
les côtés triangulaires verts représentent l'espérance
les côtés triangulaires rouges représentent la lutte pour l'indépendance
le fond blanc symbolise la paix
les étoiles rouges représentent la devise mais également les trois ethnies qui composent le pays : les Hutu, les Tutsi et les Twa.

Unité, Travail, Progrès.
11 décembre
Hymne National |
Traduction française |
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| Burundi Bwacu | Cher Burundi |
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République du Burundi est un pays enclavé d’Afrique centrale , situé dans la région des Grands Lacs. Il a pour frontières le Rwanda au nord, la Tanzanie à l’est, la République démocratique du Congo au sud , à l’ouest le lac Tanganyika et la Ruzizi. Couvrant 27 834 km², le Burundi, ancien Urundi, est l’un des plus petits pays du continent africain.

Lorsque l’Urundi fut colonisé par l’Allemagne en 1880, il prit le nom de Burundi et fut rattaché à l’Afrique- Orientale allemande ainsi que le Rwanda. Pendant la seconde guerre mondiale, sous l’influence des troupes Belges du Congo ils formèrent le territoire du Ruanda-Urundi avec Usumbura, aujourd’hui connu sous le nom de Bujumbura comme capitale. Les troupes belges maintiennent leur tutelle sur ces 2 pays avec l’aide de L’ Organisation des Nations unies (ONU).
Avec l’acquisition de son indépendance en juillet 1961, le Burundi devient une monarchie constitutionnelle, membre des Nations unies. Dans la même période de nombreuses revendications opposent les tutsi et les hutu et les entraînent dans une pluralité de confrontations. L’histoire politique du Burundi est faite d’innombrables coups d’état .
En juillet 1966, le mwami Mwambutsa IV est renversé par le coup d’état des militaires. Son fils, le moderniste Ntare V lui succéde. Il sera rapidement remplacé par le Capitaine Michel Micombero et prend la fonction de président et sera à son tour renversé par un coup d’état. lui-même sera remplacé par le général Jean-Baptiste Bagaza. L’instabilité entre tutsi et hutu est à l’origine d’un nouveau coup d’état. En septembre 1987, Jean-Baptiste Bagaza est remplacé par le major Pierre Buyoya de l’ethnie tutsi. D’autres confrontations se succèdent entre tutsi et hutu jusqu’à la mort du président Cyprien Ntaryamira en même que le président du Rwanda, Juvénal Habyarimana, dans l’avion qui l’emmenait au Rwanda. Sylvestre Ntibantunganya, ancien président de l’Assemblée nationale, assume les fonctions de président, mais ne dispose pas de véritables pouvoirs.
Le pays est d’autant plus fragilisé qu’il doit faire face l’arrivage massif de réfugiés rwandais.En juillet 1996, l’ancien président Pierre Buyoya chasse le président hutu Ntibantunganya et prend le pouvoir. Des représailles prises par la communauté internationale posent un embargo contre le Burundi dès lors les espoirs du paix s'amenuisent, le président prendra des décisions défavorables aux Hutus , le pays connaîtra une guerre civile qui causera la mort de milliers de hutus.
En août 2000, un accord de paix et de réconciliation entre le pouvoir et l’opposition est signé à Arusha en Tanzanie sous l’égide de Nelson Mandela : le pouvoir devra être partagé entre Tutsi et Hutu pendant une période de transition de trois ans. 700 soldats sud-africains seront chargés d’assurer la sécurité des hommes politiques et de maintenir l’ordre.Toutefois la guerre civile ne cesse pas et le président Buyoya échappe de peu à un coup d’état en avril 2001. La mise en place d’un gouvernement de transition comprenant 14 ministres Hutus et 12 ministres Tutsi avec pour président, Pierre Buyoya et pour vice-président le hutu Domitien Ndayizeye fait naître un espoir de paix.
Le nouveau président de la république, le deuxième depuis l’accession à l'indépendance du Burundi, en 1962 a été le 19 août 2005 avec 94 % des suffrages. Il s’agit de Pierre Nkurunziza, 40 ans, seul candidat en lice pour les premières élections présidentielles organisées dans le pays depuis 1993. Ex-leader rebelle de l'ethnie majoritaire hutue, le nouveau président est à la tête du CNDD-FDD (Conseil national pour la défense de la démocratie-Forces pour la défense de la démocratie).
Cette formation politique issue de l'ex-principale rébellion FDD (Forces pour la défense de la démocratie) se présentait pour la première fois à des élections et a gagné la majorité dans tous les scrutins : la présidentielle, la majorité à l'Assemblée nationale et au Sénat, et chez les maires.
Le CNDD-FDD, a réussi à s'imposer avec un discours rassembleur, de paix et de changement. A ce jour, six des sept mouvements rebelles ont déposé les armes.
La principale revendication du CNDD-FDD était l'intégration de la majorité hutue dans l'armée et les institutions politiques.
C’est chose faite depuis l’adoption par référendum en en février de la nouvelle Constitution qui répartit de façon plus équitable le pouvoir entre les deux principales ethnies.
Depuis quelques mois, l'armée est, quant à elle, composée à parité de Tutsis et de Hutus.

