DIAKADI / Afrique Australe / Le Lesotho

L’agriculture vivrière essentiellement, bien que diversifiée (maïs, moutons, ânes, chèvres et bovins), est très peu productive. Les petits planteurs produisent à peine de quoi se nourrir.
En effet, seules 10% des terres du Lesotho sont cultivables et les rendements agricoles ne cessent de chuter (500 kg à l’hectare en 2007, contre 1 400 dans les années 70), en raison de l’érosion et de l’appauvrissement des sols. De plus, les sécheresses sont de plus en plus fréquentes à cause du réchauffement : trois depuis 2002.
Pourtant 86% de la population résidente se consacre à l'agriculture dont 35% des hommes en âge de travailler le font en Afrique du Sud.

En conséquence, le Royaume reste dépendant des importations sud-africaines et de l’aide internationale pour satisfaire à l'alimentation du peuple. En 2007, Lesotho n’a produit que 20% de ses besoins en céréales. Il s’est trouvé contraint d’importer le reste de l’Afrique du Sud au prix fort, ce pays ayant lui-même été dans l’obligation d’importer des céréales pour la première fois depuis 1994.

Les pêches sont négligeables au Lesotho. Le suivi des captures en rivières ou en lacs artificiels est peu important, ainsi les chiffres disponibles ne sont-ils que des estimations.

Grâce à l'AGOA (African Growth and Opportunity Act : traité permettant à 37 pays africains d'exporter certains produits vers les Etats-Unis sans payer de taxes), l'industrie textile s’est considérablement développée, triplant entre 2000 et 2004, le nombre d'ouvriers et devenant ainsi le premier employeur du pays.
Mais depuis la fin de ce système en 2004, le secteur a perdu 15000 employés (1/3 des effectifs) et reste très menacé.

Le Lesotho possède très peu de ressources minières.
Il possède néanmoins deux mines de diamant dont une à Letseng située à une altitude de 3.100 mètres et qui est la plus grande mine de diamants du monde.
La découverte d’un diamant de 366 carats en décembre 2004, puis celle d’un diamant de 603 carats en décembre 2006, et d’un autre plus modeste de 27,7 carats a suscité l’intérêt de plusieurs compagnies prêtes à investir dans les mines du Lesotho.

Dès l'été 2008, la mine de Letseng, devrait tenir le 7e rang en volume et le 11e en revenus et pourrait produire jusqu’à 100 000 carats par an.
La mine de Kao, au nord-est de Maseru, la capitale du pays, pourrait extraire 740 000 carats par an pendant 25 ans quand elle fonctionnera à plein régime.

L’hydroélectricité représente la principale richesse du pays, avec 42% du PIB en 1998, grâce aux eaux du fleuve Orange. L’aménagement d'un complexe hydroélectrique très important a doté le Lesotho de barrages le rendant autonome sur le plan énergétique. De plus ce réseau de 5 barrages et plus de 200 km de tunnels hydrauliques est capable d'alimenter en eau les zones industrielles du nord-est (la région du Gauteng et de Johannesburg) de l'Afrique du Sud.