En 2008, la population du Zimbabwe est estimée à 12,4 millions d'habitants, soit une densité moyenne de 32 habitants au km².
Les zones rurales sont très peuplées : les ¾ de la population y vivent.
La durée de vie moyenne est passée de 42 ans en 2002 à 39,7 ans en 2008.
En revanche, sur la même période, le taux de mortalité infantile a baissé passant de 66‰ à 50,6‰.
Les Shonas (77%) et les Ndebele (18%), tous deux d’origine bantous, forment les deux grands groupes de la population.
Habitante du Zimbabwe au marché
(avec l’aimable autorisation de Jean-Louis et Stéphanie Mausset)
On compte également une minorité de métis et d’indien.
L’anglais est la langue officielle.
Le shona et le ndebele ainsi que le swahili sont utilisés comme langue traditionnelle des échanges.
Près des deux tiers de la population sont chrétiens d’obédience protestante (anglicans, méthodistes, presbytériens) avec une petite minorité de catholiques. Le tiers restant est de croyance animiste.
Il existe également une petite minorité musulmane.
L’école primaire est gratuite et obligatoire.
En 2005, le taux d’alphabétisation atteignait 92%, 94% dans l’enseignement primaire et 40% dans le secondaire.
L’université de Harare, fondée en 1955, accueille 10 139 étudiants en 2001.
Toutefois depuis les années 2000, date début du déclin économique du Zimbabwe, le système éducatif a commencé à se désintégrer et environ 45 000 enseignants ont quitté la profession depuis 2004. Et en 2008, l’enseignement n’a pas été assuré tout d’abord en raison des manifestations des enseignants protestants contre leurs maigres salaires, puis en raison des flambées de violence généralisées qui ont suivi les élections, législatives et présidentielles.