
Fond bleu : l'espace infini de la mer et ciel.
Le cercle des étoiles : union
bande blanche : la paix
bande rouge : effort
les dix étoiles jaunes : les 10 îles.

symbolise la verticalité et la justesse qui forme le " clef de voûte " de la Constitution du Cap Vert.
Le triangle équilatéral : égalité du peuple au regard des droits civils.
La torche : la liberté conquise.
Lignes bleues et blanches : la mer, la nostalgie, l'inspiration des poète, la nourriture des gens.
Les chaînes : solidarité et amitié.
Les branches de palmier : la victoire dans la lutte pour l'indépendance; la foi qui est le soutien des gens pendant les périodes de sécheresse.
Unidade, Trabalho, progresso (Unité, Travail,Progrès)
Hymne national |
Traduction Française |
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20 janvier : héros
8 mars : journée de la femme
1 mai : journée du travail
7 juillet : fête de l'indépendance
12 septembre : fête de la nation

Le Cap-Vert, officiellement république du Cap-Vert, est situé dans l’Océan atlantique à 500km du Sénégal. L'archipel est constitué d'un ensemble de dix îles et de cinq îlots inhabités couvrant une superficie totale de 4033km2.
Au nord, les îles au vent (Barlavento) comprennent Santo Antão, São Vicente, São Nicolao, Sal et Boa Vista. Au sud, São Tiago (ou Santiago), Brava, Fogo et Maio forment les îles sous le vent (Sotavento).

L’archipel du Cap-Vert autrefois inhabité bien que fréquenté par les pêcheurs sénégalais est annexé par le Portugal en 1494. Il en fait une des plaques tournantes du trafic des esclaves et procèdera bien plus tard à son peuplement.
La fascisation du régime de la métropole avec l'arrivée au pouvoir des militaires en 1926 et les famines successives extrêmement meurtrières entraînent une émigration massive vers le Sénégal d’où s’organisera les premiers groupes indépendantiste.
Le Cap-Vert accède à l’indépendance en 1975 sous la direction du Parti africain de l’indépendance de la Guinée et du Cap-Vert (P.A.I.G.C.) et forme un même pays avec la Guinée-Bissau.
Amilcar Cabral, fonde le parti africain pour l'Indépendance de la Guinée portugaise (future Guinée-Bissau) et du Cap-Vert (PAICG) en 1956 et il s'engage rapidement dans la lutte armée contre le colonisateur et réussit à contrôler les deux tiers de la Guinée-Bissau, tandis qu'au Cap-Vert, le mouvement reste clandestin. En 1975, après la révolution des Œillets au Portugal, le Cap-Vert et la Guinée-Bissau accèdent à l'indépendance et constituent un État commun, dirigé par Luis Cabral, le frère d'Amilcar.
Les conflit qui opposent îliens et continentaux aboutit à la séparation des deux pays, lors du coup d'État du 14 novembre 1980 en Guinée-Bissau.

L’archipel du Cap-Vert est d’origine volcanique d’où un relief montagneux dans la quasi-totalité de l’état excepté dans les îles Sal, Boa Vista et Maio.
Le point culminant de l’archipel est le pic Fogo à 2 829 m qui est aussi le dernier volcan encore en activité.

La végétation clairsemée se résume à des buissons et des arbustes.
La faune se limite à quelques espèces de lézards, de singes, des chèvres sauvages et des oiseaux.

La capitale du Cap-Vert est Praia, établie sur l'île de São Tiago.
L'autre ville importantes est Mindelo, sur São Vicente.
64% de la population vit en zones urbaines.

Indépendant en 1975, le Cap-Vert (Cabo Verde en portugais), pays insulaire, appelé officiellement république du Cap-Vert est régi par un président élu pour 5 ans. La fête nationale est le 5 juillet.
La section cap-verdienne (PAICV) demeure le parti unique jusqu'en 1990, date à laquelle le multipartisme fait son introduction. Le Mouvement pour la démocratie, parti d'opposition, est au pouvoir de 1991 à 2001, date à laquelle le PAICV remporte les élections législatives.
La Constitution cap-verdienne présente une grande originalité : en raison du poids des émigrés dans la vie économique et politique du pays, ceux-ci élisent six députés à l'Assemblée législative et ne peuvent perdre leur nationalité s'ils se font naturaliser dans un pays étranger : on peut ainsi être citoyen cap-verdien tout en résidant à l'étranger.

