Nom : vient du royaume de N’Dongo, dont le roi porte le titre de N’Gola.

bande rouge : sang des Angolais mort durant l'oppression coloniale, pour la lutte de libération nationale et la défense de la patrie.
bande noire : continent africain
roue dentée : les travailleurs et la production industrielle
machette, symbolisant les paysans, la production agricole et la lutte armée
étoile : solidarité internationale et progrès.
couleur jaune de la roue dentée, de la machette et de l'étoile représente les richesses du pays.

la roue dentelée et gerbes de maïs, café et coton représentent respectivement les ouvriers et la production industrielle, les paysans et la production agricole.
Au sommet l'étoile symbolise la solidarité internationale et le progrès.
Au pied du dessin, le livre ouvert représente l'éducation et la culture.
Le soleil levant représente le nouveau pays.
Dans le centre la binette et la machette symbolisent le travail et le début de la lutte armée.
Dans la partie inférieure de l'emblème on trouve une bande d'or avec l'inscription "République d'Angola".
Hymne national |
Traduction Française |
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| Paroles et musique : Manuel Rui Alves Monteiro | |
| "Angola Avanté" | En avant Angola |
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1er Janvier Nouvel An
4 Janvier Journée des Martyrs de la répression coloniale
4 Février Début de la lutte armée
8 Mars Journée internationale de la femme
1er Mai Fête internationale du travail
1er Juin Journée internationale de l'enfant
17 Septembre Anniversaire du Fondateur de la Nation et Héros National
2 Novembre Journée des morts
11 Novembre Fête de l'Indépendance Nationale
25 Décembre Fête de Noël et de la Famille

Indépendant depuis le 11 novembre 1975, l’Angola est un état républicain, ayant pour voisins la République démocratique du Congo au nord, la Zambie à l’est et la Namibie au sud.
Géographiquement, l’Angola est l’extrémité de l’Afrique centrale et de l’Afrique austral.
La république de l’Angola couvre une superficie de 1.246.700 km², dont l’enclave de Cabinda (7.270 km²).

Les Portugais, arrivés en 1484, s’emparèrent de l’intérieur du pays au XIX e siècle.
Au XVI e le royaume de N’Dongo est très important. La traite des Noirs pratiquée jusqu’en 1836 est très présente.
L’Angola est nommée successivement Afrique- Occidentale portugaise, territoire portugais en 1951, puis province d’outre-mer portugaise en 1955.
De 1961 à 1975, année de l’indépendance, de nombreux mouvements politiques voient le jour dont l’UNITA (Union nationale pour l’indépendance totale de l’Angola), appuyé par l’Afrique du Sud.
Il s’oppose au pouvoir central, le MPLA (Mouvement populaire de libération de l’Angola) soutenu par URSS et Cuba. En 1979, José Eduardo Dos Santos remplace Agostino Neto à la tête de l’État.
En 1988, un accord entre Angola, Cuba et Afrique du Sud est conclu : c’est le départ des Cubains et des troupes sud- africaines.
En mai 1991 l’ONU obtint un cessez-le-feu, mais en 1993 il déclare un embargo pétrolier et militaire contre L’ UNITA qui n’admet pas sa défaite lors des premières élections libres de septembre 1992.
Celui ci contrôle la moitié du pays.
En novembre 1994, un nouvel accord de paix est signé à Lusaka par l’UNITA et le MPLA acceptant la participation de l’UNITA au pouvoir et à l’administration du pays.
L’UNITA doit renoncer aux interventions des forces militaires. En avril 1997, le statut légal de chef de l’opposition à l’ancien chef rebelle Jonas Savimbi est reconnu. Un gouvernement d’union et de réconciliation nationale GURN comprenant des ministres de l’UNITA est formé.
Malheureusement la reprise des combats pousse le Conseil de sécurité des Nations unies à prendre de nouvelles sanctions contre les opposants.
Les avoirs des dirigeants du mouvement sont gelés, l’embargo sur leurs ventes de diamants est posé. Les combats entre l’armée favorable au président Dos Santos et les rebelles de l’UNITA, dirigés par Jonas Savimbi, sont repris.
Le président Dos Santos déclara l’état d’urgence et annone qu’il cumulera les pouvoirs de chef de l’État, de chef du gouvernement et de commandant en chef des forces armées, comme la Constitution lui en confère le droit.
En novembre 2000 le pouvoir en place propose aux rebelles de l’Unita une amnistie générale s’ils déposent les armes ; il refusent et en février 2002, Jonas Savimbi est tué au combat. Le mois suivant, l’UNITA négocie sa reddition et un accord de cessez-le-feu historique prévoyant la démilitarisation des combattants rebelles est signé le 4 avril 2002.
Quelques jours auparavant, le Parlement a voté à l’unanimité une loi d’amnistie s’appliquant à tous les civils et militaires angolais ou étrangers ayant commis des crimes contre la sécurité de l’État.
Ce nouvel accord même s’il est très exigeant, point final à vingt-sept années de guerre.

