DIAKADI / Afrique Australe / Zimbabwe

Bien que le secteur agricole a diminué de manière spectaculaire depuis le début du 21ème siècle, il reste un important secteur productif de l'économie du pays. Il génère chaque année environ 15% du PIB. Plus de la moitié de la population active totale est directement engagée dans les activités agricoles.

Le secteur est divisé en grandes exploitations commerciales, qui occupent environ 40% de la superficie totale des terres et historiquement dominées par les fermiers blancs, et de l'agriculture à petite échelle sur des exploitations exiguës situées sur des terres beaucoup moins fertiles, tenues en majorité par des noirs, qui est à la fois commerciale et de subsistance.

Depuis l'indépendance, les petits fermiers agricoles n'ont cessé d'augmenter leur production, passant d’environ 1/10è dans le début des années 1980 à environ la moitié de la production totale au début des années 1990.
Pour accélérer cette tendance, mais aussi pour remédier à la question de la répartition des terres, le gouvernement a acheté puis, à partir de 2002, a également saisi plusieurs grandes fermes pour y établir des zones de réinstallation.
Les paysans sans terre ou des vétérans de guerre étaient censés être installés sur ces terres agricoles, mais la propriété a souvent été revendiquée par des individus, en relations avec des personnalités politiques, sans compétence ou expérience agricoles adéquates, incapables de maintenir la productivité. Cette situation, doublée des périodes de sécheresse du début des années 2000, a grandement contribué à la baisse du secteur agricole du pays et de l'économie en générale.

La production agricole est très diversifiée.

La plus importante culture vivrière est celle du maïs qui est cultivée dans tout le Zimbabwe, mais plus particulièrement dans la région du nord-ouest qui est la plus arrosée. Au cours des années qui ont suivi l'indépendance, la culture du maïs a été suffisamment productive pour que le Zimbabwe ait été en mesure, à la fois, de satisfaire sa demande intérieure et d’exporter une quantité importante. Mais, depuis le début du 21ème siècle, avec la baisse significative de la productivité agricole, le pays a été incapable de satisfaire les besoins domestiques.
Les autres cultures vivrières sont notamment le blé, le millet, le sorgho, l'orge, le manioc, l'arachide, le soja, les bananes et les oranges.

Avant la diminution de la production agricole du début du 21e siècle, le Zimbabwe a été le plus gros producteur de tabac en Afrique. En dépit de la baisse dans ce secteur, le tabac est toujours la principale culture de rente du pays.
Le coton, cultivé par les petits et grands agriculteurs, a été en tête des cultures d'exportation et a permis la fondation d'une grande industrie textile nationale. La production de coton a augmenté régulièrement depuis que les agriculteurs ont été contraints de diversifier leur production, trop excessivement axée sur le tabac.
Le sucre est cultivé dans le sud du Lowveld. Outre son utilisisation classique, il est également transformé en éthanol, puis mélanger à l'essence pour aider à diminuer la dépendance du pays sur les importations de combustibles coûteux.
Depuis le début des années 1970, la production de café, cultivé principalement dans l'est de hauts plateaux entre Vumba et le Mont Silinda, ne cesse d’augmenter.

Les bovins sont les animaux préférés des agriculteurs du pays. Le boeuf et les produits laitiers, produits principalement par le secteur commercial, représentent environ ¼ de la production agricole du pays. Au lendemain de l’indépendance, on a enregistré une hausse de la demande intérieure pour la viande bovine. Le Zimbabwe, a développé un important commerce d'exportation de viande bovine. C’est l’un des rares pays africains à pouvoir exporter de la viande bovine vers l’union européenne.
Moutons, chèvres et porcs sont élevés dans certains domaines, mais leur importance est mineure par rapport aux bovins.
Les volailles sont, en grande partie, élevées à usages domestique.