Bien que contribuant pour moins de 15% du PIB, l'agriculture emploie près de 7% de la population active.
Seulement 20% des terres arables sont utilisées contre 5% il y a 15 ans.

Les niveaux de la commercialisation sont relativement faibles, et l'agriculture de subsistance est très répandue. La plupart des produits agricoles sont consommés en Zambie. Cette situation s’explique par la politique gouvernementale de geler les prix à la production, et de fait les revenus des agriculteurs, en faveur du maintien du faible coût de la vie dans les villes.

Aujourd’hui, l’objectif majeur de la politique du gouvernement est l'expansion et la diversification du secteur agricole dans le but avoué d’atténuer, voire inverser l'exode rural.

Les paysans pratiquent encore, surtout sur les sols pauvres du nord et du nord-est, une culture itinérante sur brûlis appelée « système chitiméné », à faible rendement, qui consiste à semer des céréales pauvres, tels que le mil, dans les cendres de branches d'arbres coupées et brûlées, sans labour préalable.
Les cultures vivrières, outre le maïs qui a supplanté manioc et le mil comme aliment de base de la population, sont le sorgho, l’arachide, la patate douce, le taro, l’igname, les haricots, la courge, les bananes et le riz.

L’agriculture commerciale à grande échelle est assez restreinte. Elle a été développée le long de la voie ferrée (notamment sur le plateau de Tonga, dans le sud, près de Lusaka et de Kabwe, de la Copperbelt, et près de Mkushi), traversant le pays du nord au sud, mais aussi dans la région et près de Chipata Mbala au sud du lac Tanganyika, par les planteurs européens.
Jusqu’à l'indépendance la quasi-totalité des 1200 agriculteurs commerciaux était d’origine européenne ou sud-africaine mais environ la moitié d’entre eux ont quitté le pays dans l’année qui a suivi.
Beaucoup de fermes laissées à l’abandon ont été prises en charge par l'État mais sans succès. Certaines ont été reprises par les entreprises industrielles qui ont été encouragés à investir dans l'agriculture.

La principale culture d’exportation est le maïs dont la culture et la croissance du maïs ont été favorisées par l'utilisation de variétés hybrides et d'engrais subventionnés. Elle a commencé à remplacer les aliments de base comme le manioc, le sorgho et le mil même dans les zones où sa culture n’est pas naturellement adaptée.
La suppression des subventions des engrais avait inversé cette tendance mais l'amélioration des prix à la production et la facilité d’accès aux marchés, ont encouragé l'expansion de la culture du maïs. Si bien qu’en 2004, pour la première fois, la Zambie est parvenue à exporter plus de maïs qu’elle n’en importe.

Le tabac est peu à peu délaissé par les petits producteurs bien qu’ils aient été encouragés à le produire, en faveur de l’horticulture dont l’exportation sur les marchés européens est en hausse.
Viennent en suite la canne à sucre et le coton dont la culture a été rendue possible par l’irrigation utilisant de l'eau du lac Kariba. La culture du coton a été encouragée par la construction d'usines de textile.
En moindre quantité, le blé et le café sont également cultivés.

Le cheptel bovin (2,3 millions de têtes en 2000) occupe une place prépondérante dans l'élevage, loin devant les caprins, notamment dans l'Ouest (Barotseland) et dans le sud, près de Lusaka.
L’élevage bovin et l’industrie laitière sont destinés à la consommation de la population.

La pêche est active dans les lacs et rivières du Barotseland et du Nord (lacs Moero et Bangweulu).

Environ 26.000 kilomètres carrés de la Zambie sont classées comme des réserves forestières mais cela ne concerne qu’une toute petite partie du territoire de la Zambie qui est très boisé.
Les principales zones commerciales de bois sont à la Copperbelt, où il y a eu des plantations de bois exotiques pour répondre aux besoins de l'industrie minière, et dans le sud-ouest, où il y a de vastes étendues de bois de teck.
Une préoccupation majeure est la destruction des forêts due à la fabrication de charbon, celui-ci étant le combustible de cuisine le plus populaire dans les villes.