RÉPUBLIQUE DÉMOCRATIQUE DU CONGO

Nom : ce pays tire son nom du fleuve qui lui-même vient de KONGO, royaume s'étendant du centre de l'Afrique à l'est.
Le mot Kongo aurait plusieurs origines. La signification la plus communément admise serait ko-ngo, "allié de la panthère", en raison de l'assimilation de cet animal à toute chefferie.
Une autre explication viendrait du nom d'un chasseur émérite de ce royaume, Nkongo. Par extension, on pense que le nom pourrait être tiré d'une arme de jet, le kongo ou kong.

SYMBOLES NATIONAUX

Carte de la RDC Porte-Drapeau Drapeau de la RDC

Drapeau

La couleur bleu ciel : la paix,
la bande rouge : le sang des martyrs,
la couleur jaune : le signe de la richesse du pays
l'étoile jaune : pays uni promis à un avenir radieux

Emblème de la RDC

Armoiries

tête de léopard : symbole du pouvoir du chef garant et protecteur des valeurs fondamentales de la République
la pointe d'ivoire : représente les richesses de la faune et de la flore du pays
la lance : symbole de l'outil de dissuasion, de protection et de défense des intérêts et des valeurs du pays.
La devise du Pays

Devise

Justice, Paix, Travail

Hymne national

Debout Congolais
de J. LUTUMBA et S. BOKA

DeboutCongolais
Unis par le sort
Unis dans l'effort pour l'indépendance
Dressons nos fronts
Longtemps courbés
Et pour de bon
Prenons le plus bel élan
Dans la paix

Ô Peuple ardent
Par le labeur
Nous bâtirons un pays plus beau qu'avant
Dans la paix

Citoyens,
Entonnez,
L'hymne sacré de votre solidarité
Fièrement
Saluez
L'emblème d'or de votre souveraineté
Congo

Don béni, Congo
Des aïeux, Congo
Ô Pays, Congo
Bien aimé, Congo

Nous peuplerons ton sol
Et nous assurerons ta grandeur

Trente juin, Ô doux soleil
Trente juin, du trente juin
Jour sacré, sois le témoin
Jour sacré de l'immortel serment de liberté
Que nous léguons
A notre postérité
Pour toujours.

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SITUATION GEOGRAPHIQUE DANS LE CONTINENT

La République démocratique du Congo (l’ex-Zaïre), appelée aussi le Congo-Kinshasa pour la différencier du Congo-Brazzaville (ou république du Congo), est un pays d’Afrique centrale, 3è pays d’Afrique par sa superficie qui atteint 2 344 885 km².

Il est situé sur l’équateur, sa forêt est immense tandis qu’il occupe une minuscule ouverture sur l’océan atlantique. Les pays frontaliers sont à l'ouest le Congo-Brazzaville, au nord la République centrafricaine et le Soudan, à l'est l'Ouganda, le Rwanda, le Burundi et la Tanzanie, au sud la Zambie et l'Angola.

flèche HISTOIRE

Les premiers peuplements

Des découvertes récentes d’outils de pierre, entre le lac Albert et le lac Édouard, à la frontière est du pays, montrent que le peuplement de ce pays remonte à deux millions d’années. A cette époque la cuvette congolaise était recouverte d’une forêt dense.
Les populations les plus anciennes seraient les pygmées et les bochimans dont les premières traces remontent à 9000 ans.

1500 ans avant J.C, le pays subit une grande migration de peuples de langue bantous venue du Nigeria, du Tchad et du Cameroun. Ils s’installent sur les zones côtières et les savanes ainsi que sur les plateaux orientaux et méridionaux où ils défricheront la forêt. Ils repoussent les pygmées dans la forêt primaire.
Aujourd’hui près de 70% de la population de la RDC sont les descendants de ces peuples bantous.

Un siècle plus tard des peuples venus du soudan s’installent nord-est du pays.

L'ère précoloniale

Avant la colonisation, on comptait de nombreux royaumes aux tempéraments belliqueux entretenant des relations commerciales prospères.
Ces royaumes avaient pour caractéristique principale la succession matrilinéaire fondé sur le vote ou la nomination du vainqueur d’une compétition ardue entre différents concurrents.

