En 1921, le crâne de l’«homme de Rhodésie», preuve du peuplement très ancien du pays, a été découvert au nord de Lusaka. Il date de plus de 110 000 ans.
Les Bochimans peintres reconnus sont arrivés avant les agriculteurs bantous. Les Bembas, venus du Congo sont arrivés vers la fin du XVII e siècle.

Au XIX e siècle, le pays, dominé au centre et au nord les Lozis, était divisé en plusieurs petits États. La traite des Noirs s’est développée durant tout le siècle, sous le contrôle des marchands de Zanzibar.

Dès le XVIII e siècle, les Portugais fixés en Angola et au Mozambique entrent dans le pays. Suivent ensuite les britanniques.

Avec la découverte et l'exploitation intensive de gisements de cuivre dans le nord attirent de nombreux européens et africains.

En 1959, Kenneth Kaunda, surnommé le « Gandhi noir » (ou « Gandhi africain ») en raison de sa  position en faveur de l’accession de la majorité noire au pouvoir, crée le Parti unifié pour l’indépendance nationale (United National Indepéndence Party. La Rhodésie du Nord accède, en octobre 1964, à l’indépendance sous le nom de Zambie.

Le président Kaunda, face aux troubles ethniques et aux grèves qui se multiplient dans les mines, devient plus dur. En 1968, il supprime les sièges des Blancs à l’Assemblée, et  les partis politiques, à l’exception de l’UNIP, sont interdits.
Il instaure une politique de rigueur économique, avec l’aide du Fond monétaire international (FMI), ce qui fait monter le mécontentement de la population dont plus d’un tiers est au chômage.

Après l’échec d’une tentative de coup d’État, en juin 1990, Kenneth Kaunda accepte de réformer la  Constitution.
Il autorise le multipartisme.

Le Mouvement pour la démocratie multipartite (Movement for Multiparty Democracy, MMD) triomphe aux élections législatives de 1991, emportant 80% des sièges, puis, la même année, à l’élection présidentielle, Frederick Chiluba est élu avec 81 % des suffrages.
Ce sont les premières consultations électorales libres depuis l’indépendance À la suite d’une tentative de coup d’État militaire, le régime du président Chiluba se durcit et instaure l'état d'urgence.
L’ancien président Kenneth Kaunda est même détenu et inculpé, mais les protestations des communautés internationales et notamment l'intervention de Nelson Mandela conduisent à sa libération.

La situation économique (taux très élévé du chômage) et sanitaire (ravage du sida) du pays eurent raison de la présidence de Frederick Chiluba qui ne pu se représenter pour une troisième mandat.

Il choisit de soutenir Levy Mwanawasa, un avocat de cinquante-trois ans, qui fut son vice-président de 1991 à 1994. Ce dernier fut élu avec 28% des voix mais le scrutin est contesté par l’opposition et n’a pas été validé par les observateurs internationaux.