Nom : nom donnée par les italiens à cette région stratégique de la mer Rouge (Mare erythreum en latin). Ils la nomment Érythrée, ce qui signifie littéralement «la rouge».

C'est le drapeau du Front de Libération du Peuple Erythréen auquel ont été ajoutées la couronne et la branche d'olivier qui proviennent du premier drapeau national d'Erythrée, utilisé entre 1952 et 1959.
La couronne s'inspire du drapeau des Nations Unies et symbolise la paix.

Hymne National |
Traduction française |
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24 mai
Congés officiels :
8 mars : la Journée internationale de la femme
24 mai : la fête de l'Indépendance
20 juin : le jour des Martyrs
1er septembre : début de la lutte armée
Les jours fériés chrétiens sont Noël, (célébré le 7 janvier), Timket, le jour du baptême de Jésus (également en janvier), Pâques et enfin Meskel, le jour de la découverte de la Croix par sainte Hélène, fin septembre.
Les musulmans célèbrent l'Aïd el Fitr (Ramadan), l'Aïd el Adha (Tabaski).

Érythrée pays Républiquin situé au du nord-est de l’Afrique, jusqu’à son indépendance en 1993, elle était la porte de l’Éthiopie sur la mer Rouge. elle a pour voisins Djibouti au sud sa superficie est 117600 km2.

Les premiers habitants migrèrent de la vallée du Nil vers les plaines côtières de la mer Rouge. Le pays connu d’autres migrations dans son histoire. Tel fut le cas, des peuples de langues nilotiques, couchitiques et sémitiques. Ancienne dépendance du royaume copte d’Axoum, elle fut réunit à l’Empire Ethiopien. Le pays est connu pour son commerce d’ivoire, d’épice et d’aromates.
En 1889, par le traité d’Uccialli devient colonie italienne. Elle restera sous la domination italienne jusqu’en 1941. Dès lors le pays devient une colonie des forces britanniques.

Place centrale de la vieille ville Massawa
(avec l’aimable autorisation d’Eric Lafforgue)
En 1952, l’instauration d’une fédération entre l’Érythrée et l’Éthiopie qui devait satisfaire les revendications des deux pays provoquent de nombreuses controverses lorsque l’Ethiopie se voit seulement le défenseur et le diplomate de l’Erythrée tandis que celle-ci met en place un régime démocratique. C’est ainsi que négus Haïlé Sélassié, contraint le parlement à préconiser le rattachement du pays devenant ainsi une province éthiopienne en 1962.
Une résistance s’organise pour protester contre l’ouverture de l'Érythrée sur le monde et en raison des nombreuses différences culturelles. En 1946, le Mouvement de libération de l’Érythrée (MLE) est formée par la Ligue musulmane d’Érythrée et se soulève contre la domination éthiopienne. Ce mouvement est remplacé en 1962 par le Front de libération érythréen (FLE) qui bénéficie du soutien du Soudan et de l’Égypte. Mais au sein même du parti des conflits subsistent et donne lieu à l’apparition d’un nouveau mouvement le Front populaire de libération de l’Érythrée (FPLE). A lin fin du conflit, le bilan humain est désastreux.
Le 28 mai 1993, l’Érythrée devient membre officiel de l’Organisation des Nations Unies. Elle reconnaît le FPLE comme l’unique dirigeant du pays. Il devient le Front populaire et permet la signature en avril 1995 d’un accord avec l’Ethiopie. Ainsi les 2 pays deviennent une zone de libre échange.
Dans la même année, l’Érythrée est confrontée à une opposition islamique qui reçoit le soutien du Soudan.
En décembre 1995, les Érythréens occupent les îles Hanish, à l’entrée de la mer Rouge. Le Yémen témoigne de son mécontentement. Ces 2 pays décident en octobre 1996 décident de soumettre leur litige à un arbitrage international. Le Yémen en novembre 1998 se fera restituer la Grande Hanish.
En mai 1998, un conflit oppose l’Érythrée à l’Éthiopie. L’Erythrée revendique le droit d’obtention de certains territoires acquis par l’Ethiopie en raison des frontières établies lors de la domination italienne. En février 1999, l'Éthiopie reprend la plaine de Badmé. En février 2000, l’armée éthiopienne envahit l’Érythrée. Pour instaurer la paix entre ces 2 pays, un embargo sur les armes, le matériel et l’assistance militaire est proclamé par le Conseil de sécurité de l’ONU. Ainsi les troupes érythréennes se retirèrent des territoires qu’elles occupaient jusque là.
Le 18 juin 2000 à l’Alger, des négociations de paix entre les représentants d’Addis-Abeba et d’Asmara sous la tutelle de l’Organisation de l’unité africaine (OUA) favorise la signature d’un accord de cessez-le-feu.
Le 12 décembre à l’Alger, c’est la signature d’un accord de paix et mettra fin à deux ans de guerre. Il sera approuvé par le président érythréen, Issayas Afwerki, par le Premier ministre éthiopien, Meles Zenawi, par le président Abdelaziz Bouteflika. Il sera également agrée par le secrétaire général de l’Organisation des Nations unies (ONU), Kofi Annan, et par la secrétaire d’État américaine Madeleine Albright.
Le 13 avril 2002, l’arbitrage frontalier définitif favorise le maintien de la paix entre l’Érythrée et l’Éthiopie. Cependant quelques conflits perdurent concernant le véritable détenteur de la ville de Badmé.

