Nom :deux origines possibles :
=> soit vient de "Soo mal" qui signifie "va traire" (pour offrir du lait aux hôtes en signe de bienvenue)
=> soit de "zumal" qui signifie en arabe "peuple riche en bétail".

le bleu s'inspire directement de celui des Nations Unies
étoile : symbole de liberté, les cinq branches évoquent les régions ou vivent la population somalienne : l'ex-Somaliland britannique, l'ancien territoire sous tutelle italienne, le territoire des Afars et des Issas (Djibouti), ainsi qu'une partie de l'Ethiopie (Ogaden) et du Kenya.

1er juillet (1960, création de la République de Somalie).
1er juillet : fête de l'Indépendance
21 octobre (révolution)
Fêtes musulmanes de la fin du ramadan et tabaski
Sans parole. Musique de Giuseppe Blanc

La Somalie, officiellement République démocratique somalienne, est un pays de la Corne de l’Afrique.
Il est limité au nord par le golfe d’Aden, à l’est et au sud par l’océan Indien, au sud-ouest par le Kenya, à l’ouest par l’Éthiopie et au nord-est par la république de Djibouti.
Sa superficie totale est de 637 700 km2

Dès l’antiquité les Egyptiens connaissaient déjà ce pays sous le nom de Pount.
On a découvert qu'entre le 2è et 7è siècle apr. J.-C., plusieurs parties septentrionales du pays étaient rattachées au royaume éthiopien d’Aksoum.
Des tribus arabes au 7è siècle s’installent le long de la côte du golfe d’Aden formant un sultanat centré sur le port de Zeila. En même temps, le pays se convertit à l’islam sous l’influence de missionnaires chiites venus d’Iran qui s’installent définitivement sur le territoire qui forme l’actuelle Somalie au début du 16è siècle.
Les Anglais sont les premiers Européens à s’y installer. Après l’ouverture du canal de Suez en 1869, cette région est très convoitée notamment pour le commerce. En1870, on voit l’arrivée des Turco- Égyptiens.
L’ Italie éprouve de l’intérêt pour la côte somalienne à la fin du XIX e siècle faisant ainsi de cette partie du pays une colonie italienne. Après l’entrée en guerre de l’Italie aux côtés de l’Allemagne en 1940, les troupes italiennes envahissent le Somaliland britannique. Toutefois, les Britanniques reconquièrent le protectorat en 1941.
Par un traité de paix de 1947, l’Italie se retire , remplacé par les États-Unis, la Grande-Bretagne, la France et l'URSS.
En 1948, les Alliés sont divisés, l’Assemblée générale des Nations unies reprend l’affaire.
En novembre 1949, elle accorde l’indépendance à la Somalie italienne, à condition d’accepter la tutelle de l’ONU pour une durée de 10 ans. En avril 1950, la même Assemblée place le pays appelé Somalie, sous contrôle italien.
En 1960, La Somalie devient indépendante, nourrissant l’espoir de réunir, tous les Somalis qui sont en Éthiopie, au Kenya et à Djibouti.
Le premier président, Aden Abdullah Osman Daar, élu en 1960, est battu en 1967 par Ali Shermake. Ce dernier sera assassiné le 15 octobre 1969.
Le général Muhammad Siyad Barre porté par quelques militaires prend le pouvoir et proclame la république socialiste de Somalie.
Il mène une vaste politique d'alphabétisation et lutte contre l'influence des clans.
En 1974 et en 1975 la famine que connaît le pays conduit à l’adhésion de la Somalie à la Ligue arabe.
En 1977, les Somalis de l’Ogaden en Éthiopie luttent pour faire partie de la Somalie. Avec l’aide de cette dernière dès la fin de 1977, les Somalis contrôlent la majeure partie de l’Ogaden. Mais l'année suivante, l’Éthiopie reprend le contrôle de la région aidée par Cuba et l’URSS ce qui entraîne l'exode vers la somalie de milliers de somalis.
Les États-Unis obtiennent l’autorisation d’utiliser les installations navales de Berbera ancienne base soviétique en échange d'aide à la fois humanitaire et militaire.
La guerre avec L'Ethiopie prendra fin en 1988 avec la signature de paix. En revanche le conflit continue dans le Somaliland.
Muhammad Siyad Barre est réélu en 1986, mais est contraint de fuir en 1991.
Ali Mahdi Mohamed Farah Aïdid lui succède à la tête du pays. Mais les conflits continuent faisant des milliers de tués en plus des morts causées par la famine.
En décembre 1992, le président américain Bush envoie des troupes de Marines américains, malgré la présence de maintien de la paix des Nations unies et des agences internationales, les combats entre clans continuent. Les Casques bleus sont accusés de comportements indignes envers la population.
C’est l’échec et les Américains, puis les Français se retirent, seule L’ONU maintient sa présence apportant une aide humanitaire.
Depuis le départ des Casques bleus en 1995 le pays n’a plus de représentant officiel. Le centre du pays est gardé par Hussein Mohammed Aïdid fils de Mohammed Farah Aïdid, décédé en août 1996.
Le Nord-Ouest, l’ancien Somaliland, est contrôlé par Mohammed Ibrahim Egal. Le Nord-Est est sous le contrôle d’Abdullah Youssouf Ahmed. Le général Morgan s’est approprié la région de Kismayo, tandis que l’extrême Sud est dirigé par Omar Hadj Massale. Mogadiscio est convoité par Ali Mahdei, Aïdi, Omar Jess et Morgan. Sous l’égide de L’Éthiopie et du Kenya la conciliation entre les principaux protagonistes à Sodéré un accord de gouvernement a lieu le 3 janvier 1997.