Le plus ancien État connu dans la région est le royaume du Kongo formé au XIV è siècle. Il s’étendait sur le territoire actuel des États de la République démocratique du Congo, de la République du Congo, du Gabon et de l'Angola. Il atteint son apogée au XV è siècle et fut l’un des premiers à réaliser une christianisation de son peuple à grande échelle.
Le royaume kouba se constitua dans le Kasaï occidental et le Lulua. Ses origines remonteraient, elles aussi, au XVe siècle, mais il ne prit réellement son essor qu'au XVIIe siècle, sous le règne de Chamba Bolongongo. Ce souverain «moderniste» encouragea les nouvelles cultures et répandit le tissage du raphia. À la fin du XVIIe siècle, les Lubas envahirent le royaume kouba. Celui-ci perdura néanmoins jusqu'à sa soumission par les Belges en 1904.
Le royaume lunda, dans le sud-ouest du Katanga, fondé au XVIè siècle par l'union de diverses chefferies, prendra son essor avec la fin de l’empire Kongo grâce à ses échanges commerciaux entre les deux océans, Atlantique et Indien. Ses richesses minières susciteront l’appétit des européens. Ces derniers, aidés dans leur tache par les luttes fratricides entre différents prétendants au titre de Mwant Yav (Empereur), affaibliront l'empire qui éclatera à la fin du XIXè siècle en une multitude de petits royaumes.

Les esclavagistes et les négriers pratiqueront des razzias meurtrières entraînant des guerres incessantes entre tribus et entre royaumes qui ravageront l'ensemble du pays. Au final, on assistera à la dislocation de ces systèmes étatiques et de ces royaumes.

Les premières expéditions coloniales

Les portugais furent les premiers, avec l’explorateur Diego Cam, à avoir découvert l’embouchure du fleuve congo et l’existence du royaume du Kongo en 1482. Des comptoirs furent créés sur la côte et la cour de Lisbonne et celle du royaume Kongo nouèrent des contacts étroits, surtout dans le domaine commercial (bois, ivoire et, principalement, esclaves).
Avec la chute du royaume du Kongo et les résistances de plus en plus vives de la population contre la traite des noirs, les portugais se tournent vers l’Angola jugée moins rétive et limitèrent leur implantation à la région littorale.

Les véritables explorations ne débutèrent qu'à la fin du XVIIIè siècle grâce notamment à l’explorateur journaliste anglo-américain Henry Morton Stanley. Il explore, le premier, le fleuve Congo de 1874 à 1877. Les récits qu’il fera de son voyage renforceront l’intérêt croissant des Européens pour l’Afrique, considérée comme une source de richesses.

Au même moment, le roi des Belges, Léopold II, qui rêvait d'un empire en Afrique réunit au Palais de Bruxelles une conférence internationale réunissant les délégations de 6 nations parmi les plus puissantes, composées de savants, de géographes et d'explorateurs, et axée sur la découverte de l'Afrique centrale. Cette conférence aboutira à la création en 1876 à l’Association internationale pour la civilisation et l'exploration de l'Afrique centrale et marque le point de non-retour du processus colonial en tant que tel. En effet, au-delà de la présence de missionnaires belges au Congo, c’est cet événement officiel qui va propulser en avant le processus colonial en y associant trois idées : l’humanitaire, la scientifique et l’économique.

En 1877, Léopold II créa, avec le concours de Stanley, le Comité d'études du Haut-Congo, transformé en 1879 en Association internationale du Congo dont l’objectif était «d’ouvrir l’Afrique à la civilisation et d’abolir la traite des esclaves».
En réalité, le roi récupère sous son autorité directe et à son unique profit les dividendes de la coopération grâce à l’habileté de Stanley qu’il chargea de cette mission.

Ce dernier conclu (par la force ou par la ruse) des traités avec près de 450 chefs indigènes pour le compte de Léopold II et établit le long du fleuve Congo, désormais balisé, une série de comptoirs commerciaux parmi lesquels Stanleyville (actuelle Kisangani) et Léopoldville (actuelle Kinshasa).
Ce faisant, il pose les bases du futur état indépendant du Congo.

