Longtemps cité en modèle par les pays occidentaux pour sa relative réussite économique à l'échelle du continent africain, le Kenya autour des années quatre-vingt connaît la corruption et un ensemble de réformes radicales fut engagé.
Il s'agissait de réduire le déficit budgétaire en assainissant la situation financière par des privatisations et la diminution des effectifs de la fonction publique, la dévaluation et le flottement du shilling kenyan, et surtout de libérer le commerce extérieur en supprimant le contrôle des prix y compris agricoles.
Depuis les investissements étrangers ont repris. Mais l'inflation atteignait près de 50% en 1994 et le chômage urbain s'élevait à 27% tandis que le produit intérieur brut (PIB) du Kenya continuait de baisser. Cela dit le Kenya a retrouvé la croissance.

Le Kenya est lourdement endetté, sa dette extérieure brute égalant pratiquement son PNB. Les devises apportées par le tourisme (440 millions de dollars en 1994 soit 6,5% du PNB) ne suffisent pas à équilibrer la balance des paiements.

Le commerce extérieur demeure déficitaire : en 1994, le taux de couverture des importations par les exportations atteignait près de 72%. Les principaux clients sont l'Allemagne, la Grande-Bretagne, les Etats-Unis et l'Ouganda (thé, café, ananas en conserve).

Les importations proviennent essentiellement de Grande-Bretagne, d'Allemagne, des Emirats arabes unis et du Japon (pétrole brut, machines-outils, automobile, fer et acier, produits pharmaceutiques et engrais).

Le Kenya est desservi par la Kenya Railways Corporation( 2 650 km de voies ferrées). Le réseau intérieur est connecté aux réseaux ougandais et tanzanien. Le réseau routier atteint 54 700 km (15% bitumés ).
Le lac Victoria est relié aux lacs Albert et Kioga par des bateaux mouches.
L'aéroport Jomo-Kenyatta, à Nairobi, et celui de Mombasa, accueillent les compagnies nationale (Kenya Airways) et internationales.