Le secteur agricole emploie environ 39 % de la population active et fait vivre 65% de la population namibienne.
C’est dans ce secteur que les traces laissées par la ségrégation raciale sont les plus visibles. En effet, quelques 4 200 fermiers blancs (soit 5% de la population) bénéficient de 44% des terres exploitables.
En 2000, la redistribution des terres suscitant de nombreux mécontentements, le gouvernement décide de racheter les terres pour les redistribuer à la population noire. Mais cette solution s’avère longue et coûteuse, aussi la réforme agraire de 2001 introduit-elle un nouvel impôt foncier dont le non-paiement permet à l'État de saisir la terre.

Le pays ne compte que 1% de terres cultivables, les principales cultures étant le maïs, le millet (nord) et le coton.
Dans un pays où la sécheresse est endémique, le gouvernement est contraint d’importer jusqu'à 80% de ses denrées alimentaires et est particulièrement exposé aux variations climatiques.

Le secteur agricole est essentiellement dominé par l'élevage avec 46% de la superficie du pays formés par des pâturages permanents.
L’élevage bovin (entre 1.8 et 2.5 million de têtes) est principalement située au nord-est et au centre du pays alors que l'agriculture ovine (entre 3 et 4 millions de têtes) se situe surtout dans les régions sèches du sud.

Les eaux glacées au large de la Namibie sont les plus riches et les plus variées du monde.
L'industrie de la pêche est en plein essor notamment depuis l’établissement, par le gouvernement namibien, en 1990 d’une Zone économique exclusive de 200 miles de long et la lutte active contre la surexploitation illégale à laquelle se livraient des flottilles étrangères.
Les principales espèces prélevées sont : le colin, l’anchois, le maquereau, le merlu, le chinchard et la sardine, ainsi que la langouste et le crabe.

Le secteur de la pêche est maintenant la deuxième source de devises étrangères après les diamants. Il représente 30% de ses recettes d'exportation et présente d'énormes potentialités. Toutefois, malgré les mesures du gouvernement visant à augmenter le pouvoir d'action des Noirs et à instaurer une "discrimination positive" en leur faveur, les flottilles de pêche restent en grande partie sous contrôle étranger.
C'est, de plus, un secteur extrêment sensible aux variations climatiques et qui subit l'influence des prix de l'énergie et du taux de change.