L’Etat indépendant du Congo

Le pays est colonisé par Léopold II qui, par la conférence de Berlin, février 1885, en fait un «État indépendant du Congo» dont il fut le souverain à titre personnel.
En 1908, l’État indépendant du Congo devient une colonie belge.

Le développement d'une population urbaine et ouvrière entraîna l'apparition des premiers mouvements nationalistes tel l’Abako de Joseph Kasa-Vubu favorable à la création d’un État confédéral, le Mouvement national congolais de Patrice Lumumba défendant la constitution d’un État fédéral ou encore la Conakat (Confédération des associations katangaises) poussée par les intérêts miniers.

Après 10 ans de luttes politiques, la Belgique décide de se retirer, craignant une guerre d’indépendance semblable à celle qui frappait l’Algérie. Une table ronde réunissant à Bruxelles les dirigeants des partis politiques congolais, les chefs coutumiers et les représentants du gouvernement belge, en janvier et en février 1960, fixe, dans des conditions difficiles, au 30 juin de la même année l’indépendance du Congo sans régler la question du fédéralisme.

La première république

En mai 1960, les élections donnent la victoire au MNC de Lumumba, qui cède cependant la présidence à Kasa-Vubu, après la proclamation de l’indépendance, à Léopoldville, le 30 juin 1960.
Compte tenu des dissensions existant entre ces deux formations politiques au sein d’un gouvernement central, la jeune république sombre presque aussitôt dans le chaos et la division. Situation renforcée notamment par la rébellion de l’armée contre les officiers blancs.
Le Katanga (ancien nom de la région du Shaba) fait sécession en juillet, sous la direction de Moïse Tschombé appuyé par la puissante Union minière, et demande l’aide militaire belge.
En août, la province du Kasaï fait sécession.

Entre-temps, afin de protéger ses ressortissants au Congo et organiser leur retour au pays, et sans consulter le nouveau gouvernement, le royaume de Belgique envoya des renforts de troupes à celles restées sur place. Cette mesure suscita la colère des citoyens congolais et accentua les troubles.
Le premier ministre Lumumba demanda l’intervention des Nations unies. Il obtint une force de maintien de la paix neutre qui refusa d’intervenir au Katanga. C’est pourquoi Patrice Lumumba se tourna vers l’URSS au grand dam des Etats-Unis qui voyaient poindre le spectre d’un bastion communiste au centre de l’Afrique.

Soutenu par l’Onu et les Etats-Unis, le 5 septembre 1960, le Président Kasa-Vubu passe à la radio pour annoncer la révocation de son premier ministre Patrice Lumumba ainsi que six autres ministres. Moins d’une heure plus tard, ce dernier annonce à son tour la destitution du président.
Kasa-Vubu nomme le président du sénat Joseph Ileo comme Premier ministre. Il est rejeté par le Parlement, où Lumumba à la majorité et qui le qualifie de « somptueux Premier ministre d’un gouvernement illégal ».
Ileo contresigne le décret de Kasa-Vubu du 13 septembre 1960 portant ajournement des chambres pour un mois.

Après que Kasa-Vubu (président) et Lumumba (premier ministre) se furent destitués réciproquement, le colonel Joseph-Désiré Mobutu, commandant de la force publique, opéra un coup d’état le 14 septembre 1960, neutralisa la présidence, le gouvernement et les deux chambres. En réalité, seul Lumumba sera mis hors circuit, tandis que Kasa-Vubu continue de diriger.
Le 29 septembre, le président Kasa-Vubu transférait son autorité à Mobutu qui mit en place un gouvernement provisoire.

Mis en résidence surveillée, Lumumba s’échappe.
Il est rattrapé en décembre et est mis aux arrêts par le colonel Mobutu.
En janvier, est envoyé dans la province du Katanga. Il y sera torturé et exécuté par un commando belgo-congolais le17 janvier 1961.