La Somalie possède une longue côte qui s’étend sur 2 800 km.
Une plaine côtière étroite borde le golfe d’Aden au nord., la partie nord du pays .est dominée par des chaînes de montagnes Le point culminant du pays est le mont Shimbiris (2 416 m).
Le pays est plat et à sec la majeure partie de l'année.
Les deux principaux fleuves du pays entaillent les plateaux du Sud : le Shebele dans la région centrale et le Juba plus au sud.
Au sud il comporte de nombreuses dunes et qui bordent l'océan Indien.
La Somalie comprend une végétation formée essentiellement par une steppe à épineux et à acacias sur les pentes montagneuses. on trouve des arbres résineux d’où on sort l’encens et la myrrhe.
Au sud, on trouve des eucalyptus, des euphorbes arbustives et des acajous.
La faune est abondante et se compose d’antilopes (kobs, damalisques), de crocodiles, d’éléphants, de girafes, de léopards, de lions, de zèbres et de nombreux reptiles.

La Somalie compte 18 régions administratives.
La capitale Mogadiscio (Muqdisho) est à la fois le principal port et centre commercial du pays. Sa population est estimée à 600 000 habitants.
L'autre ville importante est Hargeysa située au nord à la frontière avec l'Ethiopie. Elle compte environ 90 000 habitants.

La Somalie est indépendante depuis le premier juillet1960.
Après le renversement du président Muhammad Siyad Barre en janvier 1991, la Somalie connaît un état de guerre civile.
Avec la Constitution de 1979, le pouvoir exécutif était détenu par le président élu pour un mandat de 6 ans, il était à la fois le chef de l’État et le dirigeant du parti unique ( le Parti socialiste révolutionnaire somalien.)
177 membres, dont 6 étaient nommés par le président.
Depuis le renversement de Muhammad Siyad Barre, il n’y a plus ni gouvernement, ni assemblées, ni cour suprême et ni même d’armée nationale. Le pays est soumis à des combats entre les clans.