En 2001, la population cap-verdienne est estimée à 405 163 habitants, dont plus de 50% sont concentrés sur l'île de São Tiago où la densité atteint 779 habitants au km2.
Plus de 700 000 Cap-Verdiens vivent à l'étranger notamment aux États-Unis (250 000) et en Europe.
La population est essentiellement composée de métis descendants des anciens esclaves africains et des colonisateurs européens.
Les créoles blancs représentent 2% de la population.
La langue officielle est le portugais ; mais les Cap-Verdiens parlent une langue véhiculaire, le crioulo (créole portugais), forgé à partir du portugais et de différentes langues d'Afrique.
La religion dominante est le catholicisme, pratiqué par 98% de la population.
Le protestantisme est pratiqué par moins d’1% de la population.

Le Cap-Vert est soumis à un climat sahélien, c'est-à-dire à un climat subtropical aride.
La température moyenne est entre 20 et 25 °C.
Le climat dépend des vents : l'alizé du nord-est, peu humide et l'harmattan chaud et sec qui souffle de l'est, d'octobre à juin, et la mousson humide de l'Atlantique qui souffle en été et amène la pluie bienfaitrice.
Les précipitations annuelles, concentrées durant la période d'août à octobre, n'excèdent pas 230 mm. Depuis 1968, l'archipel connaît de fréquentes sécheresses. La dernière remonte à 1994.

En dépit des aléas climatiques et des sols globalement peu productifs, l'agriculture constitue la première activité de l'archipel. Plus de la moitié de la population active contribue pour 15% au produit national brut.
Les principales cultures vivrières cultivées dans les vallées plus humides, sont : maïs, patates douces, haricots et manioc.
Le café, la canne à sucre et les bananes sont cultivés, dans les zones irriguées, pour l'exportation.
La balance agricole est cependant traditionnellement déficitaire : 80 à 90% des besoins alimentaires sont couverts par les importations et l'aide alimentaire internationale. En effet, les terres cultivables, soumises depuis des siècles à une agriculture intensive et aux aléas du climat sont dans l'ensemble peu productives.
La pêche est peu développée, alors que les eaux sont très poissonneuses. Les exportations de poisson et de produits de la pêche sont en baisse constante depuis 1990 (1 000 t en 1993).
L’élevage des volailles porcins et caprins est modeste.

Les ressources minérales sont peu importantes : la pouzzolane, extraite des anciennes coulées de lave, est utilisée dans l'industrie du ciment où sert d'isolant thermique.
L’industrie se limite au raffinage du sucre, à la conserverie du poisson, à la fabrication de cigares et à la distillation de liqueurs.
Les ports de Mindelo, sur l'île de São Vicente, et de Porto-Novo, sur l'île de Santo Antão, constituent des escales transatlantiques pour l'approvisionnement des navires en carburant. L'île de Sal abrite un aéroport international. Ce sont ces activités de service et les transferts de fonds des émigrés qui dominent l'économie.

L'archipel du Cap-Vert, développe ses activités de pêche, malgré des prises encore faibles.
Malgré de faibles atouts économiques, le Cap-Vert est le pays le plus riche de l'Afrique du Sahel, grâce aux revenus de l'émigration et à l'aide internationale, qui représentent plus d'un tiers du produit intérieur brut (PIB).
En 1999, le PIB s'élève à 580,6 millions de dollars, soit un revenu annuel par habitant de 1 360 dollars.
Le taux de croissance de l'économie capverdienne se maintient depuis 1985 autour de 4%. Cependant, ce taux ne rend pas compte des déséquilibres économiques.
Malgré ses handicaps, le Cap-Vert refuse de signer un plan d'ajustement structurel avec la Banque mondiale, qui entraînerait une hausse du chômage, touchant aujourd'hui 26% de la population active.

La monnaie du pays est l'escudo du Cap-Vert, divisible en 100 centavos.