DIAKADI / Afrique de l'Ouest / Côte d'Ivoire

L’économie de la Côte d'Ivoire, par ses caractéristiques, classe ce pays au rang des pays sous-développés. Le PIB par habitant s'élève seulement à 1 393 dollars en 2006.
L’économie ivoirienne repose à titre principal sur le secteur agricole, en particulier le café et le cacao, pour lesquels la Côte d'Ivoire occupe les premiers rangs sur le plan mondial.
L’industrie représente 20 % du PIB et le secteur tertiaire 50 %.

Les progrès constatés au cours des quinze premières années de l'indépendance ont fait place à une longue période de récession, favorisée par la chute des cours mondiaux des matières premières agricoles (café et cacao) au milieu des années 1980.
La hausse des cours et la dévaluation du franc CFA, en 1994, permettent à la Côte d’Ivoire de renouer avec la croissance. Mais le pays demeure vulnérable et, à la fin des années 1990, plonge dans une crise économique et sociale, aggravée par divers facteurs dont la crise politico-militaire déclenchée en 2002 entraînant une partition entre le nord et le sud du pays, et la fuite des capitaux étrangers (en particulier français).
Malgré tout, l’économie ivoirienne parvient à résister à cette crise et enregistre une croissance de 1,8% en 2005 qui se confirme en 2006 et 2007.

La Côte d’Ivoire a construit d’importantes infrastructures, relativement plus développées que celles des autres pays de l’Afrique de l'Ouest, malgré une crise qui en a empêché l'entretien régulier ou l'extension et les pays voisins de la Côte d'Ivoire (Burkina Faso, Mali, Niger, et Guinée) dépendent toujours fortement de ses installations de transport pour leurs importations et exportations ainsi que pour le transfert de leurs nationaux émigrés en Côte d’Ivoire.
Le réseau routier total de la Côte d’Ivoire s’étend sur 85 000 km, dont 75 500 km de routes en terre, 6 500 km de routes bitumées, et 150 km d’autoroutes.
Le port autonome d’Abidjan, est le plus important d’Afrique de l'ouest et le deuxième d'Afrique, après le port de Durban en Afrique du Sud. Le port de San-Pédro enregistre une hausse de son trafic depuis le début de la crise politique en 2002.
Le réseau ferroviaire long de 1 156 km, relie Abidjan à Ouagadougou, capitale du Burkina Faso et joue un rôle important dans le transport des marchandises (bétail notamment) et des personnes entre la Côte d’Ivoire et les pays limitrophes.
La Côte d’Ivoire dispose de trois aéroports internationaux, situés à Abidjan, Yamoussoukro et Bouaké, de quatorze aéroports régionaux ainsi que de vingt-sept aérodromes. Toutefois la crise a très largement limité le trafic à l’intérieur des terres.