Nom : La République Centrafricaine doit son nom à sa situation géographique.

L'étoile représente la liberté
Couleurs panafricaines et françaises : symbole d'amitié entre les deux peuples, volonté de maintenir entre l'Afrique et l'Europe un état d'esprit de fraternité et de coopération.

Unité, Dignité, Travail
Zo kwe zo (un homme vaut un homme, en sango)
de Barthelémy BOGANDA
O Centrafrique, ô berceau des Bantous !
Reprends ton droit au respect, à la vie !
Longtemps soumis, longtemps brimé par tous,
Mais de ce jour brisant la tyrannie.
Dans le travail, l'ordre et la dignité,
Tu reconquiers ton droit, ton unité,
Et pour franchir cette étape nouvelle,
De nos ancêtres la voix nous appelle.
Refrain
Au travail dans l'ordre et la dignité,
Dans le respect du droit, dans l'unité,
Brisant la misère et la tyrannie,
Brandissant l'étendard de la Patrie.
1er décembre
Congés officiels :
1er janvier : le jour de l'An
1er mai : la fête du Travail
fin mai : la fête des Mères
13 août : la fête nationale
le 1er décembre : le jour de la déclaration d'Indépendance vis-à-vis de la France.

C’est un état enclavé d’une superficie 622 984 km2 bordé par cinq pays : le Soudan à l'Est, le Tchad au Nord, le Cameroun à l'Ouest, la République du Congo et la République démocratique du Congo (ex Zaïre) au Sud.

Longtemps point de passage, la Centrafrique connaîtra les premières migrations avec le début de l’esclavage transsaharien.
La première structure étatique connue est le royaume du Kanem fondé au IXe siècle et islamisé au XIe siècle qui s’étendait depuis le lac Tchad, sur le nord de la Centrafrique actuelle.
Aux XVe et XVIe siècles, le Baguirmi et le Bornou, royaumes fondés par des populations apparentées aux Nubiens permirent à certains groupes de population de participer au commerce transsaharien. Les désordres se multiplièrent au XVIIIe siècle, avec l'essor de la traite atlantique.
À la fin du XVIIIe et au XIXe siècle, un nouveau royaume guerrier émergea avec la migration des Zandés sur le haut Oubangui et le Bahr al-Ghazal. Puis ce fut le tour du royaume de Rabat (un aventurier et marchand d’esclaves et d'ivoire installé près du lac Tchad) conquis au dépends du Baguirmi et du Bornou avec l’aide d’une armée de 35 000 soldats qu'il équipa de fusils à tir rapide et surtout avec l’aide d’un descendants du royaume de Baguirmi.
Dans les années 1870 et 1880, le pays connu une première vague d'explorateurs européens, venus de la vallée du Nil puis, les Français et les Belges, implantés au Congo, se lancèrent à la conquête de la Centrafrique vers 1885.
En 1889 est fondé, sur la rive droite de l’Oubangui, le premier poste français, appelé Bangui après qu’ils se soient partagés la Centrafrique avec les belges. Au début du vingtième siècle, tous les royaumes centrafricains étaient tombés aux mains des français.
Le pays est alors livré à l’exploitation des sociétés concessionnaires qui soumettent les populations au travail forcé. Des crimes et exactions commis, de l’impôt « indigène » et d’une façon générale, des conditions de vie épouvantables, imposées aux populations découleront de nombreuses révoltes.
Ces révoltes et surtout la guerre du Kongo-wara qui sema la terreur parmi les colons feront de la colonisation centrafricaine une des plus brutales du continent africain.
Après le conflit, en 1946, le régime colonial s'assouplit légèrement et le travail forcé fut abolit. La même année, l’Oubangui-Chari devient territoire d’outre-mer, et élit sont premier son premier député à l’assemblée nationale, Barthélemy Boganda. Ce dernier fonde en 1949 le Mouvement pour l’évolution sociale de l’Afrique noire (MESAN).
Lorsque, en 1958, le pays devient République centrafricaine au sein de la Communauté française, Boganda, devenu Premier ministre, tente de constituer avec le Congo et le Tchad une union des États de l'Afrique latine, ouverte à l’adhésion aux territoires portugais. Il mourra l’année suivante dans un accident d’avion.
Malgré les efforts entrepris par Barthélemy Boganda et par ses successeurs, l'Oubangui-Chari ne pu maintenir l'unité de l'AEF. Le 13 août 1960, le pays accéda à l'indépendance.
David Dacko lui succède et devient le premier président du pays.

Le pays est situé sur un vaste plateau d’altitude moyenne (600 à 900 m).
Le nord du pays est recouvert d’une savane herbeuse. Au nord-ouest s’élève l’Adamaoua (massif du Yadé culminant au mont Ngoui à 1410 m) ainsi que le massif des Bongo, qui culmine au mont Toussoro à 1 330 m.
On trouve au centre une savane arbustive.
La grande forêt tropicale dense est située au sud-ouest.
Le pays est parcouru par de nombreux cours d'eau navigables. La dorsale partage les eaux entre le bassin du Chari, qui coule vers le nord et le bassin de l'Oubangui (affluent du Congo, qui forme la frontière avec la République démocratique du Congo) qui coule vers le sud.
C’est de la Centrafrique que les fleuves Logone et le Chari, qui alimentent le lac Tchad, prennent leur source.