L’Érythrée est un vaste plateau d’une d’altitude moyenne qui domine une étroite plaine côtière de 50 km.
Les côtes, sont peu accessibles par bateaux à l’exception de la baie d’Arkiko où est établi le port de Massaoua et le golfe de Zula.
Au sud-est dans le désert des Afars (Danakils) se trouve la célèbre la plaine de sel, située en dessous du niveau de la mer.
A l’ouest, se lève un haut plateau dont l’altitude varie de 1 830 à 2 440 m.
Les collines pour l’essentiel se situent au nord et à l’ouest du plateau central et varient entre 760 et 1 370 m d’altitude.
Le principal fleuve, non navigable, est le Baraka.

Asmara est la capitale avec 431 000 habitants.

Liberty Avenue à Asmara
(avec l’aimable autorisation d’Eric Lafforgue)
Les autres villes sont Assab (39 569), Keren (32 100), Massaoua (19 400) et Menderfa (14 800).

Conquise de nombreuses fois au cours du XXe siècle, d’abord par les Italiens puis par les Britanniques et enfin par les Éthiopiens, l’Érythrée a accédé à l’indépendance en 1993, à la suite d’une guerre de libération qui a duré trente-cinq.
Après la fin de la domination éthiopienne sur l’Érythrée en 1991, le Front populaire de libération de l’Érythrée (FLPE),qui fut le mouvement le plus actif dans la guerre de libération, a pris en main le contrôle de l’administration. L’indépendance a été approuvée par référendum en avril 1993 et proclamée le 24 mai. Le gouvernement éthiopien, dirigé par le Front populaire de libération du Tigré (FPLT), ancien allié du FPLE contre l’ancien président éthiopien Mengistu, a reconnu l’indépendance du pays avant même la proclamation de celle-ci. Une période transition de quatre ans attendant la préparation d’une constitution a été décidée sous le contrôle du FLPE, a pris place en mai 1993. Il comprend un président, un gouvernement et une Assemblée nationale dont les membres sont désignés. Issayas Afeworki, secrétaire général du FPLE, a été officiellement élu président par l’Assemblée nationale en juin 1993. Le pays est composé de neuf provinces qui sont gouvernées par des administrateurs nommés par le président. A part le FLPE, les autres organisations politiques sont le Mouvement de libération de l’Érythrée (MLE) et le Front de libération érythréen (FLE).

