Nom : ce pays tire son nom du fleuve qui lui-même vient de KONGO, royaume s'étendant du centre de l'Afrique à l'est.
Le mot Kongo aurait plusieurs origines. La signification la plus communément admise serait ko-ngo, "allié de la panthère", en raison de l'assimilation de cet animal à toute chefferie.
Une autre explication viendrait du nom d'un chasseur émérite de ce royaume, Nkongo. Par extention, on pense que le nom pourrait être tiré d'une arme de jet, le kongo ou kong.

Le drapeau Congolais adopté le 18 août 1958 fut le cinquième à reprendre les couleurs panafricaines : le vert, le jaune et le rouge.

Unité, Travail, Progrès.
Paroles et musique : Jean Royer, Jacques Tondra et Jo Spadilière.
Adopté en 1962
Remplacé en 1969
Rétabli en 1991.
En ce jour, le soleil se lève
Et notre Congo resplendit
Une longue nuit s'achève
Un grand bonheur a surgi
Chantons tous avec ivresse
Le chant de la liberté.
Refrain
Congolais debout fièrement partout
Proclamons l'union de notre nation
Oublions ce qui nous divise
Soyons plus unis que jamais
[: Vivons pour notre devise
Unité, Travail, Progrès]
Des forêts jusqu'à la savane
Des savanes jusqu'à la mer
Un seul peuple une seule âme
Un seul cœur ardent et fier
Luttons tous tant que nous sommes
Pour notre vieux pays noir.
Refrain
Et s'il nous faut mourir en somme
Qu'importe puisque nos enfants
Partout pourront dire comme
On triomphe en combattant
Et dans le moindre village
Chantent sous nos trois couleurs.
Refrain
15 août
Congés officiels les grandes fêtes chrétiennes de Pâques, de la Pentecôte, de la Toussaint et de Noël.

Le Congo est situé en Afrique centrale avec une superficie de 341 921 km2.
Les pays frontaliers sont : au nord le Cameroun et le Centre - Afrique, le Gabon à l'est à l'ouest la République Démocratique du Congo, avec une toute petite ouverture sur l'Océan Atlantique.

La région regorge de vestiges vieux de 7 000 ans avant notre ère. Des peuples sédentaires ont commencé à pratiquer la métallurgie du fer, puis ils s’établissent dans le pays.
Les Pygmées apparaissent plus tard. Les Bantous, venus d’horizons différents, s’installent au début de notre ère et donnent naissance aux peuples et aux cultures de la région : Kota, Batékés, Bakongos, Mbochis.
Les Makas n’arrivent dans la région d’Ouesso qu’au XX e siècle.
En 1482, le navigateur portugais Diogo franchit l’embouchure du fleuve Congo. A cette époque coexistent deux grands royaumes : le royaume du Loango et celui du Kongo.
A la suite d’un conflit opposant Lisbonne et Mbanza-Kongo, le royaume de Kongo est détruit et celui du Loango est affaibli.
La traite des Noirs, les guerres et le comportement des missionnaires poussent la population dans un mysticisme exacerbé.
Les premiers explorateurs français arrivent sur le territoire en 1879-1880, s’y fixent et signent des traités avec le makoko, roi et chef religieux des Batékés, puis avec le ma- Loango, roi du Loango. Les territoires sont placés sous protectorat français.
En 1903, la région prend le nom de Moyen-Congo et devient une colonie intégrée au sein de l’Afrique- Équatoriale française en 1910. Le travail forcé, les conditions de travail font des milliers de morts entre 1890 et 1910 et provoquent des protestations ce qui contraint les autorités françaises à retirer aux compagnies les concessions qu’elles détiennent.
La population se révolte et rejoint les mouvements syncrétiques politico-religieux du kakisme et du kibanguisme qui naissent à partir des années 1920. Pendant la Seconde Guerre mondiale, Brazzaville, principale ville de la colonie, devient capitale de la France libre. En janvier 1944, le général de Gaulle réunit les représentants des territoires de l’Empire colonial français et jette les bases de l’Union française. C’est dans cette ville qu’il annonce la décolonisation. Brazzaville devient ainsi le symbole de l’Afrique indépendante.
À la suite du référendum du 28 septembre 1958, le Moyen-Congo accède à l’indépendance le 15 août 1960 sous la dénomination de république du Congo. Son premier président, l’abbé Fulbert Youlou exacerbera les tensions ethniques. Il est renversé trois ans plus tard par un coup d’état qui porte au pouvoir Alphonse Massemba-Débat, l’ancien président de l’Assemblée nationale.
S’ensuit une série d’instabilité politique émaillée de conflits ethniques jusqu’à l’accession au pouvoir en 1979 du colonel Denis Sassou-Nguesso adepte du marxisme-léninisme. Il est réélu en 1984, puis en 1989.
La situation économique ne cesse de se dégrader (baisse du prix du pétrole), l’endettement augmente : Sassou- Nguesso se voit contraint d’abandonner sa méthode marxiste et adopte une nouvelle constitution et une politique démocratique et pluraliste.
Lors des premières élections pluraliste Pascal Lissouba est élu président de la République en 1992. Un an après c’est la guerre civile exacerbée par les partisans du président Lissouba, les partisans de l’ancien président Sassou-Nguesso et ceux de Bernard Kolélas, président du principal mouvement d’opposition et maire de Brazzaville. On compte à peu près 2000 morts et une centaine de milliers de personnes fuyant vers l’intérieur du pays. L’entrée de quatre opposants au gouvernement apaise pour quelque temps les protagonistes.
La guerre civile en juin 1997 connaît une reprise qui plonge le pays dans un climat de haine de souffrances et de pauvreté. Le 16 octobre 1997, Sassou-Nguesso sort victorieux de ces conflits et appelle à la réconciliation nationale. Le 25 octobre, il se proclame président.
En décembre 1999, un accord est trouvé sous l’égide du président Bongo. En 2002 Denis Sassou- Nguesso est élu président avec 84 % des suffrages.