Pendant cette période de trouble, le Congo est divisé en trois pouvoirs :

Face à la difficulté des politiciens congolais de se parler, l’abbé Fulbert Youlou, président du Congo-Brazza, va initier des contacts chez lui avec Moïse Tshombe, Albert Kalonji, Joseph Kasa-Vubu, Bomboko, Bolikango.
Ces contacts aboutiront au Conclave de Lovanium (du 22 juillet au 2 août 1961) mené par Fulbert Youlou, président du congo-brazza, sous l’égide de l’ONU. Tous les acteurs de la crise sont présents excepté Tshombé et ses parlementaires.
Le compromis trouvé au conclave de Lovanium n'a pas remis en cause la légitimité de J. KasaVubu. Par contre, il a abouti à la nomination de Mr. Cyrille Adoula, jugé neutre, comme Premier ministre de compromis au détriment de Mrs. lléo et Gizenga.
Les membres du MNC, majoritaire au parlement dénoncent cette situation et entrent en rébellion. La résistance qui durera de 1963 à 1965 gagne les ¾ du pays.

Entre-temps, le 21 février 1961, le conseil de sécurité de l’ONU donne l’autorisation aux forces congolaises de l'ONU d’intervenir au Katanga afin d’éviter une guerre civile au Congo.
Alors qu'il négociait un cessez-le-feu entre les troupes de l'ONU et les forces katangaises, le secrétaire général de l'ONU, Dag Hammarskjöld, trouva la mort dans un accident d'avion dont les circonstances ne furent jamais élucidées.
Entre 1962 et 1963 : L’Onu met fin à la rébellion de Gizenga à Stanleyville (Kisangani), dans l’Est.
En décembre 1962, les forces de l'ONU prenaient le contrôle d'Élisabethville.

Tschombé prit la fuite et se réfugia à Kolwezi. Le 15 janvier 1963, il se rendit et obtint l'amnistie pour lui-même et ses partisans. . La sécession katangaise est supprimée; Tshombe et ses partisans gardent les mandats politiques qu'ils occupaient avant la sécession.

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RELIEF ET VEGETATION

Le Congo occupe l’immense bassin du fleuve éponyme, le plus étendu du continent africain, le deuxième fleuve du monde, après l'Amazone, par le débit et la superficie de son bassin.

Avec ses nombreux affluents, il est le principal réseau navigable d'Afrique mais malheureusement, il ne communique pas directement avec l'océan étant coupé en aval par de nombreux chutes et rapides impropres à la navigation.

En amont de nombreux rapides forment un potentiel hydroélectrique considérable notamment avec le barrage d'Inga.

Plateaux et collines forment l'essentiel du relief, des plaines inondables longeant le fleuve et ses affluents.

Le fleuve, et nombre de ses affluents, prend naissance dans les savanes du sud. Dans le sud-ouest, le fleuve traverse de hauts plateaux accidentés dont celui du Shaba ou Katanga, situé à 1 220 m avant de longer le plateau batéké.

A l'est, on trouve les hautes terres d'Afrique orientale que parcourt le grand rift. Ici se dressent les plus hauts sommets congolais, le Karisimbi (4 507 m), la Mikeno (4 437 m), le Nyaragongo (3 470 m), dans le massif des volcans Virunga, le Ruwenzori, les «montagnes de la Lune», culminant à 5 119 m au pic Marguerite.

Chutes près de Goma
Chutes près de Goma
(avec l'aimable autorisation de Christian Poffet).

Les lacs Mobutu (qui devrait prochainement changer d’appellation), Edouard, Kivu et Tanganyika, jalonnent la frontière avec le Rwanda, le Burundi et la Tanzanie. 

La majeure partie du bassin alluvial est couverte de forêt dense équatoriale et ne compte que de rares foyers de peuplement.

Soumise à l’influence du volume et du régime des précipitations, la végétation est riche et variée avec une dominance de la forêt équatoriale qui occupe plus d'un million de kilomètres carrés au centre du pays.

Au nord et, surtout, au sud du massif forestier, on trouve des savanes (herbacées, arborées ou boisées).

Une forêt claire d'arbres à feuilles caduques occupe le Katanga et le Sud-Ouest. Sur les pentes des hautes montagnes de l'Est, s'étagent des forêts de bambous, des bruyères arborescentes et des mousses.
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CAPITALE ET PRINCIPALES VILLES

La République démocratique du Congo a une population estimée à 50,5 millions d’habitants en 1999.

