DIAKADI / Afrique de l'Est / Le Burundi

Jusqu’en 1966, le pays était gouverné par un monarque tutsi, le mwami, et avait déjà connu une vie politique mouvementée. Devenu une république en 1966, le Burundi est alors gouverné par les militaires, avec un parti unique, l’Union pour le Progrès national (Uprona), dominé par les Tutsi. Après un coup d’État, en 1987, le régime s’ouvre progressivement aux Hutus. Une nouvelle Constitution, approuvée par référendum en mars 1992, instaure un régime semi-présidentiel multipartite et multiethnique, avec un président élu pour cinq ans au suffrage universel indirect aidé d’un premier ministre. L’assemblée nationale est élu au suffrage universel pour 5 ans elle comprend 79 membres.

En février 2005 a été adoptée, par référendum, une nouvelle constitution. Cette Constitution, en fait déjà en vigueur depuis le 1er novembre 2004, date de la fin de la transition politique, a pour objectif de ramener une paix définitive dans ce pays.
Pour la première fois depuis 1993, les Burundais vont se doter d'institutions politiques dont les membres sont élus et non nommés.

Ce texte, qui repose sur les quotas multiethniques, donne à la majorité hutue, la possibilité de revenir au pouvoir tout en procurant des garanties vitales à la minorité tutsie.
Voici quelques points importants de cette constitution :
Le président, élu, doit être assisté de deux vice-présidents appartenant à des ethnies et à des partis politiques différents.
Le conseil des ministres et l'Assemblée nationale doivent comprendre 60% de Hutus et 40% de Tutsis, et le Sénat 50% de Hutus et 50% de Tutsis. L'Assemblée nationale dont les membres sont élus pour un mandat renouvelable de 5 ans et le Sénat doit comprendre un minimum de 30% de femmes.
En outre, L'assemblée nationale comprend trois députés issus de l'ethnie twa (1%) cooptés.
Le texte prévoit aussi la refonte de l’armée et de la police pour qu'elles soient paritaires entre les deux ethnies.
La représentation ethnique dans les entreprises publiques est pourvue à raison de 60% au plus pour les Hutus et 40% au plus pour les Tutsis."