DIAKADI / Afrique de l'Est / Erythrée

Les premiers habitants migrèrent de la vallée du Nil vers les plaines côtières de la mer Rouge. Le pays connu d’autres migrations dans son histoire. Tel fut le cas, des peuples de langues nilotiques, couchitiques et sémitiques. Ancienne dépendance du royaume copte d’Axoum, elle fut réunit à l’Empire Ethiopien. Le pays est connu pour son commerce d’ivoire, d’épice et d’aromates.

En 1889, par le traité d’Uccialli devient colonie italienne. Elle restera sous la domination italienne jusqu’en 1941. Dès lors le pays devient une colonie des forces britanniques.

Place centrale de Massawa

Place centrale de la vieille ville Massawa
(avec l’aimable autorisation  d’Eric Lafforgue)

En 1952, l’instauration d’une fédération entre l’Érythrée et l’Éthiopie qui devait satisfaire les revendications des deux pays provoquent de nombreuses controverses lorsque l’Ethiopie se voit seulement le défenseur et le diplomate de l’Erythrée tandis que celle-ci met en place un régime démocratique. C’est ainsi que négus Haïlé Sélassié, contraint le parlement à préconiser le rattachement du pays devenant ainsi une province éthiopienne en 1962. 

Une résistance s’organise pour protester contre l’ouverture de l'Érythrée sur le monde et en raison des nombreuses différences culturelles. En 1946, le Mouvement de libération de l’Érythrée (MLE) est formée par la Ligue musulmane d’Érythrée et se soulève contre la domination éthiopienne. Ce mouvement est remplacé en 1962 par le Front de libération érythréen (FLE) qui bénéficie du soutien du Soudan et de l’Égypte. Mais au sein même du parti des conflits subsistent et donne lieu à l’apparition d’un nouveau mouvement le Front populaire de libération de l’Érythrée (FPLE). A lin fin du conflit, le bilan humain est désastreux. 

Le 28 mai 1993, l’Érythrée devient membre officiel de l’Organisation des Nations Unies. Elle reconnaît le FPLE comme l’unique dirigeant du pays. Il devient le Front populaire et permet  la signature en avril 1995 d’un accord avec l’Ethiopie. Ainsi les 2 pays deviennent une zone de libre échange.

Dans la même année, l’Érythrée est confrontée à une opposition islamique qui reçoit le soutien du Soudan. 

En décembre 1995, les Érythréens occupent les îles Hanish, à l’entrée de la mer Rouge. Le Yémen témoigne de son mécontentement. Ces 2 pays décident en octobre 1996 décident de soumettre leur litige à un arbitrage international. Le Yémen en novembre 1998 se fera restituer la Grande Hanish. 

En mai 1998, un conflit oppose l’Érythrée à l’Éthiopie. L’Erythrée revendique le droit d’obtention de certains territoires acquis par l’Ethiopie en raison des frontières établies lors de la domination italienne. En février 1999, l'Éthiopie reprend la plaine de Badmé. En février 2000, l’armée éthiopienne envahit l’Érythrée. Pour instaurer la paix entre ces 2 pays, un embargo sur les armes, le matériel et l’assistance militaire est proclamé par le Conseil de sécurité de l’ONU. Ainsi les troupes érythréennes se retirèrent des territoires qu’elles occupaient jusque là. 

Le 18 juin 2000 à l’Alger, des négociations de paix entre les représentants d’Addis-Abeba et d’Asmara sous la tutelle de l’Organisation de l’unité africaine (OUA) favorise la signature d’un accord de cessez-le-feu. 

Le 12 décembre à l’Alger, c’est la signature d’un accord de paix et mettra fin à deux ans de guerre. Il sera approuvé  par le président érythréen, Issayas Afwerki, par le Premier ministre éthiopien, Meles Zenawi, par le président Abdelaziz Bouteflika. Il sera également agrée par le secrétaire général de l’Organisation des Nations unies (ONU), Kofi Annan, et par la secrétaire d’État américaine Madeleine Albright. 

Le 13 avril 2002, l’arbitrage frontalier définitif favorise le maintien de la paix entre l’Érythrée et l’Éthiopie. Cependant quelques conflits perdurent concernant le véritable détenteur de la ville de Badmé.