.

La noix de cajou (30 000t) est la première culture d'exportation, de même que la noix de coco, que l’on trouve sur les îles et la côte. Vient ensuite l'arachide qui est surtout cultivée dans le centre du pays. C’est aussi un aliment de base dans tout le pays, utilisé pour accommoder des sauces, de la viande ou du riz.

La Guinée-Bissau a beaucoup développé ces dernières années la culture des céréales mais le milieu et le climat rendent aléatoire la récolte. En conséquence, les fermiers sont nombreux à diversifier leurs cultures pour s'assurer une ou deux récoltes.

L’industrie de la pêche, qui s’est rapidement développée, représente l’une des principales sources de recettes de l'État (46%), mais le potentiel est limité.

À l’intérieur du pays, l’élevage de bovins, de caprins et de porcins constitue également une activité agricole importante.
flèche

INDUSTRIES ET MINES

L’industrie qui ne représente que 15% du PIB, se limite à la transformation de matières premières et à la fabrication de produits de consommation courante.

La Guinée-Bissau est riche en bois durs tropicaux qui ne sont guère valorisés. Les gisements de bauxite, de phosphate, de zinc, de cuivre et de pétrole offshore ne sont pas encore exploités.
flèche

ECONOMIE

Le pays est pauvre, son produit intérieur brut ne représentant que 199 millions de dollars en 2001.

Pour payer sa dette extérieure brute qui est de l’ordre de 894 millions de dollars, le pays reçoit le soutien du Fonds monétaire international (FMI) et de la Banque mondiale. Cette aide favorise l’augmentation du PIB (6,3 % en 1994). 

Les exportations sont agricoles à 98 % et n’ont représenté, en 2000, qu’une valeur de 53 millions de dollars tandis que les importations se sont élevées à 75 millions de dollars. Elles constituent principalement l’exportation de produits alimentaires, de combustibles, de machines et matériels de transport, et de biens manufacturés.

La Guinée-Bissau rentre dans la zone franc le 31 mars 1997 entraînant une inflation des prix.
flèche

MONNAIE

La monnaie de la Guinée-Bissau est le franc CFA.