La capitale Bangui (775 000 habitants en 1996), en bordure de l'Oubangui, gère tout le trafic fluvial.
Les autres villes importantes sont Bossangoa et Bouar (plus de 100 000 habitants), Bambari, Berbérati (plus de 90 000 habitants).

Après le "règne" de Jean-Bedel Bokassa (1966-1979), le pays a été dirigé par David Dacko. Il rétablit la république et promulgua une Constitution pluraliste en février 1981.
Accédant au pouvoir par un coup d'état en septembre 1981, le Général André Kolingba constitue Le Comité militaire de redressement national (CMRN) qui institue un régime de parti unique, consacré par une nouvelle Constitution approuvée en 1986.
Cette constitution n'autorise qu'un parti unique, le Rassemblement démocratique centrafricain (RDC). Le pouvoir exécutif est confié au président élu pour six ans au suffrage universel. Le pouvoir législatif est dévolu à l'Assemblée nationale qui compte cinquante-deux membres.
Les premières élections multipartites ont eu lieu en 1992.
Après le second tour de la présidentielle du 8 mai 2005, le général Bozizé, chef de l'Etat sortant, a été déclaré vainqueur avec 64,60 pour cent des suffrages contre 35,40 pour cent à son challenger, Martin Ziguélé. Cette victoire a été confirmé le 6 juin 2005 par la Cour constitutionnelle de transition.

La République Centrafricaine est un état sous- peuplé qui ne comptait que 3,6 millions d'habitants en 2001 concentrés dans la partie occidentale.
Les deux tiers des Centrafricains vivent en dehors des villes.
Les langues officielles sont le français et le sango, langue nationale appartenant à la famille nigéro-congolaise du sous-groupe oubanguien.
Parmi la centaine de langues, les principales sont le banda, le gbaya, le manza, le ngbaka, le ngbandi, le sango-yakoma (sango originel: non véhiculaire) et le sara.
La religion chrétienne est la plus importante avec 40 % de protestants et 28 %, de catholiques. Viennent ensuite la religion animiste (24 %) et l’islam (8 %).

On peut distinguer trois types de climats :
– un climat tropical et équatorial au sud avec des pluies faibles et d’importants écarts de température entre le jour et la nuit.
– un climat intertropical au centre
– un climat sub-sahélien au nord.
Le pays connaît une saison sèche et une saison des pluies qui dure 2 à 6 mois selon les régions. Les tornades et les inondations sont courantes au début de la saison des pluies.
Les précipitations annuelles sont plus importantes dans la vallée de l’Oubangui (1 780 mm) que dans la partie centrale (1 300 m) et dans les zones semi-arides du nord-est et de l’est (760 mm).
Les températures moyennes annuelles se situent entre 23,4° à Bouar (ville située dans le massif montagneux de l’ouest) et 26,5° à Birao (ville du nord).

L'agriculture, activité essentielle, occupe 66 % de la population. Avec 9 % des terres cultivées, le manioc constitue la principale culture vivrière, avec le mil et le riz.
Les cultures d'exportation sont le café, le coton et l’arachide.
Au nord se développe un élevage de bovins. On y trouve également des caprins et des volailles.

La Centrafrique a pour richesse principale la forêt tropicale qui fournit 16% des exportations avec le bois d’acajou.
L'or et surtout le diamant, avec officiellement plus de 60% de recettes à l’exportation, constituent les premières ressources minières.
Des gisements d’uranium et de pétrole ont été découverts, mais restent pour l’instant inexploités.
Les industries sont principalement concentrées sur l’agroalimentaire. Toutefois avec la culture du coton qui ne cesse de progresser, on assiste à l’émergence d’une industrie textile. La savonnerie n’est pas négligeable.
La plus grande attraction touristique de la République Centrafricaine est sa faune sauvage. Différentes espèces menacées d'extinction, aujourd’hui protégées, vivent en liberté dans de grands parcs et réserves aménagés dans le Nord et l'Est du pays.
Le plus beau d’entre eux est le parc national de Saint-Floris. Presque toutes les espèces animales de l’Afrique tropicale y sont présentes.

Les secteurs exportateurs du coton, du café et du bois ont enregistré une progression grâce à la hausse des cours mondiaux et à la dévaluation du franc CFA en janvier 1994.
Mais la même année, le PNB par habitant chutait de 25%, effet négatif de la dévaluation et du déficit des finances publiques ce qui a accentué les tensions sociales et crée de nouvelles mutineries.
Par contrecoup, les investisseurs étrangers se sont éloignés aggravant la crise économique.
L’État centrafricain est désormais dépendant de l’aide internationale.

La monnaie de la République Centrafrique est le franc CFA.