Le paysage est essentiellement dominé par de hauts plateaux et collines d’une altitude moyenne de 1 520 m, situés sur la ligne de partage des eaux des bassins du Nil et du Congo. C’est dans un petit village de montagne du burundi que le Nil prend sa source au sein de la rivière Ruvubu. Le pays est parcouru d’une multitude de rivière dont les principales sont le Ruzizi, la Malagarazi et la Kagera.
Le pays est essentiellement recouvert par la savane. La forêt est réduite par l’augmentation constante des surpâturages et les déboisements. La forêt contient des essences d’une grande diversité : eucalyptus, acacia, palmier à huile. La faune quant à elle est relativement variée et préservée : hippopotames, crocodiles, phacochères, léopards et antilopes.

La capitale est Bujumbura. 330000 hab.
Le Burundi ne compte que deux villes importantes: Bujumbura, la capitale et Gitega ( 95 300 habitants), qui est l’ancienne résidence royale.

Jusqu’en 1966, le pays était gouverné par un monarque tutsi, le mwami, et avait déjà connu une vie politique mouvementée. Devenu une république en 1966, le Burundi est alors gouverné par les militaires, avec un parti unique, l’Union pour le Progrès national (Uprona), dominé par les Tutsi. Après un coup d’État, en 1987, le régime s’ouvre progressivement aux Hutus. Une nouvelle Constitution, approuvée par référendum en mars 1992, instaure un régime semi-présidentiel multipartite et multiethnique, avec un président élu pour cinq ans au suffrage universel indirect aidé d’un premier ministre. L’assemblée nationale est élu au suffrage universel pour 5 ans elle comprend 79 membres.
En février 2005 a été adoptée, par référendum, une nouvelle constitution. Cette Constitution, en fait déjà en vigueur depuis le 1er novembre 2004, date de la fin de la transition politique, a pour objectif de ramener une paix définitive dans ce pays.
Pour la première fois depuis 1993, les Burundais vont se doter d'institutions politiques dont les membres sont élus et non nommés.
Ce texte, qui repose sur les quotas multiethniques, donne à la majorité hutue, la possibilité de revenir au pouvoir tout en procurant des garanties vitales à la minorité tutsie.
Voici quelques points importants de cette constitution :
Le président, élu, doit être assisté de deux vice-présidents appartenant à des ethnies et à des partis politiques différents.
Le conseil des ministres et l'Assemblée nationale doivent comprendre 60% de Hutus et 40% de Tutsis, et le Sénat 50% de Hutus et 50% de Tutsis.
L'Assemblée nationale dont les membres sont élus pour un mandat renouvelable de 5 ans et le Sénat doit comprendre un minimum de 30% de femmes.
En outre, L'assemblée nationale comprend trois députés issus de l'ethnie twa (1%) cooptés.
Le texte prévoit aussi la refonte de l’armée et de la police pour qu'elles soient paritaires entre les deux ethnies.
La représentation ethnique dans les entreprises publiques est pourvue à raison de 60% au plus pour les Hutus et 40% au plus pour les Tutsis."

