L’histoire du Soudan remonte à l’antiquité. C’était un royaume indépendant connu des Égyptiens sous le nom de «pays de Kouch» et qui domina un moment l’Égypte. 

Christianisée au VIe siècle, la Nubie fut lentement occupée par les Arabes et divisé en une multitude de petits états vivant essentiellement du trafic des esclaves.

Conquis par les Égyptiens (1820 et 1821) avec l’aide des Britanniques, le Soudan resta sous domination égyptienne jusqu’en 1956, date à laquelle le pays choisit l’indépendance avec l’accord de Néguib et de Nasser. 

Le pays divisé en deux grandes régions totalement différentes du point de vue de la langue, de la religion ou en encore de la couleur de peau ne parvint pas à une communauté d’identité ce qui finit par déclencher une première guerre civile qui dura de 1955 à 1972.

Les coups d’état et régimes autoritaires se succèdent. De plus les pays frontaliers tel que l’Erythrée et l’Ouganda prennent part au conflit.
La communauté internationale finit par intervenir et en particulier les Etats-Unis qui décrètent un embargo total en représailles aux attentats commis contre leurs ambassades en Tanzanie et au Kenya.

Malgré la signature en mars 1999 d’un accord prévoyant l’entrée en vigueur d’un cessez-le-feu le mois suivant, la planification de nouvelles négociations, et le rétablissement des relations diplomatiques avec l’Érythrée (mai), puis avec l’Ouganda (décembre), de nouveaux troubles politiques, poussèrent le président Omar Hassan Ahmed el-Bechir à proclamer l’état d’urgence et à ordonner la dissolution du Parlement.

Le 9 janvier 2005 à Nairobi (Kenya) a été signé un accord de paix entre les autorités de Khartoum et Le Mouvement populaire de libération du Soudan (SPLM) qui a mis fin à 21 ans de guerre civile. Au terme de cet accord, le Sud-Soudan pourrait à la fin d’une période de transition de 6 ans décider par référendum de faire ou non scission avec le nord. 

Le représentant du SPLM et signataire de l’accord de paix de janvier 2005 a été tué le 30 juillet 2005 dans un accident d’hélicoptère au sud du Soudan près de la frontière ougandaise, après être devenu, le 9 juillet 2005, le premier vice-président du Soudan et le président du gouvernement autonome du Sud-Soudan. 

Salva Kiir Mayardit a été désigné le 1er août pour succéder à John Garang comme président du SPLM/A, président du gouvernement du Sud-Soudan et premier vice-président de la république du Soudan. Il a déclaré vouloir mener à son terme le processus de paix qui toutefois reste fragile.