La population de l’Érythrée est hétérogène ; plusieurs langues, cultures et religions y sont représentées. Les langues les plus parlées sont des langues sémitiques et chamitiques. L’arabe, le tigrinya et le tigré appartiennent au premier groupe, l’afar, le saho, le beja au second. Les principaux groupes ethnolinguistiques de l’Érythrée sont les Tigrinya (47,9 p. 100), les Tegréens (31,0 p. 100), les Afars (4,2 p. 100) et les Beja (3,9 p. 100).

Eglise d'Asmara
(avec l’aimable autorisation d’Eric Lafforgue)
À peu près la moitié de la population est constituée de chrétiens coptes traditionnellement installés sur le plateau. L’autre moitié est musulmane et vit sur la côte et dans les villes. Malgré la diversité culturelle, les Érythréens sont demeurés unis dans leur lutte contre la domination éthiopienne.
En 2001, la population de l’Érythrée est estimée à environ 4 298 269 habitants, soit une densité d’environ 35 habitants au km2. 82 p. 100 de la population est rurale.

Vieux Taxi
(avec l’aimable autorisation d’Eric Lafforgue)
La guerre avec l’Éthiopie et les famines qui ont frappé la région dans les décennies soixante-dix et quatre-vingt ont provoqué d’importants déplacements de populations. Lors de l’indépendance en 1993, 20 p. 100 environ de la population était déplacée ; un demi-million d’Érythréens étaient réfugiés au Soudan. Outre les problèmes de subsistance, de pauvreté et d’illettrisme (estimé en 1993 à 80 p. 100 de la population l’Erythrée doit réinstaller une partie de la population déracinée par la guerre et la famine, et reconstruire les infrastructures qui ont subi des dommages de destructions importantes ce fut le cas du port de Massaoua.

L’Érythrée est un vaste plateau qui domine une étroite plaine côtière, large d’une cinquantaine de kilomètres. Elle connaît deux saisons semi désertique et désertique La plaine côtière est extrêmement chaude et reçoit peu de pluie. Les côtes, longues de 1 150 km, sont inhospitalières en raison des récifs coralliens et subissent deux mouillages de qualité, la baie d’Arkiko où est installé le port de Massaoua et le golfe de Zula. Au sud-est, le désert des Afars (Danakils), la fameuse plaine du sel, située en dessous du niveau de la mer (- 100 m), connaît des températures parmi les plus élevées jamais enregistrées sur terre. Vers l’ouest, la plaine côtière se relève brusquement en un haut plateau dont l’altitude varie de 1 830 à 2 440 m et donnant des précipitations annuelles supérieures à celles de la côte., Situées au nord et à l’ouest du plateau central les collines varient entre 760 et 1 370 m d’altitude. Le réseau hydrographique du pays est pauvre, le seul fleuve important, non navigable, le Baraka, prend sa source près d’Asmara et se jette dans la mer Rouge au Soudan.

On trouve trois types de paysages naturels, la steppe à acacias et le désert sur les côtes, la brousse xérophile parsemée de tamaris et d’acacias et la savane sur les plateaux .la culture de fleurs et de fruits est réservée à l’exportation.

Vendeuse de grains
(avec l’aimable autorisation d’Eric Lafforgue)
Mais le pays produit aussi des pommes de terre, de la vigne ,des oliviers et des céréales tels que le blé, le sergho, il possède aussi un cheptel composé de caprins , d’ovins, bovins et de volailles.

Le pays possède des gisements de potasse ainsi que de l’or, du fer et du pétrole ;du cuivre, du gaz naturel, mais trois décennies de guerre ont beaucoup freiné l’exploration et l’exploitation de ces richesses minières.

En 1999, le produit intérieur brut (PIB) de l’Érythrée était de 645 millions de dollars, soit 160 dollars par habitant. L’Érythrée est un pays à 80 p. 100 rural, l’agriculture constitue l’activité traditionnelle du plateau et des régions Nord et Ouest, où les précipitations sont suffisantes.

La monnaie de l'Erythrée est le nafka qui se divise en 100 centime.