Le pays est divisé en 11 provinces : Kinshasa (4,7 millions d'habitants) qui est aussi la capitale, le Bandundu (5,2 millions), le Bas-Congo (2,8 millions), l'Équateur (4,8 millions), le Katanga (4,1 millions), le Kasaï occidental (3,3 millions), le Kasaï oriental (3,8 millions), le Maniema (1,2 million), le Kivu du Nord (3,5 millions) et le Kivu du Sud (2,8 millions).

Les villes principales sont, outre Kinshasa, Mbuji-Mayi (550 000 hab.), Lubumbashi (744 000 hab.), Kolwezi (516 000 hab.), Kisangani (338 000 hab.) et Kananga (319 000 hab.).
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POLITIQUE

Avant 1990, date de l’adoption du multipartisme, le pays vivait sous un régime présidentiel autoritaire à parti unique.

Les manifestations estudiantines et les émeutes poussent le Président Mobutu Sese Seko à prendre des mesures pour reconnaître plusieurs partis politiques et l’adoption d’une nouvelle constitution.

En1994 un accord prévoit le partage du pouvoir entre le chef de l’Etat et le parlement de transition.

En mai 1997 Laurent-Désiré Kabila s’empare du pouvoir et dissout les institutions. Il forme un gouvernement comprenant ses proches. Les pouvoirs législatif et exécutif sont sous son autorité.

Assassiné en janvier 2001, il est remplacé par son fils qui devient ainsi le responsable de la destinée du pays et du peuple congolais.

La nouvelle Constitution de la République démocratique du Congo a été promulguée le 18 février 2006 à Kinshasa par le président Joseph Kabila en présence de plusieurs invités étrangers dont le président en exercice de l’Union africaine (UA), le Congolais Denis Sassou Nguesso et le roi du Maroc Mohammed VI.
Cette nouvelle Constitution a instauré un nouveau drapeau, de nouvelles armoiries, une nouvelle devise et, 36 mois après l’instauration de ces institutions, 26 nouvelles provinces.

Le président sortant Joseph Kabila, à été reconduit dans ces fonctions lors de l'élection présidentielle du 29 octobre avec 58,05% des suffrages exprimés.
C’est le premier président élu au suffrage universel direct.
La proclamation définitive des résultats est attendue à la fin du mois et l'investiture du nouveau président le 10 décembre.
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POPULATION, LANGUES ET RELIGIONS

On compte 45 233 680 habitants ce qui donne une densité de 20 habitants au km², la population se concentrant sur les hauteurs périphériques de l'Est, plus saines, et surtout dans le tiers sud du pays où dominent la forêt claire et la savane arborée (région de Kinshasa et du Katanga).

Le Congo-Kinshasa compte quelque 250 ethnies qui peuvent être réparties en plusieurs groupes.
Le groupe bantous  (Luba, les Mongo, les Kongo entre autres) qui représentent environ 80 % de la population.
Les ethnies non bantoues se répartissent entre les Soudanais, les Nilotiques, les Chamites et les Pygmées.

Les langues officielles sont le français et l'anglais.
On dénombre 221 langues ethniques dont 186 langues appartenant à la seule famille bantoue et parlées par plus de 80 % de la population congolaise. Les autres langues sont représentées par la famille nilo-saharienne.
Parmi ses différentes langues nationales, on distingue quatre langues véhiculaires régionales qui découpent le pays en quatre grandes aires linguistiques :
- Le swahili ou kiswahili est parlé comme langue seconde par environ neuf millions de personnes dans les régions de l’Est, notamment au Katanga dans le Kivu, en passant par le Lualaba à l'ouest et les Grands Lacs à l'est (ainsi qu'au Kenya et en Tanzanie).
- Le lingala conquiert environ 8,5 millions de locuteurs localisés à Kinshasa, la capitale,  et les régions du Moyen-Congo et du Haut-Congo.
- Le tshiluba (ou luba-kasaï) est pratiqué par environ six millions de locuteurs dans le Sud, particulièrement dans la région du Kasaï.
- Le kikongo est adopté par deux millions d’autochtones, principalement dans la région du Bas-Congo et du Bandundu (et en Angola).