La façade atlantique est formée, d’une plaine littorale sableuse s’inclinant vers le Cabinda, avec des baies ombragées et des lagunes bordées de forêts, séparée par des cordons littoraux de la mer.
La côte est dangereuse, à l’embouchure du Kouilou, à cause d’une barre très forte. La région du Mayombé est escarpée et boisée de nombreuses rivières côtières sont présentes. À l’est, la vallée fertile du Niari est séparée par le Mayombé de la partie méridionale des monts du Chaillu et du plateau de Koukouya.
Au centre, surplombant le fleuve Congo, les plateaux Batéké sont parcourus de rivières et parsemés de petits lacs. La cuvette congolaise, au nord, forme une vaste plaine (200 à 300 m d’altitude) traversée par de puissants cours d’eau qui alimentent le fleuve Congo (Oubangui, Sangha, Likouala et Alima), mais elle est mal drainée en raison de la faiblesse de la pente. De grandes zones, inondables en saison des pluies, occupent le nord-est entre la Sangha et l’Oubangui.
La forêt équatoriale humide, qui couvre en grande partie la cuvette congolaise, occupe près de la moitié de la superficie du pays et constitue une ressource naturelle majeure, mais seules les forêts du Chaillu sont exploitées en raison de la proximité de la voie ferrée du Gabon. Les principales essences exploitées sont l’okoumé, l’acajou, le limba, le sapelli. C’est en majorité une forêt dense dans le nord-ouest et le sud-ouest du pays.
La savane arborée et les forêts-galeries s’étendent au nord et au nord-est.
La faune, nombreuse et variée, comprend entre autres antilopes, girafes, guépards et crocodiles, ainsi que de nombreux oiseaux et serpents.

La capitale de la République du Congo est Brazzaville qui compte 1 000 000 d'habitants.
Brazzaville est le symbole de la décolonisation. En effet c’est dans cette ville que Le Général De Gaulle prononce les discours qui annoncent l’arrivée de la décolonisation.
Les principales villes sont Pointe-Noire 450 000 habitants, Louboumo port principal (62 000 habitants), et Nkayi (41 000 habitants).

Indépendant depuis le 15 août 1960, une démocratie à l’africaine s’est instaurée. Le multipartisme se fait modestement , timidement mais sûrement depuis 1990, après plusieurs coups d’Etat qui ont vu l’arrivée des militaires au pouvoir.
Le président (Général Denis Sassou-Nguesso ) est élu au suffrage universel pour 5 ans (depuis octobre 1997 ).
Les 125 députés élus pour cinq ans et les soixante sénateurs élaborent les lois du pays.

Une population de 2 800 000 d'habitants environs, la densité est à peu près 9 habitants au /km2.
Espérance de vie 53 ans . La population concentrée au sud est composée de Bakongos.
L’école est gratuite et obligatoire dès l’âge de six ans et jusqu' à seize ans.
Les Batékés sont dans les plateaux les Mbochis 10% de la population habitent la forêt, les Sanghas habitent la partie de la forêt du nord entre Sangha et l’Oubangui là aussi se trouvent des Pygmées bakas. Les Congolais parlent le français, le lingala est parlé dans le nord à 50% et l’est le monokutuba, est parlé dans le sud, le lari un peu plus de 10%.
Les religions sont : l’animiste, le christianisme, le vaudou. L’islam occupe les savanes et les grandes villes.

Le Congo a un climat tropical au sud chaud et humide la saison de pluie s’étend d’octobre à avril, mais il connaît aussi une période de sécheresse de juillet à août.
Coupé par l’équateur en son milieu, le Congo dispose d’une façade réduite sur l’Océan Atlantique. La forêt équatoriale qui occupe la moitié de la superficie du pays est une ressource importante. Le Congo jouit de la présence de girafes de guépards de crocodiles de même que d’oiseaux et de serpents.
Le pays élève des porcins, caprins, volailles.
On y trouve du manioc, maïs, orange, café, cacao, canne à sucre, la pêche est importante, la production du bois est primordiale pour l’équilibre de la balance agricole du pays qui importe plus de 80% de ses produits alimentaires.

Le Congo possède des puits de pétrole au large du littoral. Il représente 90% des exportations annuelles du pays (9,46 millions de t en 1994).
Avec la découvertes de nouveaux gisements au large de Pointe-Noire, la production pourraient atteindre plus de 15 millions de tonne.
Le Congo possède une raffinerie de pétrole à Pointe-noire.
Le Congo extrait également du gaz naturel, du plomb, du cuivre et de l’or.
L’industrie est essentiellement tournée vers l'agroalimentaire. Toutefois, le pays tente de diversifier sont activité industrielle vers les produits textiles, du ciment, des chaussures et du savon.

Le Congo devrait être l’un des pays les plus riches du monde ( producteur de pétrole et d’or) mais l’économie du pays est freinée par le manque d’infrastructures, routes presque inexistantes, les dettes publiques sont les plus élevées du monde par habitant.
Le programme établit par le FMI en juillet 1998 devrait permettre l’équilibre qui favoriserait la reconstruction du pays.

La monnaie est le franc CFA.