
bande rouge : le soleil
bande bleue : avec lisérés blancs : la rivière Gambie
bande verte : les champs

Les outils agricoles représentés dans le bouclier sont une hache et une binette. Ils indiquent que la prospérité future de la Gambie dépend de l'agriculture.
Lions : majesté et dignité du peuple gambien.
Au-dessus du casque : palmier à huile
Progrès, Paix, Prospérité.
Hymne national |
Traduction française |
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| For The Gambia, our homeland | Pour La Gambie, notre patrie |
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1er janvier : le jour de l'An
18 février : la fête de l'Indépendance
Pâques (y compris le Vendredi saint)
1er mai : la fête du Travail
25 décembre : Noël
Fêtes musulmanes dépendant du calendrier lunaire : Eid-ul-Fitr, fête de trois jours marquant la fin du ramadan, Aïd-al-Kebir (fête du Sacrifice) et Mauloud-el-Nabi, anniversaire de la naissance de Mahomet.

La Gambie, située dans la zone sahélienne de l’Afrique de l’Ouest, est totalement enclavée à l’intérieur du Sénégal, à l’exception de ses quelques 70 kilomètres de côtes sur l’océan Atlantique.
La Gambie est petit pays de 11 295 km2. Le pays s'étend de part et d'autre du fleuve Gambie sur une longueur de 320 km, et la frontière avec le Sénégal est à 20-50 km de chaque côté du fleuve.

En 1455, des Portugais établirent des comptoirs commerciaux le long du fleuve, à partir desquels sera organisée la traite des Noirs.
En 1816, les Britanniques achetèrent l’île de Banjul au souverain d’un royaume local et fondèrent la ville de Bathurst, devenue Banjul.
La France tenta vainement de récupérer l’enclave afin de réunir en un seul territoire le Sénégal et la vallée inférieure de la Gambie.

Banjul
(avec l’aimable autorisation de Bernard Cloutier)
La frontière de la Gambie actuelle fut fixée en 1889 par un accord avec la France.
La région devint protectorat britannique en 1894 et bénéficia d’un régime d’administration indirecte, qui maintenait le pouvoir des chefs locaux. Mais, ce n’est qu’après la Seconde Guerre mondiale que furent formés les premiers cadres autochtones aux fonctions administratives. Ils créèrent des partis politiques dans les années 1950, et, en 1960, furent organisées des élections à l’échelle nationale. La Gambie devint indépendante le 18 février 1965, avec pour Premier ministre sir Dawda Kaibara Jawara.
Jawara oeuvra pour l’instauration d’un régime républicain et en 1970, la Gambie devint une république à l’issue d’un référendum populaire. Jawara fut élu 1er président de la Gambie.
Suite à des émeutes sanglantes, notamment celle de 1981 où 500 personnes furent tuées dans une tentative de coup d’État, le Sénégal intervint militairement par deux fois.
L’année suivante, le Sénégal obtenait la création d’une confédération de Sénégambie, présidée par le président sénégalais Abdou Diouf, Dawda Kaibara Jawara en étant le vice-président. Cette confédération n’eut guère de suites tangibles, tant au point de vue économique que politique si bien qu’elle fut dissoute en 1989. Toutefois les deux pays conclurent un traité d’amitié en 1991.
Le 22 juillet 1994, Dawda Kaibara Jawara est chassé de la tête du pays par un coup d’état militaire mené le capitaine Yahya Jammeh. Ce dernier met en place un Conseil provisoire de gouvernement militaire placé sous son contrôle.
Sous la pression internationale notamment celle de l’ancien colonisateur, la Grande-Bretagne, la suspension de l’aide internationale qui représentait le quart du revenu national gambien, et l’aggravation de la situation économique du pays, Jammeh organise des élections pluralistes en 1996.
Le 8 août 1996, une nouvelle Constitution est approuvée par 70% des électeurs et le 26 septembre Yahya Jammeh remporte l’élection présidentielle avec 56% des voix. Mais le scrutin est entaché d’irrégularité et un grand nombre de partis d’opposition a été privé de la possibilité de se présenter à ces élections.
En janvier 1997, les élections législatives donnent la majorité au parti de Yahya Jammeh, l’Alliance patriotique pour la réorientation et la construction (APRC), l’opposition ne remportant que dix sièges.
Malgré la suspension des aides internationales, cette relative stabilité de la situation politique permet une amélioration de la situation économique notamment grâce à la reprise de l’activité touristique. Mais cela reste fragile.
En 2000, à la suite de diverses tentatives de coup d’état, le régime de Jammeh se durcit : plusieurs manifestants étudiants sont tués par les forces de l’ordre lors des émeutes, le pouvoir exécutif est renforcé suite à des amendements à la Constitution et pour finir en 2001 une loi amnistie les pompiers qui ont violemment réprimé les manifestations étudiantes.
Quelques mois avant l’élection présidentielle d’octobre 2001, le décret 89, qui interdisait depuis 1996 toute activité politique aux partis existant avant le coup d’État, est abrogé. L’avocat Ousainou Darboe, adversaire de Yahya Jammeh, lors des précédentes élections présidentielles, est choisi pour être à la tête d’une coalition de trois partis d’opposition, le Parti démocratique uni (UDP), dont il est le leader, le Parti progressiste du peuple (PPP), de l’ancien président Dawda Jawara, et le Parti du peuple de Gambie (GPP).
Yahya Jammeh est réélu dès le premier tour de scrutin avec 52,8%des voix contre 32,9% pour Ousainou Darboe.

