Nom : vient de "Jazayr al-Qamar" nom donné par les arabes au 12 è siècle et signifie "les îles de la Lune". Par déformation, Qamar est devenue Comores et a donné son nom au pays.

adopté en 1975, il symbolise la foi islamique et les quatre îles (dont Mayotte) qui forment l'archipel.
- le jaune représente : Mohéli
- le blanc représente Mayotte
- le rouge représente Anjouan
- le bleu représente Grand Comore

Unité, justice, progrès
Hymne national | Traduction en Français |
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| Udzima wa ya Masiwa (en Shimasiwa) | L'union des grandes îles |
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Les Comores, officiellement République fédérale islamique des Comores (en arabe, Djouhoûrîyat Djouzour el Qomor el Ittihâdîya el Islâmiya), est un pays situé dans l’océan Indien, à l’entrée nord du canal du Mozambique.
L'archipel d'une superficie de 1 862 km², comprend les îles de Grande Comore (Ngazidja), de Mohéli (Mwali) et d’Anjouan (Nzwani). Il compte en outre une quatrième île, Mayotte (ou Maoré) qui est un département français.

Les premiers habitants des Comores furent les africains négroïdes et des malgaches. Au 10è siècles, des commerçants musulmans s'installent sur les côtes.
Du brassage de ces populations naissent les Antalaotres (ou peuple de la mer), qui participeront à la naissance de la civilisation swahili, au Moyen Âge.
Le pays assiste à l’arrivée massive au 12è siècle d'arabes qui convertissent la population à l'islam.
Au 16è siècle conjointement à l'arrivée des portugais, les perses s'installent et nouent des relations avec les chefs locaux et créent des sultanats. A partir de cette époque et ce pendant deux siècles, le pays sera soumis aux assauts des pirates malgaches et à la rivalité des sultans qui prennent à leur service des portugais chassés de la mer des antilles.
En 1843, les Français achètent Mayotte au sultan d'Anjouan dévastée par les pirates malgaches en 1790. Les français mettent en place un protectorat qui sera élargi aux trois autres îles en 1885-1886.
D'abord rattaché à Madagascar, un peu avant la Première Guerre mondiale, l’archipel devient territoire français d’outre-mer en 1946 et obtient son autonomie en 1961.
En 1974, la majorité des trois îles vote par référendum pour l’indépendance, sauf les habitants de Mayotte.
L’indépendance est proclamée unilatéralement le 6 juillet 1975 Ahmed Abdallah, président du Conseil de gouvernement. Renversé la même année par Ali Soïlih, il revient en 1978, grâce à l’intervention des mercenaires de Bob Denard. Il sera assassiné en 1989.
Suivent cinq années d'instabilité politique marqué de multiples gouvernements et un coup d'état en 1995 sous l'autorité de Bob Denard ce qui provoquera l'intervention militaire française.
Élu le 16 mars 1996 avec 64% des voix, le président Mohamed Taki Abdul Karim fait adopter un nouvelle constitution instaurant l’islam comme religion d’Etat et renforçant les pouvoirs présidentiels. Sa présidence sera marqué par la crise économique, les revendications des fonctionnaires et des mouvements sécessionnistes à Anjouan et à Mohéli qui réclament le rattachement à la France. Il mourra en 1998 sans que ces problèmes ne soient réglés.
Les trois années suivantes seront marqués par une crise politique et des affrontements sanglants entre les îles sécessionnistes et la grande Comore.
Un accord-cadre de réconciliation nationale est signé le 17 février 2001 par le colonel Azali Assoumani anjouanais, par le colonel Said Abéid Abdérémane, et par M. Abbas Djoussouf chef de l’opposition nationale.
Cet accord organise la nouvelle Constitution, le 23 décembre 2001. Approuvée par les trois quarts de la population, elle crée une fédération, l’Union des Comores, et accorde à chaque île une large autonomie et prévoit des élections libres.
Le 17 mars 2002, une élection primaire est organisée pour élire les trois candidats qui s’affronteront lors de l’élection présidentielle prévue pour le 14 avril 2002. Selon l’accord-cadre de février 2001, les Comores jouissent d’une présidence tournante tous les quatre ans.
La Grande Comore, qui est la première des trois îles à assumer la présidence tournante, organise cette élection primaire. Le colonel Azali Assoumani, chef d'État sortant, y arrive largement en tête devant le colonel Mahamoud Mradabi et le prince Saïd Ali Kemal. Protestant des irrégularités du premier scrutin, les candidats de l’opposition boycottent l'élection présidentielle du 14 avril 2002. Le colonel Azali Assoumani est réélu.