La population somalienne était estimée, en 2003, à 10,5 millions d'habitants, soit une densité moyenne de 14 habitants au km².
La Somalie est l’un des États d’Afrique les plus homogènes du point de vue de la population qui est constituée essentiellement de Somalis (plus de 98%). On compte une petite minorité bantoue (1 à 2 %) dans le sud du pays.
Parmi les autres groupes minoritaires figurent des Arabes (Yéménites), des Indiens, des Italiens et des Indo-Pakistanais.
Avant qu’éclate la guerre civile au début des années quatre-vingt-dix, l’éducation était gratuite et obligatoire pour les enfants âgés de 6 à 14 ans. Le taux d’alphabétisation était passé de 5% au début des années soixante-dix à 24,1% en 1995, à la suite d’une campagne d’alphabétisation intensive.
Du fait de la guerre, le système éducatif a été fortement affecté et la plupart des établissements ont fermé, y compris l’Université nationale somalienne (ouverte en 1954), à Mogadiscio.
Les Somali qui partagent la même langue, la même religion et la même culture sont regroupés en six clans : les Darod (33%) au centre, les Issaq (16%) et les Dir (8%) au nord, les Hawiye entre les deux fleuves, les Dighil et les Rahaweinen (les Sab) au centre et au sud.
Les langues officielles sont le somali et l’arabe, mais l’italien et l’anglais sont également utilisés.
L’islam sunnite est la religion principale du pays. Il existe des minorités chiite et catholique.

La Somalie connaît un climat semi-aride avec une exception au sud où il est tropical.
La température moyenne est de 27,8 °C mais peut atteindre 0 °C dans les régions de montagne et 47 °C le long des côtes.
À Berbera, la température dépasse 40 °C entre juin et septembre. De novembre à février avec la présence des vents (vents de la mousson ) on connaît une saison sèche au nord - ouest.
Au sud-ouest, la mousson rafraîchit la région en juin.

La majorité de la population se compose de bergers nomades ou semi-nomades. Le reste comprend des agriculteurs, des pêcheurs ou les habitants des quelques centres urbains.
L’agriculture, qui emploie 65 p. 100 de la population active, représente les deux tiers du PIB.
Par tradition, l’élevage du bétail représente l’activité principale, mais la production est réduite depuis la guerre civile. Le nombre de têtes de bétail est évalué à quelque 12,5 millions de chèvres, 6,5 millions de moutons, 6,5 millions de chameaux (1er rang mondial) et 1,5 million de bovins.
Avant les conflits, les principales cultures étaient le sorgho , le maïs et les grains de sésame. La canne à sucre (240 000 t) et les bananes (95 000 t), cultivées dans les vallées du Sud, sont destinées à l’exportation.
La Somalie est grande exportatrice d’encens et de myrrhe.
En outre, l'exploitation de bois d’œuvre atteignait 9,63 millions de m³ en 2001.
La pêche (20 250 tonnes en 1999) fournit la consommation locale et un surplus pour l’exportation.

Au début de la guerre civile, l’industrie de la Somalie se limitait à la cimenterie, à l’industrie agroalimentaire, au textile et à la raffinerie. Moins de 10% de la population active y est employée.
La Somalie possède peu de ressources naturelles. Toutefois, les ressources minérales, assez variées, n’ont pas été exploitées. Parmi les gisements connus, on trouve du pétrole, du cuivre, du manganèse, du gypse, du fer, du marbre, de l’étain et de l’uranium.
Les terres arables couvrent 1,7%, les pâturages 69%. Les terres fertiles des vallées du Juba et du Shebele, et de certaines zones côtières sont mises en valeur.
À l’heure actuelle, l’activité industrielle est quasiment nulle.

La Somalie est l’un des pays les plus pauvres du monde.
Jusqu’au début des années quatre-vingt-dix, le gouvernement s’efforce de mener à bien une série de projets de développement, avec l’assistance de prêts et de dons étrangers (la dette extérieure atteint 160% du PIB en 1993).
Depuis la guerre civile, l'économie est laissée entre les mains des clans.
La Somalie ne possède pas de voies ferrées. Sur les 22 100 km de routes, seulement 12% sont goudronnées.
Mogadiscio est le port principal. Jusqu’au début des années quatre-vingt-dix, une compagnie aérienne nationale et plusieurs compagnies aériennes étrangères assurent des liaisons internationales.
Deux stations de radio gouvernementales diffusent en arabe, en anglais, en italien et en somali . La destruction de l’infrastructure de la Somalie durant la guerre civile a gravement aggravé le réseau de télécommunication du pays.

La devise est le shilling somalien (divisible en 100 cents), émis par la Banque centrale de Somalie (fondée en 1960).
La Somalie est membre de la Banque de développement islamique et de la Banque de développement africaine..