De relief plat avec une altitude maximale d'environ 60 m, la Gambie est située sur la côte atlantique au coeur de l'Afrique occidentale. Le pays est sujet à la désertification.
Le fleuve Gambie, le seul du pays, prend sa source dans le massif du Fouta Djallon en Guinée et se jette dans l’Atlantique. Il donne son nom au pays.

Bakau
(avec l’aimable autorisation de Bernard Cloutier)
Près de l'embouchure du fleuve, le pays est large de plus de 48 kilomètres mais au fur et à mesure que l'on rentre dans les terres, la largeur diminue à 24 kilomètres.
Les rives des côtes et du fleuve consistent en grande partie de marais de palétuvier longeant un plateau de grès tertiaires. Au nord et au sud de l’embouchure de la Gambie, la côte sableuse est bordée de lignes parallèles de dunes qui portent des peuplements littoraux d’arbustes et de broussailles.
La partie basse du fleuve a des rives abruptes qui sont couvertes de forêt tropicale.
A l’ouest du fleuve, le relief vallonné est constitué de collines sablonneuses que séparent des plaines basses et sableuses. A l’Est, les terres sont plus élevées entre les affluents de la Gambie.
Loin du fleuve, on trouve des prairies boisées.
On trouve dans ces paysages une grande variété d'arbres tels que l'acajou, le bois de rose, le palmier à huile et le caoutchouc.

La Gambie a pour capitale Banjul, port située à l'entrée de l'estuaire du fleuve Gambie. Elle est le centre économique et administratif du pays.
La Gambie est divisée en six régions administratives, à savoir les districts de l’Ouest, de la Rive nord, du Fleuve central, du Fleuve supérieur et du Fleuve inférieur, et le district du Grand Banjul (district de la capitale).

