Nom : vient de madecasse ou madecashée c'est à dire grande-terre.

bandes blanche et rouge : couleurs traditionnelles hovas
bande verte : habitants de la côte

Tanindrazana, Fahafahana, Fahamarinana : Liberté, Patrie, Progrès
Hymne National |
Traduction en français |
|---|---|
| Ry Tanindrazanay Malala o! | Oh notre chère patrie |
|
|
Madagascar, officiellement République de Madagascar, est un pays insulaire de l’océan Indien, séparé de la côte sud-est de l’Afrique par le canal du Mozambique.
Le pays couvre une superficie totale de 587 041 km².

L’île fut découverte par les Portugais en 1500, mais dès le moyen- âge les Arabes firent leurs apparitions.
Au XVII e siècle, la France établit le comptoir de Fort- Dauphin, mais la colonisation ne pu être étendue.
L’île comprend de nombreux royaumes, mais celui de Mérina (ou imérina) domine à partir de la fin du XVIII e.
Au début du XIX e siècle, des missionnaires protestants anglais commencent à évangéliser le pays.
La reine Ranavalona Ire (1828-1861) chasse les Européens, que son fils Radama II rappelle.
La France impose son protectorat. Elle procède à des actions militaires elle annexe l’île en 1896 après un an de combats.
Gare de Antananarivo
(avec l’aimable autorisation de Bernard Cloutier)
En 1947, le mouvement démocratique de rénovation malgache réclame l’indépendance qu’il obtient en 1960. Philibert Tsiranana proche d’un socialisme modéré (1959-1972) devient le président. Les forces françaises ne quittèrent l’île qu'à partir de 1973 et Madagascar quitta la zone franc.
Antananarivo Place de l'Indépendance
(avec l’aimable autorisation de Bernard Cloutier)
Philibert Tsiranana démissionna, une période de troubles s’installa jusqu’en 1975. A la fin de cette année, Madagascar devint une république démocratique socialiste. Didier Ratsiraka, nommé chef de l’État en 1975, sera démocratiquement élu en 1982.
Réélu en 1989, il fut confronté à un soulèvement populaire. Albert Zafy est élu en 1993. Mais en 1997 Didier Ratsiraka fut rappelé au pouvoir. La Constitution est révisée et lui donne le droit de nommer un Premier ministre étranger à la majorité parlementaire : Tantely Andrianarivo succède à Pascal Rakotomavo, à la direction du gouvernement (1998).
Par référendum, le nom de République démocratique de Madagascar est remplacé, par celui de République de Madagascar.
Le gouvernement s’engage avec le FMI et la Banque mondiale en 1999 à privatiser les principales sociétés d’Etat, et la vente de quelques sociétés nationales afin d’obtenir de nouvelles aides.
En mars 2000, le pays subit deux cyclones qui provoquèrent la mort de 130 personnes et fit 10 000 sans-abri. Une nouvelle crise économique et sanitaire surgit.

L'île offre des contrastes entre les Hautes Terres centrales et les régions basses périphériques.
Un plateau central montagneux de 800 à 1 200 m d’altitude -les Hautes Terres- domine l’île. Elles sont constituées d’un enchevêtrement de plateaux, de collines, de massifs compacts mais aussi de hautes plaines et de vastes bassins.
D’origine volcanique, les montagnes culminent à 2 876 m au Maromokotro, dans le Tsaratanana au nord. La chaîne de l’Ankaratra, près de la ville d’Antananarivo, atteint 2 643 m d’altitude.
À l’est, le terrain descend en pente raide vers une étroite bande côtière, rectiligne, bordée de lagunes, de marais et de collines basses, en bordure de l’océan Indien.
A l’ouest en revanche, la plaine côtière, bordant le canal du Mozambique est très vaste.
Le nord du pays est composé de cuvettes et de plaines enchâssées dans des formations volcaniques, karstiques ou cristallines, et débouchant sur des deltas alluviaux.
Le sud quant à lui, est essentiellement constitué d'une pénéplaine dont l'altitude varie entre 150 et 500 m.
Les principaux fleuves et rivières de Madagascar descendent en une forte pente des Hautes Terres ce qui les rend impraticables à la navigation.
La Betsiboka, la Tsiribihina, la Mangok et l’Onilahy coulent vers l’ouest pour se jeter dans le canal du Mozambique à travers des vallées fertiles.
En revanche, les fleuves qui coulent vers l’océan Indien sont courts et rapides, dévalant souvent des Hautes Terres en cascades.
Le lac le plus important est le lac Alaotra sur les hauteurs, à l’ouest de Toamasina.
La forêt couvre encore 12 millions d'hectares ( 20% de la superficie du pays ).
La savane prédomine dans les régions plus sèches de l’Ouest et une végétation désertique à épineux couvre le sud-ouest.

La capitale de Madagascar est Antananarivo (Tananarive) qui compte plus de 1,10 million d’habitants.
Antananarivo Hotel Jean Laborde Antananarivo marché Zoma
(avec l’aimable autorisation de Bernard Cloutier)
(avec l’aimable autorisation de Bernard Cloutier)
Le pays est divisé en 6 provinces. Les principales villes sont Tamasina, Mahajanga, Toleara , et Antseranana.