La majorité des Congolais sont de religion chrétienne. Les catholiques forment 40 % de la population, les protestants, 35 %, les kimbanguistes (une importante Église d'origine africaine), 10 %. Il existe également des petites communautés musulmanes (9 %), juives et grecques-orthodoxes.
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CLIMAT

Avec une superficie si grande, la République démocratique du Congo est un pays au climat très varié subissant l’influence de plusieurs facteurs climatiques.

Ainsi les hautes terres ont des températures tempérées (16 à 18° C) et des neiges éternelles et des glaciers au sommet du Ruwenzori. A l’inverse, la cuvette située sur l’équateur, a un climat tropical typique : chaud et humide, plus de 2 000 mm de pluie par an tombant quasiment toute l’année.

Au nord et au sud de la zone équatoriale, le climat tropical connaît des saisons alternées avec une saison sèche qui peut durer de 3 à 7 mois. Ainsi au Katanga, six mois secs alternent avec six mois pluvieux.
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AGRICULTURE ET ELEVAGE

La majeure partie de la population est composée d’agriculteurs. Les principales cultures telles que le manioc et le maïs sont réservées à la consommation locale sont en quantité insuffisante d’où la nécessité d’importer des produits alimentaires.

Les colons avaient développé les cultures de caoutchouc, de cacao et d’huile de palme dans la zone forestière, et de café, de coton et du thé dans la savane. Malheureusement, ces activités ont été négligées depuis l'indépendance. On assiste toutefois à une reprise de l'exploitation du café, du thé et du palmier à huile depuis quelques années.

La République démocratique du Congo possède le plus important potentiel sylvicole d'Afrique. L’exploitation du bois est faible par rapport au potentiel. La forêt n'a été intensivement exploitée que dans la région montagneuse située à proximité de l'Atlantique plus facile d’accès.

L’élevage des caprins et des volailles ne cesse de régresser depuis 1994 jusqu’à nos jours.

La pêche est faible.
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INDUSTRIES ET MINES

Avec un sous-sol très riche, le Congo était avant 1991 le premier producteur mondial de cobalt (65 % des réserves mondiales) et de diamants industriels au monde. Il venait en 6è place pour la production du cuivre. Aujourd’hui, hormis celle du diamant qui souffre beaucoup de la contrebande, les extractions minières ont fortement chuté.

On trouve également de l'or, du zinc, du manganèse, de l’uranium, de l’argent, du charbon, du cadmium et du tungstène.

Ces ressources minières sont concentrées surtout dans la région du Katanga. Ce sont des compagnies étrangères (la plupart belges) qui en assurent la production sous le contrôle de l'État, depuis 1966.

Les ressources énergétiques sont faibles : bien que le barrage d'Inga sur le fleuve Congo, assure, avec les centrales hydro-électriques du Shaba et de Kinshasa, la presque totalité de l’approvisionnement du pays en courant, il ne fonctionne qu'au quart de sa capacité.

De plus, le pétrole extrait depuis 1976 sur le plateau continental reste sous-exploité.

Des nappes de gaz naturel ont été découvertes dans le lac Kivu.
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ECONOMIE

Malgré ses riches possibilités, l'économie congolaise souffre de débouches maritimes malaisés, d'un réseau de communications intérieures très insuffisant, des incohérences des décisions politiques et de la fluctuation des cours mondiaux.

Un plan de reconstruction de 4,5 milliard de dollars lancé en 1997 n’a tenu que quelques mois. Les compagnies minières sont découragées par l’absence de toute législation protégeant les investissements.

La situation économique n’a cessé de se dégrader avec la guerre civile qui secoue ce pays, et aujourd’hui, la République démocratique du Congo est un des pays les plus pauvres au monde malgré les immenses richesses de son sous-sol.
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MONNAIE

La monnaie de la République Démocratique du Congo est le franc congolais depuis 1998. Il a remplacé le nouveau zaïre.
Le franc congolais est divisé en cent centimes. À son lancement en juin 1998, le franc congolais valait 0,72 dollar américain. Au 6 janvier 2005, il fallait 417,037 pour obtenir 1 dollar américain.
Le franc concolais est émis par la Banque Centrale du Congo.