La Gambie est une république au régime parlementaire, membre du Commonwealth.
Le Président est élu au suffrage universel direct pour un mandat de cinq ans; la constitution ne limite pas le nombre des mandats.
Le Président est chef de l'État et commandant en chef des forces armées.
Le pouvoir exécutif est exercé soit directement par le Président, soit indirectement par le Cabinet. Ce dernier est nommé par le Président et se compose du Vice-président, de 15 ministres au maximum et du Procureur général.
Le Pouvoir législatif est exercé par une Assemblée nationale unicamérale : la Chambre des représentants qui comprend 49 députés, dont 45 sont élus au suffrage universel direct et quatre sont nommés par le Président.
Le mandat de tous les députés est de cinq ans.
Le président sortant Yahya Jammeh a été réélu pour un troisième mandat au poste de président de la république de Gambie avec 65% des voix. Son principal adversaire, Ousainou Darboe, leader de l’Alliance pour un changement de régime de l’opposition, obtient 26,69%, des voix.
Ces élections étaient supervisées par 300 observateurs internationaux. Aucun incident sérieux n’a eu lieu durant le vote et le comptage des voix.

La Gambie compte une population estimée à 4 millions d'habitants en 2001, ce qui donne une densité très élevée, de presque, 125 habitants au km².
L'urbanisation est très forte, avec un taux de croissance annuel de 8 % pour la capitale Banjul et sa banlieue.
Le peuple gambien est composé de Mandingues (40%), de Peul (19%), de Wolof (15%), de Soninké (10%), de Dyula (10%). Les Aku, descendants d’esclaves affranchis, forment la plus petite communauté.
La langue officielle est l’anglais. Les principales langues véhiculaires sont le wolof et le mandinka (mandingue).

Mosquée de Sukuta Marché de Serekunda
(avec l’aimable autorisation de Bernard Cloutier)
(avec l’aimable autorisation de Bernard Cloutier)
La population est en grande majorité de confession musulmane (95%). On compte une petite minorité de chrétiens. Toutefois les religions pratiquées sont fortement imprégnées des croyances traditionnelles africaines.

La Gambie connaît un climat subtropical. La saison sèche dure 7 mois de novembre à mai. Durant cette période, les vents de l'Harmattan soufflent, le soleil est omniprésent, les températures sont agréables (21°C et 27°C) et le taux d'humidité se situe entre 30% et 60%.
La saison des pluies dure 5 mois de juin à octobre. Les températures sont plus élevées (entre 27° C et 32° C) et l'humidité atteint des sommets.
Les pluies, qui ont diminué de 30% ces dernières 30 années, n'excèdent généralement pas 1,016 mm et le soleil reste très présent, même pendant la saison des pluies.

La Gambie possède des ressources naturelles limitées. Le pays est sujet à la désertification et a enduré des sécheresses cycliques qui, venant s’ajouter à une croissance démographique d’environ 3,9 %, ont produit une dégradation de ses ressources naturelles.
Avec 2 700 km2 des terres, l’agriculture est le secteur le plus important de l’économie nationale. Il contribue au PIB à concurrence de 25 à 35 %, et emploie 80 % de la population active. L’arachide est la principale culture commerciale. Le riz, le mil, le maïs et le sorgho sont essentiellement des cultures de subsistance.

Boucher au marché de Bakau
(avec l’aimable autorisation de Bernard Cloutier)
La culture du sésame, introduite au cours de ces dernières années, prend de plus en plus d'importance.
Les autres activités importantes du point de vue économique sont le tourisme, la pêche, l’horticulture et le commerce sous-régional.

Malgré la taille du pays, le sous-sol gambien est très riche, on y trouve du phosphate du bauxite, de l’acide et de pétrole. Malheureusement, ces richesses demeurent encore inexploitées.
L’industrie gambienne est limitée au traitement des produits agricoles en particulier de l’arachide ainsi qu’à la construction de bateaux de pêche.

Le tourisme s’est considérablement développé ces vingt dernières années. Elle représente une activité importante et lucratif mais a été ralenti depuis le coup d’état de juillet 1994.
Renversé en 1994 par une junte militaire, Jawara sera remplacé à la tête de l’Etat par le capitaine Yahya Jameh, instigateur du coup d’état suite à l’organisation d’élection en 1996.

La monnaie de la Gambie est le dalasi.