Madagascar a obtenu son indépendance le 26 juin 1960.
Aux termes de la Constitution de 1992, révisée en 1995, le président (Marc Ravalomanana) est élu au suffrage universel pour 5 ans. Il nomme le premier ministre.
Les 160 membres de l’Assemblée nationale sont élus au suffrage universel pour 4 ans au suffrage universel.

Ce pays de 17 millions d’habitants (estimation 2003) compte plusieurs communautés ethniques :
- la communauté malgache d’origine afro-asiatique représentant 98 % de la population, comprenant elle-même 18 ethnies dont les plus importantes sont les Merina et les Betsileo.
- la communauté comorienne (0,3 %) qui se fond totalement dans la société malgache.
- la communauté européenne (0,4 %), à grande majorité française, formée par des coopérants techniques et de plus en plus d'hommes d'affaires et d'investisseurs.
- la communauté indienne (0,2 %) d'origine pakistanaise, immigrée à la fin du siècle dernier.
- la communauté chinoise (0,1 %) d'origine cantonaise qui est surtout installée dans les villes et sur la côte où elle s'occupe du commerce de détail.
Les langues officielles sont le malgache, langue d’origine malayo-indonésienne enrichie de mots de la famille bantoue, et de mots d'origine européenne (portugais, anglais et français) et le français.
Environ 51 % des Malgaches sont chrétiens (dont 26 % de catholiques et 23 % de protestants).
On compte 47 % d’animistes (croyances traditionnelles) qui pratiquent le famadihana, culte des ancêtres consistant à changer le linceul des défunts, à nettoyer leurs ossements, et à appeler leur participation à une fête et un banquet.
Reste 1,7 % de musulmans et 0,3 % de bouddhistes ou de taoïstes.
Depuis 1976, l’enseignement est obligatoire à partir de six ans.

Le long des côtes, le climat est subtropical avec une moyenne de 24 à 26 °C toute l'année.
Sur les plateaux, il est assez tempéré : à Antananarivo située à 1250 m d’altitude, la température moyenne est de18°C.
Le Sud de l'île est aride, les pluies y sont très rares et ne dépassent pas 380 mm par an.
Pendant l'été austral, qui dure de novembre à avril, la saison pluvieuse et chaude se caractérise par la mousson et les alizés. La période de janvier à mars est celle des cyclones qui touchent surtout la côte Est et Nord de l'île.
L'hiver austral (d'avril à octobre) présente une saison sèche et des températures plus fraîches, en particulier sur les plateaux.
La température peut descendre en juillet ou août et au lever du jour, jusqu'à quelques degrés seulement notamment dans les régions de Antsirabe et de Fianarantsoa.

Le secteur agricole occupe 80% de la population active et participe à 45 % du PNB.
Compte tenu du relief, seuls 5% de la superficie totale sont exploitables.
De plus les récoltes sont mises à mal par l'érosion et les conditions climatiques. En 1994, le cyclone Geralda a détruit une grande partie des cultures.
L’essentiel de la production est destiné à la consommation intérieure.
Les principales cultures sont le riz, le manioc, les haricots, le maïs, les patates douces, les pommes de terre et le taro.
La vanille dont Madagascar est le premier producteur mondial, constitue la première recette d'exportation du pays.
Les autres cultures d’exportation sont le café (30% de la valeur totale des produits exportés), les clous de girofle, la canne à sucre, le sisal, le vin, le cacao, le tabac.
Pays d’élevage, Madagascar possédait en 2000 un cheptel de 10,4 millions de bovins, 2 millions de chèvres et de moutons et 0,90 million de porcs et des volailles.
En 2000, l’exploitation forestière a produit 10 millions de m3 de bois, utilisé principalement pour la satisfaction des besoins locaux (bois de cuisson, de chauffe et pâte à papier).
La pêche est peu développée (64 000 tonnes) et est destinée à la consommation locale. Les exportations de crevettes sont en hausse juste derrière la vanille.

Le sous-sol recèle de la bauxite, du chrome, du nickel, du graphite, du minerai de fer, du charbon, du pétrole offshore et du cuivre.
Le raffinage du pétrole et l’assemblage des véhicules automobiles se développent ainsi que la confection.
Le secteur industriel, occupe 9 % de la population active, elle contribue à 41 % du PNB.
Il est dominé par les industries alimentaires (conserves de viande, brasseries et raffinage de sucre).
En 1999, Madagascar produisait annuellement 810 millions de kw d’électricité dont 67% sont d’origine hydroélectrique grâce aux nombreuses rivières que compte le pays.

Madagascar est l’un des pays les plus pauvres du monde.
En 1999, le produit national brut ( PNB) de 4 milliards de dollars, soit un PNB par habitant de 250 dollars. L’économie est basée sur l’agriculture.
La dette extérieure représentait plus de 105% du PNB à la fin des années 90.
Les désaccords entre le gouvernement d'une part et le FMI et la banque mondiale d'autre part ont aggravé la crise économique amplifiée par les troubles suite à l'élection présidentielle de 2002. L’endettement ne cesse de progresser avec des arriérés qui représentent 50% de la dette extérieure.
Les exportations de produits agricoles ne permettent toujours pas au pays d’équilibrer la balance du commerce extérieur (en 1996, les importations s’élevaient ainsi à 764 millions de dollars pour 580 millions d’exportations).
Les principaux partenaires commerciaux sont la France, les États-Unis, l’Allemagne et le Japon.

L’unité monétaire est le franc malgache, divisé en 100 centimes.