En 2001, la population était de 6 223 897 habitants. Avec près de 224 habitants au km2, le Burundi connaît l’une des plus fortes densités d’Afrique. Le taux de croissance annuel de la population au début des années quatre-vingt-dix s’élevait à 3 % , la mortalité infantile atteignant 71%. La moitié de la population a moins de quinze ans .Le taux d’alphabétisation en 2001 est de 64,%. Si l’école est gratuite pour les enfants de sept à douze ans, elle n’est pas obligatoire dans le secondaire.
Les communautés les plus importantes sont les agriculteurs hutu (85 % de la population totale) et les éleveurs tutsi (environ 14 %). Les Twa, groupe de Pygmées, représentent moins de 1 %. de la population. Tous parlent les deux langues officielles, le kirundi, la langue bantoue locale et le français. Le kiswahili est la langue. administrative Les deux tiers des Burundais sont des chrétiens, le plus souvent catholiques ; 20 % pratiquent la religion traditionnelle animiste. Il existe également une minorité musulmane (2 % de la population).

Bien que situé juste au sud de l'équateur, le burundi jouit d'un climat frais en altitude.
La température annuelle moyenne est de 21,1 °C sur les plateaux, et de 24,4 °C dans la Rift Valley.
La saison sèche s’étend de mai à août.

Le Burundi élève des bovins ,ovins, des caprins et des volailles.
Il cultive des plantations de manioc de patate douce du tabac et la canne à sucre , du maïs.
Le café participe pour 75% aux recettes d’exportation ;
viennent ensuite le coton, le thé le cuir , l’haricot le sorgho, et la banane .
Le textile et les produits pétroliers sont importés, surtout d’Europe occidentale.
Une savane très peu arborée recouvre l’essentiel du pays. Détruit par le défrichement et le surpâturage , les forêts sont peu étendues.
Les arbres les plus communs sont l’eucalyptus, importé pour combattre l’érosion et fixer le sol, l’acacia dans les savanes orientales et le palmier à huile.
La faune est variée : hippopotames, crocodiles, phacochères, léopards et antilopes. La pisciculture est très développée et la pêche est pratiquée dans les rivières et dans les lacs.

L’activité minière est très réduite. Elle est axée principalement sur le kaolin et sur l’exploitation de petits gisements d’or et de minerai d’étain.
D’importantes réserves d’uranium, et surtout de nickel, demeurent inexploitées. L’activité industrielle première est celle de la transformation alimentaire.
L’énergie consommée est à 90 % produite localement par les barrages hydroélectriques de Rwegura et de Mugere.

Le commerce extérieur est très déséquilibré, la valeur des importations étant deux fois supérieure à celle des exportations.
Le café participe pour 75 p. 100 aux recettes d’exportation ;
viennent ensuite le coton, le thé et le cuir.
Le textile et les produits pétroliers sont importés, surtout d’Europe occidentale.
Le Burundi ne dispose pas de voies ferrées et le réseau routier, d’environ 5 900 km, consiste, en majeure partie, en pistes non bitumées.
L’essentiel du commerce est effectué par bateau via la Tanzanie, la Zambie et la République démocratique du Congo en passant par le port de Bujumbura, situé à la pointe nord du lac Tanganyika.
La contrebande en provenance de la République démocratique du Congo est, en outre, très importante.
Bujumbura est doté de l’unique aéroport international du pays.
Un service publique de radio et de télévision ; un quotidien et deux hebdomadaires sont diffusés dans le pays.

La monnaie du Burundi est le franc du Burundi BIF.
Le cours 100 bif = 1'45f