DIAKADI / Afrique Australe / Zimbabwe

L’indépendance a été suivie d’une croissance économique soutenue et d’une nette amélioration du niveau de vie au Zimbabwe.
Toutefois, depuis 1999, la situation économique du Zimbabwe s’est détériorée. Le PIB réel a enregistré une chute de plus de 35 % en valeur cumulée. L’inflation aggravée par les prêts bonifiés accordé par le gouvernement s’envolait, atteignant un taux annuel dépassant 7 600 % en juillet 2007 d’après les statistiques officielles. En 2009, ce taux atteindrait 230 millions%, voire 2 milliards selon le journal "The economist" et la banque centrale zimbabweenne aurait décidé d'imprimer des billet d'une valeur de 100 millions.

La faiblesse de l’économie zimbabwéenne est qu’elle repose essentiellement sur l’agriculture et l’élevage tant au niveau national qu’international. L’industrie et le secteur financier ont tissés des liens très étroits et quasi exclusifs avec le commerce agricole.
Aussi le début des années 2000 a t’il vu l’essor économique du pays ralentir suite à une crise de la balance des paiements et à des périodes de sécheresse répétées.

Dès 2002, la mauvaise gestion macroéconomique, la violence du climat politique, mais surtout le programme de réformes agraires ont fragilisé l’économie zimbabwéenne.
Par ailleurs, avec la surévaluation progressive du taux de change, la pénurie de devises étrangères s’est généralisée. Le déficit budgétaire et la dette publique ont augmentée de manière substantielle.

Les recettes d’exportation sont également dans le rouge. Si elles ont connues une embellie avec les exportations minières, celle-ci fut de courte durée notamment à cause des trafics illégaux.