Situées à égale distance de l’Afrique et de Madagascar, les Comores, d’origine volcanique, sont, pour l’essentiel, formées de montagnes dominant d’étroites plaines côtières.
Le point culminant des Comores est le Kartala (2 361 m), un volcan toujours actif, situé sur la Grande Comore.

La capitale est Moroni avec 25 000 hab a une superficie de 1862 km2
Les autres villes importantes sont Mutsamudu (Anjouan) , Fomboni (Mohéli).

Depuis son indépendance, le 6 juillet 1975, les Comores ont été soumises à l'instabilité institutionnelle et politiques.
Après de nombreux coup d’état et des affrontements sanglants pour la séparation des trois îles, une nouvelle Constitution est adoptée en décembre 2001.
Cette constitution donne lieue à une fédération l’Union des Comores, remplaçant la République fédérale islamique des Comores (RFIC) qui imposait l’islam comme région d’ Etat.
Chaque île a son propre président Abdou Soulé Elbak à la Grande Comore, Mohamed Bacar à Anjouan et Mohamed Saïd Fazul à Mohéli.
L’élection présidentielle du 14 avril 2002, fait du colonel Azali Assoumani, le premier président de la nouvelle Union des Comores.

La population comorienne atteint à peine 640 000 habitants, mais compte tenu de l'etroitesse du territoire cela donne une densité moyenne de 340 habitants au km2.
Le peuplement de l'archipel des Comores s'est constitué à partir du métissage de populations africaine, arabe et malgache qui a donné naissance aux Antalaotres qui constituent 98% de la population. On trouve également une petite communauté d'Arabes établis initialement à Zanzibar et sur la côte orientale de l’Afrique, des Malgaches et des Indiens.
Les langues officielles sont le français et l ’arabe. Mais la langue la plus parlée est le comorien apparenté au swahili.
Islamisée depuis le 12è siècle, la population pratique à 98% un islam sunnite de rite shaféite.
Il existe également une minorité chrétienne.

Les îles, soumises à un climat tropical humide, sont exposées à la mousson de novembre à mai, et aux alizés le reste de l’année.
Les températures vont de 23 °C à 26 °C en moyenne.
Les précipitations varient en fonction de l’altitude, d'une moyenne générale de 2 600 mm par an, elles atteignent 6 000 à 8 000 mm par an dans le massif du Kartala.

L’agriculture, qui occupe 65% de la population active, n'est pas autosuffisante.
L’archipel est spécialisé dans les plantes à parfum et les épices parmi lesquelles l’ylang-ylang, la vanille, le coprah et les clous de girofle.
Le café est cultivé en altitude.
Les produits de subsistance cultivés sont les patates douces, le riz, le manioc.
L'élevage très peu développé concerne quelques bovins.

Les Comores sont très pauvres et dépendent de l’aide internationale, française en particulier. En 2001, le produit intérieur brut (PIB) était estimé à 220,6 millions de dollars, soit un revenu annuel par habitant de 390 dollars.
L’économie repose essentiellement sur l’agriculture et est déficitaire.
Le chômage touche 90% de la population.

L’unité monétaire de la République des Comores est le franc des Comores (divisible en 100 centimes), qui fait partie de la zone franc et est lié à l’euro.