L'histoire ancienne de la Guinée est peu connue. On sait cependant que pendant près de trente mille ans, des populations diverses se sont succédées sur le territoire actuel de la République de Guinée. Ainsi elle fut envahie tour à tour par l’Empire Mandingue au Xème et XIème siècle, puis l’Empire du Mali au XIV ème siècle et enfin de l’Empire Songhaï jusqu’au XIXème siècle.

Les Portugais furent les premiers, au XVe siècle, à longer les côtes de la Guinée et à entrer en contact avec les populations. Ils installèrent des comptoirs pour le commerce de l'or, de l'ivoire et la traite des esclaves. Ils furent bientôt supplantés par les Britanniques et les Français.

Le 17 décembre 1891 un décret annonce la création de la Guinée Française mais ce n'est qu'en 1899 que ses limites sont fixées par rapport aux colonies voisines.

Officiellement la Guinée Française est constituée et pacifiée. En réalité, si les Français s'implantèrent assez facilement sur la côte et dans le Fouta Djallon, en haute Guinée, en revanche ils se heurtèrent à de vives résistances. Les troupes françaises durent livrer de durs combats contre Mahmadou Lamine, puis contre Samory Touré, un commerçant mandingue qui constitua un empire en haute Guinée, avec Bissandougou pour capitale. Converti à l'islam en 1880, il élevât une immense armée qu'il équipa de fusils fabriqués par les forgerons locaux et entreprit de conquérir et d’islamiser les régions voisines.

La région ne fut totalement «pacifiée» qu'en 1912.

Les français ont entreprit de développer et d’industrialiser la région avec notamment la construction du port de Conakry et confia l’exploitation des richesses du pays à des compagnies privées.

Le nationalisme guinéen prit de l'ampleur après la Seconde Guerre mondiale et plusieurs partis politiques se constituèrent.

Comprise depuis 1904 dans la Fédération d'Afrique Occidentale Française la colonie de la Guinée Française devint en 1946 un «Territoire d'Outre-mer».

Sékou Touré prit la direction du Parti démocratique de Guinée (PDG), en 1952. À la suite de la loi-cadre de 1956 et de la victoire éclatante du PDG aux élections territoriales de 1957, Sékou Touré fut élu président du Conseil. Il lance alors une campagne d’opposition au projet d’intégration dans la Communauté française proposée par le Président de la République française de l’époque, le Général Charles De Gaulle.

L'administration coloniale s'efforça par tous les moyens de briser la contestation.

Lors du référendum du 28 Septembre 1958 sur la Communauté française, la Guinée suivit la consigne prônée par Sékou Touré et vota «non» à 94,4 % des voix. Seule colonie française à voter ainsi la Guinée demanda son indépendance immédiate qu’elle proclama le 2 octobre 1958.

Premier président de la Guinée, Sékou TOURE, à l’origine très populaire, mit en place un régime dictatorial à parti unique. Il essuya plusieurs tentatives de coup d’Etat qui furent suivies de répressions impitoyables.

Sa mort subite, le 26 mars 1984 permit, après un coup d'Etat militaire, de porter au pouvoir le Général Lansana CONTE qui resta 24 ans au pouvoir.