DIAKADI / Afrique Australe / Les Comores

Les premiers habitants des Comores furent les africains négroïdes et des malgaches. Au 10è siècles, des commerçants musulmans s'installent sur les côtes.
Du brassage de ces populations naissent les Antalaotres (ou peuple de la mer), qui participeront à la naissance de la civilisation swahili, au Moyen Âge.
Le pays assiste à l’arrivée massive au 12è siècle d'arabes qui convertissent la population à l'islam.

Au 16è siècle conjointement à l'arrivée des portugais, les perses s'installent et nouent des relations avec les chefs locaux et créent des sultanats. A partir de cette époque et ce pendant deux siècles, le pays sera soumis aux assauts des pirates malgaches et à la rivalité des sultans qui prennent à leur service des portugais chassés de la mer des antilles.

En 1843, les Français achètent Mayotte au sultan d'Anjouan dévastée par les pirates malgaches en 1790. Les français mettent en place un protectorat qui sera élargi aux trois autres îles en 1885-1886.

D'abord rattaché à Madagascar, un peu avant la Première Guerre mondiale, l’archipel devient territoire français d’outre-mer en 1946 et obtient son autonomie en 1961.
En 1974, la majorité des trois îles vote par référendum pour l’indépendance, sauf les habitants de Mayotte.

L’indépendance est proclamée unilatéralement le 6 juillet 1975 Ahmed Abdallah, président du Conseil de gouvernement. Renversé la même année par Ali Soïlih, il revient en 1978, grâce à l’intervention des mercenaires de Bob Denard. Il sera assassiné en 1989.

Suivent cinq années d'instabilité politique marqué de multiples gouvernements et un coup d'état en 1995 sous l'autorité de Bob Denard ce qui provoquera l'intervention militaire française.

Élu le 16 mars 1996 avec 64% des voix, le président Mohamed Taki Abdul Karim fait adopter un nouvelle constitution instaurant l’islam comme religion d’Etat et renforçant les pouvoirs présidentiels. Sa présidence sera marqué par la crise économique, les revendications des fonctionnaires et des mouvements sécessionnistes à Anjouan et à Mohéli qui réclament le rattachement à la France. Il mourra en 1998 sans que ces problèmes ne soient réglés.

Les trois années suivantes seront marqués par une crise politique et des affrontements sanglants entre les îles sécessionnistes et la grande Comore.
Un  accord-cadre de réconciliation nationale est signé le 17 février 2001 par le colonel Azali Assoumani  anjouanais, par le colonel Said Abéid  Abdérémane, et par M. Abbas Djoussouf chef de l’opposition nationale.
Cet accord organise la nouvelle Constitution, le 23 décembre 2001. Approuvée par  les trois quarts de la population, elle crée une fédération, l’Union des Comores, et accorde à chaque île une large autonomie et prévoit des élections libres.

Le 17 mars 2002, une élection primaire est organisée pour élire les trois candidats qui s’affronteront lors de l’élection présidentielle prévue pour le 14 avril 2002. Selon  l’accord-cadre de février 2001, les Comores jouissent d’une présidence tournante tous les quatre ans.

La Grande Comore, qui est la première des trois îles à assumer la présidence tournante, organise cette élection primaire. Le colonel Azali Assoumani, chef d'État sortant, y arrive largement en tête devant le colonel Mahamoud Mradabi et le prince Saïd Ali Kemal. Protestant des irrégularités du premier scrutin, les candidats de l’opposition boycottent l'élection présidentielle du 14 avril 2002. Le colonel Azali Assoumani est réélu.