En 2003, la population du Soudan est de 38,1 millions d'habitants, pour une densité moyenne de 15 habitants au km2. Les régions les plus peuplées sont celles situées autour de Khartoum, du Nil Bleu et du Nil Blanc.
On recense en outre plus d’un million de réfugiés répartis selon les nationalités suivantes : 55,7 % d'Érythréens, 25,4 % d'Éthiopiens, 14,3 % de Tchadiens, 4,2 % d'Ougandais et 0,4 % de Congolais (Congo-Kinshasa).

L'école est gratuite mais non obligatoire. Dans le Nord, les écoles coraniques jouent un rôle important dans la scolarisation des jeunes. La guerre civile n’a pas facilité le développement scolaire dans le sud du pays. En 2003, le taux d’alphabétisation est de 61,1%, bien que le pays comporte plusieurs établissements d'enseignement supérieur comme l'université de Khartoum (fondée en 1956, l'université islamique d'Omdurman (1912) et l'université de Juba (1975), fermée depuis la reprise de la guerre civile.

La population est composée d’une vingtaine d’ethnies dont la plus importante est celle des Baggaras arabanisés (40 %), suivie des Dinkas (12 %) et des Béjas (7 %) qui sont des nomades chameliers peuplant les montagnes de la mer Rouge.

On dénombre plus de 125 langues.
La langue officielle du Soudan est l’arabe classique mais on estime qu’entre 50 % à 70 % des habitants du pays, majoritairement situé au nord parlent l'arabe soudanais, une variété dialectale de l’arabe.

Le nord du pays (les deux tiers de la superficie du Soudan) est majoritairement arabophone et musulman (sunnite) avec une population plutôt apparentée aux monde arabe.
Le Sud en revanche est majoritairement chrétien et animiste avec une population plus proche de celle des Africains négroïdes.
Depuis 1983, la charia, loi islamique, a été imposée comme source du droit à l'ensemble du pays.