Un vaste plateau cristallin d’une altitude moyenne de 1 200 m domine le pays sur plus des 2/3. Plus élevé à l’est, le plateau descend en escalier d’est en ouest.
Il domine la plaine côtière de l’Ouest.
Large de 25 à 150 km, long de 1600 km, la plaine se prolonge au sud par le désert du Namib.
Le Centre-Ouest humide est le château d’eau du pays et la région la plus peuplée, avec le littoral nord.
L’Angola est traversé de nombreux fleuves et rivières qui descendent des au plateaux vers l’océan atlantique. Entrecoupés de grandes cascades, très peu sont navigables. Ainsi le rio Cuanza (1 000 km), l’un des fleuves les plus importants, n’est navigable qu’une partie de l’année.

Septième ville de la République au vu de sa superficie, la capitale de l’Angola est Luanda.
L'exode rural, a provoqué une forte concentration dans les centres d’agglomération. Ainsi, plus d’un tiers de la population angolaise, vit dans les plus grandes provinces du pays.
L’Angola compte dix-huit provinces divisées en communes et conseils. Parmi les villes principales, on compte Benguela (155 000 habitants), sur la côte et Huambo, située sur les hauts plateaux (20 000 habitants en 1983).

En 1975 L’Angola devient une république.
Le pays est gouverné par un parti unique, le Mouvement populaire de libération de l’Angola (MPLA). Ce parti est composé en partie de dirigeants métis et de militants.
Le pouvoir législatif est exercé par une Assemblée nationale du peuple élue indirectement.
La démocratie a ouvert, depuis 1991, la porte à de nombreux partis : le Front pour la démocratie (FPD), le Parti réformateur social qui est représenté au Parlement, le Parti démocratique également représenté, le Parti démocratique angolais et le Parti social démocrate angolais.
Le Parlement élu en 1992 a voté sa prorogation jusqu’en l’an 2000, alors que la Constitution prévoit des élections législatives tous les quatre ans.

L’Angola est peuplé de 11 200 000 habitants soit une densité de 9 habitants au km2.
L’espérance de vie est de 46 ans.
La langue officielle est le portugais, néanmoins, les langues bantoues (l’Umbundu, ou encore le Kimbundu), sont parlées par 90 pour 100 des angolais.
47% de la population est animiste, le reste de la population est chrétienne.
L’éducation, qui n’est plus le privilège des colons portugais et des métis, est gratuite et obligatoire. Néanmoins en 1990, seul 40% des enfants âgés de sept à dix-sept ans étaient scolarisés et 0,9% de la classe d’âge concernée fréquentent le troisième degré.
Le gouvernement s’est engagé à réduire le taux d’analphabétisme mais le manque d’enseignants et la guerre civile font obstacle à la réalisation de ce projet.

Le climat de l’Angola est de type tropical avec trois grandes zones climatiques.
On trouve une zone tropicale humide au nord et à l’est. Il n’y a pas de saisons intermédiaires. La saison sèche (le Cacimbo) dure de septembre à avril.
Le sud jusqu’à la frontière namibienne oscille, quant à lui, entre une zone désertique et uen zone semi désertique. Les précipitations annuelles ne dépassent pas 51 mm en bordure du désert du Namib.
Entre ces deux pôles, le plateau central offre une zone tempéré sèche.
La température moyenne en altitude est de 19°C et quelques fois, le gel se fait sentir en hiver.
Les précipitations varient selon que l’on se trouve au nord du plateau (1 500 mm) ou au sud (750 mm).

L’Angola est un pays riche et diversifié, même si son potentiel a régressé avec l’indépendance et la guerre civile.
Le pays exporte du café, il produit du coton, de la canne à sucre, du tabac, des fruits et légumes, des céréales et des tubercules dont l’igname et le manioc.
L'élevage, pratiquée essentiellement dans le sud, est une activité de subsistance très élevée.
La production du bois est très importante avec 4,3 millions de m3 en 2001.
Les eaux côtières étant particulièrement riches, la pêche est très développée.

Les deux richesses minières du pays sont le pétrole (40% du PNB) et le diamant.
La production de pétrole provient des gisements offshore du Cabinda. L’Angola fut le deuxième producteur africain de pétrole après le Nigeria avant la guerre civile.
La production de sel et de gaz naturel connaît un essor intéressant.
L’industrie, peu développée, concerne l'agroalimentaire et le textile.
Les importants cours d’eau qui descendent du plateau central constituent un considérable potentiel hydroélectrique, soit 75% de l’énergie électrique à la fin des années quatre-vingt-dix.

Les principales sources économiques de l’Angola sont l’agriculture et les ressources minières.
Avant la guerre civile, la balance agricole de l'Angola était excédentaire. Ce n'est plus le cas, d'autant que le pays fait appel à l’importation pour pratiquement tous ses besoins.
Les principaux partenaires commerciaux sont l’Union européenne,les Etats-Unis d’Amérique et bien d’autres.

La monnaie angolaise est le nouveau kwanza, établit en 1994.