Les Portugais, arrivés en 1484, s’emparèrent de l’intérieur du pays au XIX e siècle.
Au XVI e le royaume de N’Dongo est très important. La traite des Noirs pratiquée jusqu’en 1836 est très présente.
L’Angola est nommée successivement Afrique- Occidentale portugaise, territoire portugais en 1951, puis province d’outre-mer portugaise en 1955.

 De 1961 à 1975, année de l’indépendance, de nombreux mouvements politiques voient le jour dont l’UNITA (Union nationale pour l’indépendance totale de l’Angola), appuyé par l’Afrique du Sud.
Il s’oppose au pouvoir central, le MPLA (Mouvement populaire de libération de l’Angola) soutenu par URSS et Cuba. En 1979, José Eduardo Dos Santos remplace Agostino Neto à la tête de l’État.

En 1988, un accord entre Angola, Cuba et Afrique du Sud est conclu : c’est le départ des Cubains et des troupes sud- africaines.

En mai 1991 l’ONU obtint un cessez-le-feu, mais en 1993 il déclare un embargo pétrolier et militaire contre L’ UNITA qui n’admet pas sa défaite lors des premières élections libres de septembre 1992.
Celui ci contrôle la moitié du pays.

En novembre 1994, un nouvel accord de paix est signé à Lusaka par l’UNITA et le MPLA acceptant la participation de l’UNITA au pouvoir et à l’administration du pays.
L’UNITA doit renoncer aux interventions des forces militaires. En avril 1997, le statut légal de chef de l’opposition à l’ancien chef rebelle Jonas Savimbi est reconnu. Un gouvernement d’union et de réconciliation nationale GURN comprenant des ministres de l’UNITA est formé.

Malheureusement la reprise des combats pousse le Conseil de sécurité des Nations unies à prendre de nouvelles sanctions contre les opposants.

Les avoirs des dirigeants du mouvement sont gelés, l’embargo sur leurs ventes de diamants est posé. Les combats entre l’armée favorable au président Dos Santos et les rebelles de l’UNITA, dirigés par Jonas Savimbi, sont repris.
Le président Dos Santos déclara l’état d’urgence et annone qu’il cumulera les pouvoirs de chef de l’État, de chef du gouvernement et de commandant en chef des forces armées, comme la Constitution lui en confère le droit.

En novembre 2000 le pouvoir en place propose aux rebelles de l’Unita une amnistie générale s’ils déposent les armes ; il refusent et en février 2002, Jonas Savimbi est tué au combat. Le mois suivant, l’UNITA négocie sa reddition et un accord de cessez-le-feu historique prévoyant la démilitarisation des combattants rebelles est signé le 4 avril 2002.

Quelques jours auparavant, le Parlement a voté à l’unanimité une loi d’amnistie s’appliquant à tous les civils et militaires angolais ou étrangers ayant commis des crimes contre la sécurité de l’État.

Ce nouvel accord même s’il est très exigeant, point final à vingt-sept années de guerre.